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choses saintes ! Voilà comme ils trompent les ignorants au nom de Dieu!
Or de deux choses l’une: ou ces prètres n'ont pas la foi qu'ils prèchent et se moquent des choses les plus sacrées, ou ils sont dans la plus épouvantable ignorance de leurs devoirs. (1) Mais les
(1) Ta dernière élection du comté de Québec nous a montré une fois de plus le Clergé sous le jour le plus odieux possible; car à l'urrogance de son opposition envers le candidat libéral, à la honte des insultes brutales et personnelles qui lui ont été adressées en chaire, les curés du Comté, à une ou deux exceptions près, ont joint l'hypocrisie et la fausse représentation prémiditée des faits. Et chose remarqnable, ils ont agi avec ensemble; ils se sont entendus pour signer des protestation et des circulaires où l’odieux des aflirmatious fausses le dispute à l'hypocrisie de la rédaction.
Tout le monde n'a pas compris de suite l'objet de la protrslalion que ces Messieurs ont fait cireuler avant l'élection Plusieurs personnes se sont dit, et j'étais un de ceux-là : « Ah voilà quelque chose de bien!» mais dès la semaine suivante il nous a fallu dire: «Mais c'était donc un acte impudent de tactique hypocrite!! Ces curés n’ont donc écrit que pour tromper!!» Et cela s’est trouve vrai!! Qu'ont gagné 'es curés du Comté de Québec à se vouer ainsi au mépris de tous les hommes sérieux du pays; à s’ètre ainsi affichés comme exemple honteux à èviter plus tard et à flétrir pour toujours ?
Leur protestation contre la corruption a donc été une hypocrisie puisqu'ils ont soutenu le seul parti qui a fait la corruption; et leur circulaire subséquente, dans laquelle ils ont osé dire que le parti conservateur s’abslenail d'exercer la corruption, était donc une fausseté qui saute aux yeux aujourd’hui, dont per.
sonne ne doute, dont tous les gens qui ont lu les écrils, puis connu les acles, sont fortement scandalisés! Tous ces prêtres du Comté de Québec qui n’ont parlé que pour déguiser leur pensée et tromper le public seront nécessairement clcués au pilori de l'histoire pour leur duplicité ! Cela fait-il du bien au Clergé ?
Mais il y a quelque chose de plus grave que l'écart des subalternes et leur mépris audacieux de toutes les règles de la franchise et de la l'onne foi, c’est l'intervention directe et active de l'administrateur du Diocèse! Quoi! l’Archevôque approuve la circulaire de l'Evêque de Rimouski et l'indique au Clergé comme règle à suivre dans les élections, et son propre grand vicaire profite de son absence pour se moquer du document épiscopal]! De quel grâce M. le grand vicaire reprochera-t-il dorénavant aux diocésains de Québec de ne pas tenir compte des instructions de l’Archevèque? Quoi! dès que celuj-ci est absent, son propre grand vicaire se pit de ses prescriptions! Mais c’est précisément là l'acte du bambin de collége
Evèques ferment toujours les yeux parceque ces excès vont au soutien de l politique qu'ils affirment ne pas avoir ; mais ils savent bien arrêter au premier mot le prêtre qui blâme la politique qu'ils affirment toujours ne pas avoir. On consent même à dire
qui faitune équipée parceque le maitre d étude à eté appelé un instant à la porte!
Un prêtre de grande valeur personnelle me disait il y a plysieurs années: «Nous restons toujours enfants par quelque côté.» Exemple : ce grand vicaire d'un âge raisonnablément mûr pourtant, qui fait des siennes quand son supérieur est à Rome.
L'élection de Québec de 1873 restera l’une des taches, l'une des hontes du Clergé du pays, car il y a eu entente chez six sur cinq des cu rés du comté pour tromper les électeurs et donner le change au public éloigné. Le Clergé du Comté aura aussi produit ce beau résultat dans le pays de jeter un louche grave sur le chef du Diocèse qui se joint à un autre Evéque pour affirmer que certains actes sont abso, lument inlerdils aux curés, et qui ne pumira peut-être pas les coupables comme ils le méris tent, son propre grand vicaire et administrateur étant l’un d’entre eux.
