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ual: « C’est vous qui frustrez l'inten-|
ont certainement raison, et qui sont!
en être arrivés à faire taire ici toute opinion indépendante, n'ont fait depuis dx ans que tromper le publie en lui affirmant constamment cornme vraies des choses qu'ils savaient n'étre pas vraies. Il était temps que quelqu'un viut démontrer ieur mauvaise-foi et leur passion de dominer, el je l'ai fait sachant bien à quelles haïnes et à quelles injures je m'expose.
Heureusement les injures m'affectent peu, et j'ai assez étudie les sujets que je traite pour voir que mes adversaires ou ne les ont pas éludiés, ou Les défigurent en toute préméditation quand ils l'ont fait, Je suis prêt à leur montrer cela où, quant et comment ils le voudront. Je n’ai encore fait qu'effleurer le sujet, et je suis loin de les avoir montrés tels que l'histoire vraie les fait.
Non! lant que le Clergé aura n’importe quelle fonction civile à remplir, il cherchera à l’excéder et à empiéter sur le droit de l'état, L'Eglise seule nous dit-on, peut déterminer ce qui est son
tion de La loi en lPappliquant ; et c'est | droit. L'état n'aur douc quece qu'elle moi qui ne la frustre pas en résistant ! | voudra bien lui laisser, Et elle couvrira On logerait certainement mon homme!ses plus impardonnables exactions en prison, pour mépris de Cour, et on |comme ses plus insoutenables immu-
le condamnerait probablement à une forte amende pour mettre ainsi en | péril les droits individuels et les for-| tunes des familles. Mais c'est un Evè-| que qui se moque ouvertement de la!
Législature et des juges. et on va le laisser braver la loi. L'Evèque est audessus de la loi, et si les fortunes pri vées continuent d’être gravement com pr'omises par son acle, tant pis pour les individus qui seront ruinés parce que la loi n'ose pas s'affirmer comme
nités d’un prétendu droit divin inventé pour l’occasion. Le Concile de Bamberg, à la fin du lome siècle, avait déclaré de droit divin lexemption des erclésiastiques de payer un sou pour traverser uu pont. Le collecter et le propriétaire étaient excommuniés s'ils réclamaient ce sou. Voilà les homines qui ont seuls le droit de définir les droits des états et des individus! Mais ceci est un exemple du lime siècle, et nos savants défenseurs
FE Co
des bons principes ne manqueront pas | qui paie pour acheter est clairemen
de nous affirmer en présence de Dieu qu’il n'en est plus ainsi aujourd’hui.
Le droit divin varierait-il donc ?
Voyons un peu.
Il y a un canoniste en France que l'on nous qualifie souvent d'ilustre.
est M. l'abbé Maupied, missionnaire apostolique, chanoine honoraire de Reuns, docteur en théologie et en droit canouique de l'université romaine, elc., ete. Voilà un homme qui doit connaître le droit diviu. C'est lui que l’on citait de préférence à tous autres pendant le procès Guibord pour édifier le droit de l'Eglise sur la ruine de tous les autres ‘roits; et l’on sait que quand le Nouveau Monde a dit:
Maupied, c’est comme s'il avait récité la loi et les prophètes.
M. le chanoine Maupied a donc réimprimé en 1861 un pamphlet intitulé :
Petit caléchisme pour le temps présent ; et vendait cet opuscule cinquante centimes. «C'est 49 centimes de trop, »
disait un mauvais plaisant du jour, mais c'était sûrement un émpie! L'impôt du timbre sur cet intéressant opus cule était de 15 centimes ou trois sous. Et que dit à propos de ces trois sous M. le canoniste Maupied, en tête de cette effusion de son ultramontanisme ? lisons un peu:
«Afin de ne point encourir l'excommunication majeure, sous laquelle tombent tous les violateurs de la di:
vine liberté et des saintes immunités de l'Eglise, aussi bien que ies ecclésiastiques qui consentent à cette violation; l'auteur déclare et proteste qu'il ne se soumet à l'impôt du timbre et à la juridiction laïqne, pour le présent opuscule, que contraint par la nécessité. »
Done suivant cet lustre canoniste, on est excommunié pour payer un impôt de trois sous au gouvernement sur un pamphlet ultramontain. Chaque acheteur du pamphlet qui n’a pas eu l'adresse de faire un protêt en l’achetant s'est donc trouvé excommunié sans le savoir! Et s'il s’est vendu 50,000 exemplaires du pamphlet sans protêt de la part des acheteurs, voilà donc 50,000 excommuniés ! Car celui
aussi eXcommunié que celui qui pail pour vendre! Allez donc à présen payer des impôts à un gouvernemet
sans que l'Eglise vienne voir si l’inl( pôt est régulier! Excommunicatiol majeure si vous ne faites pas vos ré serves en temps opportun ! |
Mais voilà donc un illustre rand uiste qui nous informe très sérieusd ment que la divine liberté exige que le ecclésiastiques bien pensants soien exempts de l'impôt du timbre sur le produits de leur génie. Car s’il s’agil d’un de ces affreux gallicans qui for ment en ce monde le Sanhédrin de l'en fer, d’après le saint des saints de no jJournaux,ce serait clairement une vertt que de tripler l'impôt. D'après le même Maupied, il faut donc croire aussi qu les « saintes immunitésde l'Eglise » con sistent à rejeter sur les laïcs seuls cel in fernal impôt. L’ultramontain dira don tout ce qu’il lui plaira, et personne n pourra ;arier que lui sans payer. Ce gens ne & .bils pas charmants? Mai tous les gouvernements sont donc excommuniés puisque le timbre se paie partout sur les livres de piété comme sur les autres! Car enfin si l'illustre Maupied eût payé scs trois sous sans protèt, il l’eùt été du coup! Orle gouvernement qui a reçu les trois sous était bien autrement coupable puis qu’il violait le droit divin en forçant le dit Maupied de payer ses trois sous !
