SERRE TES SAN EN NAN PER PRET
| créatures de Dieu ; mais d’après le droit ultramontain, nous avons le droit de leur faire ce que nous ne voudrions pas que l'on nous fit à nous-mèmes !
Voilà les notions de justice et de | Conscience qu'en plein dix neuvième siècle l'ultrainontanisme essaie encore d'inculquer au monde! AiMEz LE PRO.
CHAIN COMME VOUS-MÊME. Cela veutil dire: Faites-lui ce que vous ue voulez | pas qu'on vous fasse? Connment S. G.
| ose-t elle donc demander ce qu'elle se croit obligee de refuser aux autres ?
On peut donc lui dire en toute sireté |qu'etle est l'homme de la lettre, mais | Certainement pas l’homme de l'esprit.
« VOUS NE SAVEZ PAS À QUEL ESPRIT VOUS APPARTENEZ ! !» Conséquence logique :
Ne demandons pas ce que nous ne voulons pas concéder aux autres.
S. G. méritait douc uue leçon, qu'elle a reçue sans doute, mais aussi adoucie que possible Mais comprend-elle cette leçon ? Maintenant que les juges lui ont siguifié que sa requête ne pouvait être admise, va-t-elle au moins se soumsttre ? La Législature à parlé, les juges ont interprété la loi, cela ne devrarr-il pas clore le débat? Cela clot tous les débats avec les laies. Mäis est-ce que les ecclésiastiques sont obligés d’obéir Là La Législature et aux tribunaux ?
| Est ce que l'Eglise peut ceder ? Est-ce que les Papes n’ont pas excommunié | les ecclésiastiques qui reconnaitraient | n'importe quelle juridiction civile ?
: — Vous voudriez donc, me diront les arrogants, que l'Eglise cède su:
| les choses qui tiennent à la religion ?»
— Ah! la tenue des régitres de l'état ‘civil en la menière et forms prescrites par la loi est chose de religion sur laquelle l'Eglise a droit de commander à l’état! Ah ! Pharisiens!
| S G.a done signifié très clairement aux juges qu'elle ne cèderait pas. Voyez plutôt. «Si cet ordre est maintenu, dit S. G. l'acte concernant les régîtres peut devenir lettre morte... Voilà la tournure de phrase que K. G. adopte pour bien avertir les juges qu'elle leur résiste decidément, Elle n’a pas osé dire, à cause de la masse ignorante | qui s’en serait scandalisée malgré tout :
« Votre ordre, j'en f.ai une lettre morte
parceque je me moque de la Législature et des tribunaux ;» mais si elle ne l'a pas dit, elle le fuit, car elle n’a pas eucore tiansmis les régiîtres irréguliers pour authentication. Elle devait au moins le faire après la dérision des juges, sinon après la lettre du Protonotaire. Il y a donc plus de trois iois qu’elle maintient contre la Législature et Les juges le defi ou’elle à jeté à |" loi. Sa phrase que acte peut devenir une delire morte, signifiait donc daus son esprit : «Je ne bougerai pas quoique vous fassiez.» C'est le plus sûr soulien de l'ordre dans l’élat qui parle anusi à l'état! La loi et les tribunaux sout donc moius que rien pour les ecclésiastiques.
5. G. résiste donc carrément à loi et aux tribunaux. Mais il fallait colorer sa résistance, et comment s'y prend elle ? Voyons un peu à quel renversement des faits et de toute franchise elle a recours roiir expliquer cette résistance. Elle ‘rue donc :.….. «et les catholiques re ont comme ils viennent de le faiic .la Législiature pour lui demander une no‘ivelle loi qui pourvoie plus efficacement à l’étc.
de souffrance dans lequel les aura jetés l’ordre en question. »
Ainsi ce m'est pas S. G, qui tient des régitres illégaux depuis quatre ans, qui cause un élal de souffrance; ce sont les juges au contraire qui le causent en executant la loi! Ce n’est pas S. G. qui a compromis les fortunes privées par ses régistres illégaux; ce sont bel et bien les juges qui régularisent ces régitres !. Eh bien, je le deimande à tous les hommes francs et honnêtes ; comment qualifier comme elle le mérite cette audacieuse perver sion des faits? Com: nent s’amener à croire qu’un Evèque puisse les pervertir ainsi de sang froid? S'il ne comprend pas la question, pourquoi parle t-il? Et s'il a la pleine intelligence de ce qu’il ose dire ; alors. le mot propre pour définir son acte serait si gros qu’il me faut renoncer à l’empause
oici donc la loyale logique de S.