Ce que j'ai dit un peu plus haut, que l’on est venu, par cette circulaire de l'Evêque de Rimouski au secours du parti conservateur, tout en ayant laissé de tout temps dortur la vraie doctrine quand le parti hbéral en eût profité, est-il donc complètement vrai? Voilà des actes publics et officiels du Clergé du comté de Québec, approuvés par l'Administrateur, qui sont pour nous une preuve que l’on n’applique les vrais principes que pour le profit et avantage d’un seul parti politique. Serait-il donc impossible d'attendre du clergé l’isipartialité ordinaire? Quoi! voilà un homme qui s'est montre toujours grave, sage et sensé, compro= mis par son propre représentant! Et l’on n’entendra peut-être jamais dire que ce représentant aura recu la lecon qu'il mérite! Le <,s tème serait-il donc désespérément mau vais puisque les plus fermes et les plus sages y suc combent à la tâche ?
Je citerai ici un petit fait peu important en apparence, mais qui montre parfaitement ce que devient dans le Clergé le sens ordinaire de la justice.
Dans une des paroisses de ces magnifiques environs de Québec qui forment l’un des plus splendides panoramas du monde, paroisse dont on aperçoit le clocher de tou: les points de Québec, existe un couvent de religieuses destiné à l'éducation des jeunes filles. Comme la prière de l'innocence monte au Ciel sur les ailes des anges, on a fait prier les petitesélèves pour la victoire de la bonne cause. Toutes ces petites filles de six à dix ans se rendaient par faitement. compte, naturellement, de la néces-
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que quelques pote ont été blâmés privément de leurs excès en chaire, mais il faut que ce blâme soit singulièrement adouci puisqu'ils recommen:cent toujours. Et d'ailleurs quel soin lou prend de cacher aux paroissiens que M. le curé on M. le vicaire ait reçu une réprimande ! réprimande qui équi raut presque toujours à un encouragement puisqu'il renchérit sur le passé après l'avoir reçue. Ce sont les prètres libéraux seuls qui ne violentent jamais la conscience de leurs paroissiens. Gela n'indiquerailil pas qu'ils sont ou plus sincères ou plus éclairés, ou plus honorables, ou plus consciencieux, ou plus dociles que les autres ?
Le libéralisme si anathematisé serait.
il donc une cause de moralité mêine dans l'Eglise ?
V. G. n'a-telle pas elle même, dans ses mandements, déclaré que le Clergé
sité d’une neuvaine à la Ste. Vierge pour éloigner du Parlement un impie comme M. Fabre et y faire entrer un glorieux soutien des bons principes, uu puissant protecteur du trûüne et de l’autel comine M. Caron. Les prières de ces enfants ont donc monté pendant neuf jours comme un parfum agréable au Seigneur.
Quand la neuvaine fut finie, on trouva qu'il serait à propos de la faire suivre de l’effel pratique. Les Sœurs s'informèrent donc un jour des enfants à quel parti appartenaient leurs parents. Il fallait connaitre les fruils de Ja neuvaine. À celles qui répondaient . Papa est pour M. Caron ; on répondait affectueusement : «C'est bien mon enfant.» Mais à celles qui étaient iorcées de dire, au sortir d’une neuvaine qui avait laissé le père endurci dans sa politique impre : «Papa est pour M. Fabre,» on disait de ce ton pincé que ces dames savent prendre au besoin : « Passez à la queue, mademoiselle !»
Bier des gens ne verront là qu’un fait de suprême ridicule; moi j'y vois toute autre chose.
Je savais depuis longtemps que dans certains collèges, on discrédite systématiquement aux yeux de leurs enfants les pères libéraux. Certains professeurs se font un plaisir d'humilier les élèves devant leurs confrères en se permettant les plus inconvenantes remarques sur les parents qui veulent maintenir leur droit à leur libre arbitre, Mais qui aurait pu croire que l’on pût porter la passion politique jusqu’à humilier des petites filles aux yeux d’une communauté à cause des opinions politiques de leurs pères? Ici, l’ineptie le dispute au ridicule!