Eh bien, voilà les misères auxquelles l’'ultramontanisme descend pour fanatiser les masses! C’est un crime de faire payer trois sous à nn ecclésiasti.
que! C’est violer la divine liberté !
Faites donc contrôler la législation d’un pays par ces ILLUSTRES ! !
Au reste voilà la lutte bien ouverte, bien définie entre le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil Le défi est nettement jeté à la loi par l'Evêque de Montréal. Î a très formellement signifié aux juges, quoiqu'en Lermes un peu couverts, qu'il ne cèderait pas, et qu’il tiendrait la Législature en échec jusqu’à ce qu’elle passe un autre loi qui lui convienne !! Et la preuve que telle était bien son intention c’est qu’il ne veut pas transmettre les régiîtres
E le faites Dportun !
» liberté en du ümbre sur le énie,
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ni des saints de nol lairement une verti Ôt. D'après le mêm OnC croire aussi qu lLés de l'Eglise » con les laïcs seuls cet in ‘4MOntain dira don ura, et personne no lui sans Payer. Ces S Charmants? Mai ents sont donc ex.
e le timbre se paie res de piété comme enfin si l'illustre SCS trois sous sans é du coup! Or lol a reçu les trois utrement coupable roi divin en forçant ayer ses trois sous !
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icter est clairemen r que celui qui pail €Z donc à présenirréguliers pour les faire régulariser. | en tête et qui ont pu compter ses TECt 4 Un gouvernement “ienne voir si l’inchevèque de Fribourg et de l'Arche. | bien autre chose qu'opiniâtre,
:\COMmunicatio|vèque de Turin contre le pouvoir civil
ss ee
Voilà les scandaleuses luttes de l'Ar- | lades par dousaines!! Êt elle a été
Avant le Concile, que répondait-on
Pas vos rdtransplantées en Canada! Et. comme | anx Ævêques qui s'informaient par
|à ces deux Archevêques, nous verrons | lettre si l'on se proposait de procla-
> Un illustre rand peut-être arriver quelque jour uu bref | mer l'infaillibilité ? Que répondait-on forme très sérieuse du Pape à son cher fils de Montréal | à des demandes analogues de dla part
exige que le! pour le féliciter de s'êt « mis audessus | des gouvernements? Que l’on n’avait peñsants soien! &cs ‘ribumaux et drs lo. sur une ques-| aucune telle intention; que la Civiltà
tion aussi essentiellement spirituelle que | s'était trompée ; que la Cour de Rome
Car s’il s'agil la tenue des régitres de l’état civil | n’était pas responsable de ce qu'un Cans qui for!
le Sanhédrin de l'en
comme la loi le désire! jésuite pouvait écrire...
Mgr. de Montréal veut que le Sylla: | Et quand on faisait ces réponses, le bus contrôle ou inspire notre législa- | comité des théologiens avait déjà prétion; et maintenant que le Pape est} paré et voté le schema sur le nouveau infaillible sur les mœurs, c’est-à-dire | dogme. Mais les Evêques n’en savaient sur toutes les questions de l’ordre | absolument rien, car on avait imposé politique, légal et social, il faut bien | aux théologiens un serment de silence que les gouvernements et les législa- | absolu sur ce que ferait la commission. tures, essentiellement faillibles, obéis- | On affirmait placidement que l’on ne sent au premier signe d’un homme qui | pouvait prédire ce qu'un Concile insne peut pas se tromper en malière | piré par le St. Esprit pourrait faire, temporelle. Le Pape est donc le maître | mais on ne disait pas que tout était du moude. Un Pape nous l’a déjà dit | déjà fait et préparés Personné dans la d'uilléurs en toutes lettres. Paul |curie n'avouait, avant le Concile, que IV n'a:til pas dit £r cathedrà,—c'est-à- | le vrai objet de sa convocation, fût la dire parlant au monde céfime inter- | proclamation de linfaillibilité ; mais prète de la vérité—dans K: bulle Cùm |le 14 Février l'Evèque du Bellay deex apostolatüs officro : que le Pape règne |mande au Concile de proclamer l'infailüvec une PUISSANCE ABSOLUE sur les peu | libilité desuitevuquec'étail vraiment là ples etlles royaumes ; qu’il juge tout le | Le seulobjet de la réunion de l’Eylise. Get monde et ne peut être jugé de per-| objet, on le cachait avec le plus grand so: ne. » soin possible avant la réuniou, Et quoi