G. « L'état de souffrance n’est pas causée par mon acle illégal, mais seule-
ment par votre acte de légalisalion.»
J'ai fait du bien moi, par l'acte qu'il fau corriger; c'est vous, juges, qui faites du mal en corrigeant un acte qui compromettait les fortunes individuelles.» Autant vaut donc dire:
«ce n'est pas la blessure qui cause le désordre de la santé, c’est le remède : »
«ce m'est pas celui qui vous loge une balle dans l'épaule qui attente à votre vie, cest le médecin qui vient l’extraire !!»
Eh bien, voilà la logique et Le sens des affaires qui ont présidé depuis trente ans à l’administration de ce grand Diocèse ! Et impies étaient ceux qui osaient trouver en défaut ce Jogicien exceptionnel :
Mais ce n’est pas tout encore. Non:
seulement $. G. n’avoue jamais qu’elle a pu se tromper, mais quelqu'évidents que soient ses torts ou ses erreurs, il faut encore faire croire que ce sont les autres qui se sont trompés ! «J'ai tort, c’est vrai, mais que deviendrait la religion si la masse qui fait ma force croyait que c’est moi qui me trompe?
Je vais donc lui dire que c’est vous qui avez tort quoique vous ayiez clairement raison en loi, et que c’est moi qui ai raison quoique la loi me condamne.» Voilà comme S. G. applique religieusement le précepte : « Faites aux autres ce que vous désirez qu'ils vous fassent, »
«Cet ordre, dit S. G. est donc propre à compliquer les difficultés qui ont existé jusqu'ici, et les intentions des Législateurs vont se trouver frustries par un tel ordre...
L'ordre des juges va compliquer les difficultés. Comment peut-il les compliquer quand il n’y avait au contraire pas d'autre moyeu de les applanir ?
Pourquoi y a:t il des difficultés ? Parceque S. G. a tenu des régîtres qui n'ont aucune authenticité légale. C’est donc S. G. qui a donné naissance aux difficultés. Si l’ordre des juges est exécuté, les difficultés disparaitrontelles ? Certainement oui. Il n’est donc pas vrai qu’il complique les difficultés.
Qu'est-ce donc que les complique ?
Rien autre chose absolument que la résistance de l'Evêque à ce quel ap-
égalisalion. »
* l'acte qu'il juges, qui nt un acte ‘tunes indidonc dire :
jui cause Île e remède : »
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D EE LR NENEENENEnnr NN
pelle cet ordre. Et c'est 'Evôque qui | elle le devrait, Il faudra pourtant tôt seul complique les difficultés par sa | ou tard que la suprématie de la loi soit résistance au tribunal, qui s'en vient | maintenue,
placidement dire aux juges : « Voyez Voilà où nous en sommes pouravoir vons comme vous compliquez les diffi- | laissé depuis dix ans le camp ultra. cultés ? « Eh bien, il est pénible de Le | montain affirmer arrogamiment sa sudire, mais je ne pense pas que jamais | prématie et la sujétion entivre des pareille impertinence se soit encore | gouvernements at ‘yllabus. Gette suvue en Gauada. Voilà un homme qui | prématie nest basée que sur des faux a complétement tort et sur le fait qu'il | historiques, des pièces fausses comme défigure sciemment et sur Le droit qu'il | la 'lonation de Constantin et les fausoutrage impunément parcequ'il est|ses décrétales; et les journaux reli-
Evêque, et qui ose dire aux juges qi | gieux, qui oat cran pendant longtemps :
daus leur rôle et leurs attributions en corrigeant sa faute : «Cest vous qui!
entravez la loi! C'est vous seul qui!
serez cause que les intentions des Lé-| gislateurs seront frustrées !!» Et pour-!
quoi sont elles frustrées à l'heure qu’il!
est? Parceque l'Evêque ne veut pas| porter ses régitres pour y faire mettre | l'Entête que la loi exige, qui est ap-| prouvé par les juges, et qui est abso-| lument couforme à la loi! Toujours le | mème système d'odieux traveslisse-| ment des faits! Toujours cette aveugle opiniâtreté qui ue recule devant aucune vioience à la vérité, à la bonne foi et à la conscience pour ne pas céder !| J'AI TORT, ET RIEN NÈ ME FERA DIRE QUE | VOUS AVEZ RaIsOx.» Voilà encore une | fois comment le Diocèse est gouverné | depuis trente ans.
Qu'est ce que les juges feraient à un officier laïc de l'état civil qui oserait | défier ainsi et la loi et le plus simple | bon sens, el viendrait dire à un tribu-