Les commandements de Dieu prescrivent le respect des parents ; et voilà comme le Clergé
Be; cash adser 1
devait rester neutre dans les questions politiques? Comment concilier cette déclaration avec le fait universel de la guerre ardente, acharnée, faite pur son propre Clergé à tous les candidats libéraux ? Comment se fait il que sur le chapitre des directions épiscopules relatives à la politique le Clergé se croie si libre de les violer à son gré ?
Cela ne prouverait-il pas, par hazard, que l’on parle d’une manière pour sau ver les apparences, 1ais qu'en même temps on marche résolument vers un but Que lon n’avoue pas ? N'est-ce pas d'ailleurs un fait acquis, démontré par un témoignage très précis dans une cause judiciaire d'un district de campague, que les circulaires secrètes de V. G. au Clergé parlent quelquefois tout autrement que ses lettres pastorales ? Estce là un échantillon de la sincérité des ecclésiastiques ? La le‘tre
les observe quand sa passion est en jeu! Un simple vicaire où un simple professeur de collôge se croient en droit de blesser les sentiments des enfants en leur parlant de leur père sur le ton du mépris, Et le soir, ils récitent en pesant bien chaque mot, je suppose: «Père et mère honoreras, etc »
Un prêtre dont j'ai déjà parlé ailleurs—celiw qui donnait pour pénitence à un père:de famille de demander pardon à ses enfants, quaad ils seraient réunis à la table à diner, du scandale qu’il leur avait donné en votant pour un libéral—avait dit à l’un des fils même de ce citoyen qui lui avait demande s’il irait voter avec lui: « N’écoute pas ton père, à le perdra» et cela à propos d’une opinion politique ! Et ce père est l’un des hommes les plus particulièrement respectables que j'aie connus! Ce prêtre commettait-il une infamie, eui ou non ? Voudra-t-ou bien rc pondre honnêtement à la question au lieu de m'insulter ?
Voilà donc ce qu'on a fait dans un couvent:
On a fait passer à la queue les petites filles des parents libéraux. Les y a-t-on laissées ? Je ne puis le supposer? IL n'y avait-probable. ment là qu’une petite scène spirituelle organisée pour faire honte aux pères dans la personne de leurs filles! Quel accroissement d'ine fluence cette lumineuse idée a du donner à la religion !!
L'élection du comté de Québec nous a montré une fois de plus ce que c’est que l’ohéissance ecclésiastique. L’Archevêque part, «et le branle-bas politique s’en suit chez ceux auxquels ils est absolument interdit! 1lreste donc acquis que tant que le Clergé ne se sentira pas sous lecoup de lois sévères appliquéés par des hommes énergiques, il abusera de la religion et se moquera de ce que les Evèques lui disent être son devoir.
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pastorale de V. G. du ler J'anvier 1858, démontrait déjà ce fait remarquable de secrets pour les fidèles; et c’est un homme qui fait ces choses qui ose mettre en doute la sincérité des au-
mois d’Août dernier ?
Les élections arrivées, V. G. qui, d'après ses propres mandemeuts aurait dû rester neutre, fait une vraie déclaration de guerre à M. Cartier par sa lettre sur la question des écoles du Nouveau-Brunswick. Tout le monde le comprend ainsi, et ceux qui suivent toujours l’Evéché sur Les questions politiques, se rangent avec M. Jetté, le Nouveau Monde en tête, et il est subsé.
quemment approuvé par V.G1!! Rien ne vient désabuser le public. Je me vermettrai de remarquer ici que j'avais trop suivi V. G. dans son action politique pour croire qu'Elle pût jamais soutenir sincèrement un libéral, et j'attendais la fin avec impatience.