Comprend-on maintenant pourquoi | qu’il fût parfaitement déterminé dans tous les gouvernements catholiques | la pensée du Pape,(ce qu’affirme formelont prévenu la curie romaine que si | lement wn théologien dans une réponse l'infaillibilité du Pape était proclamée | à Mgr. Dupanloup.) le Pape n'en dit ils seraient forcés de prendre une alti- | pas un mot dans la bulle de convocatude nouvelle vis à-vis de ce nouveau |tion du Concile ni dans aucun maître du monde ? L’infaillibilité sur |des autres documents y ayant rap les mœurs n’a jamais signifié autre|port. Au contraire on tient les Evèchose que la suprématie absolue du | ques dans l'ignorance du projet auss’ Pape sur les peuples et les Rois, sur|longtemps qne cela est possible. les législateurs et les gouvernements ;| Un peu plus tard le cardinal Antoet ceux-ci voyaient parfaitement où |nelli répond aux gouvernements que l'on en voulait venir. De là leurs pro- | si a théorie de l'iufaillibilité leur dontestations et leurs avertissemeuts. Mais | nait des inquiétudes, ils pouvait compla curie n'a rien voulu entendre et a | ter que l’on saurait rendre la pratique montré «on opiniâtreté habituelle. | acceptable ; que l'Eglise ne pouvait Aussi 1-t-elle vu tous les gouverne-|fléchir sur les principes, mais que le
ments se déclarer forcément ses adver-| Pape, au moyen de concordats et de saires. Donc 1l fandra que tôtoutard |privilèges spéciaux, satisferait touelle recule. Cela n'admet pas de douteltes les exigences ; que Sa Sainteté pour ceux qui ont un peu d’histoirefn’entendait pas appliquer 1e nouvel
ASE EE we de
article de foi au renversement des
constitutions et à l’abrogation des lois ;
qu’au contraire, Sa sainteté, dans sa
bonté, regarderait d'un œil favorable
bien des choses introduites dans la ratique sociale par la civilisation et es principes tqs du temps.
Il fallait bien de l'aplomb, quand le Pape actuel a si souvent /létri les constitutions et abrogé et déclaré nulles les lois des Eluts avant d'être déclaré infailliblé, pour affirmer ainsi qu’il n’entendait pas appliquer le nouvel article de foi aux constitutions ou aux lois des: Elats après qu’il l'aurait été. Mais il ya quelque chose de plus grave.
Par là, le cardinal Antonelli informait vraiment les catholiques qu’on pouvait fort bien ne pas appliquer dans la pratique les principes que le Pape et l'Eglise déclaraient solennellement au monde être des vérités révélées; que le devoir peut être relatif ou absolu
SE bn RE OU » que le Pape peut appliquera@ Son gré la loi divine; et surtout QUE L’ON PEUT TOUJOURS METTRE L'ESPRIT DE CÔTÉ POUR NE S'EN TENIR QU'A LA LETTRE et vice-versd. Ces conséquences ne comporteraient-elles pas de très graves erreurs en morale ?
Voici donc comment on parlait avant le Concile. Et c’est le premier ministre du Pape, membre du Concile, qui faisait toutes ces heureuses distinc-
tions. Mais comment parle-t-on depuis ?
Toute la presse religieuse n'affirme-telle pas que le moindre mot du Pape est obligatoire pour les gouvernements comme pour les individus ? Et. le Jésuite Schrader n'est-il pas venu démontrer au long qu'une fois linfailli. bilité proclamée, toutes les ordonnian:
ces, décrets ou décisions des es devaient:être acceptées commerin filé.
bles ? 11 n’est plus même question de la forme Ex cathedrà, sur. laquelle il y avait plus de vingt opinions différentes, toutes également probables !
Enfin quelles paroles l'Archevêque de Londres,dans un sermon à Kensington, met-il dans la bouclie du Papeï? « Je prélends étre le Directeur supréme..……..
de la famille qui se renferme dans le cercie de la vie privée, COMME DE LA LÉGISLATURE QUI FAIT LES LOIS pu Ro- YAUME | JE SUIS LE SUPRÊME F" SEUL JUGE DE CE QUI EST BIEN ET DE CE QUI EST MAL.
Voilà ce que le cardin‘l Antonelli disait AVANT, et voilà ce que l’Archevêque de Londres dit APRÈS.
Mais il, ait bien, AVANT, tourner le moins al possible les obstacles
ee
nombreux et formidables que l'on pré:
voyait.
pense !!
Mais GARE AUX AUTRES QUI OSENT
PENSER | ! El
Après, on. dit tout ce que l’on
on depuis ? d'affirme-tt du Pape ernements venu dés l’infailli.
ordonnan-
des es einfai liestion de la uelle: il
is: différenbles !
hevêque de ensington, Pape? « Je upréme..…....
e dans le MME DE LA os pu Ro- ® SEUL JUGE QUI EST MAL.
1 Antonelli ue l’Arche-
T, tourner >s obstacles que l’on pré:
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