Or M. Cartier connait son monde ecclésiastique, car il s’en est servi depuis vingt ans pour consolider son pouvoir, et cela au prix du dépeuple ment de son pays, dépeuplement qui était certes loin de donner de la force au Clergé, mais eelui-ci persiste à ne pas regarder où on le mène et fait cause commune avec lui. Quelques exceptions se sont manifestées cette année mais ne tiraient pas à “onséquence.
Depuis longtemps M. Cartier ne vou lait pas entendre parler de l'octroi des régilres aux paroisses canoniques érigées par V.G.et lon sait la violente opposition qu’il lui a faite jusqu'à Rome. Or l’action du gouvernement sur la question des écoles du Nouveau Brunswick lui ayant plus que jamais rendu V.G. hostile, il chercha un moyen de refaire en partie sa position qu'il croyait gravement compromise par la lettre de V.G. Ilalla donc lui rendre visite et si je suis bien informé, lui faire entrevoir la possibilité d'obtenir les régîtres tant désirés. Rien ne pouvait venir plus à propos pour V. G.
qui était alors sous leffet du profond chagrin que lui avait causé le décret de Rome donnant généralement gain
de cause au Séminaire. En obtenant les régitres il lui semblait doriner du ième coup sur les doigts de ses supérieurs qui n'avaient pas voulu lui don-
ner raison en tout et partout.
tres! Mais qu'avons nous donc vu au
Elle sacrifia donc la question des écoles du Nouveau Brunswick à son désir d'obtenir les régitres, et moyennant la promesse de travailler à les lui faire
accorder, elle donna à quelques per-,
sonnes le Conseil de voter pour M.
Cartier et alla lui faire visite. La Hi: herve annofhça ces faits en leur donnant la tournure exigée par l’occasion et v'a jamais été contredite.
Surpris de cette volte-face inattendue, M. Jetté va trouver V. G. avec deux de ses a RE A citoyens marquants et catholiques irréprochables, pour savoir si lPassertion de la Minerve était vraie, V. G. ainsi mise au pied du mur tergiverse d’une manière pénible et fait des réponses qui confondent ces messieurs d'étonnement, au pointqu'ils Lui en disent vertement leur façon de penser. Mais ils iguoraient alors complètement qu'on eût fait adroitement miroiter aux yeux de V. G.la grosse affaire des régitres, et ils étaient à cent lieues de soupçonner qu'après avoir si emphatiquement affirmé la complète subordination du pouvoir civil «aux saintes congrégations romaines,» Elle songeât très sérieusement à se servir de ce méme pouvoir civil pour contrecarrer une décision des mèmes «saintes côngrégations» qui lui déplaisait. Il parait que tout le monde doit obéir aveuglément «aux saintes congrégations» à l'exception de V. G. Voilà entre parenthèse le grand exemple de soumission qu'Elle nous donne après nous avoir si dure:
ment reproché de ne pas accepter un prétendu jugement qui n’en est un que pour les ignorants et qui n’a jamais été en fait qu'une flagrante iniquité et une moquerie de justice.
M. Cartier réussit donc ainsi avec un peu de savoir-faire, à faire souffler à V. G. le froid et le chand devant le public. Mais le bon sens du peuple— dont, au dire du grand St. Hilaire, les oreilles sont plus saintes que le cœur des pontifes—le bon sens du peuple ne
ARR M ne oi Le 10) EME
pouvait fléchir devant pareilleexemple, et M. Cartier fut battu malgré sou offre tardive des régîtres, et malgré les conseuils de la dernière heure dounes par V. G. d’après la Minerve. Mais aussi V. G. eut une décision judiciaire qu'Elle convoitait ardemment pour agir à Rome contre le décret. Reste à savoir comment une décisibn obtenue sous pareils auspices et que son auteur semble ne pas avoir osé motiver, pourra être suivie de l'effet pratique. (1)
Mais cette sigulitre complication d'entrevues, de menées secrètes, d'ar rangements intimes, d'intrigues ina vouées, et de changements de front si subits, ne montre-telle pas un peu combien les ecclésiastiques savent encore inieux que les autres faire bon marché des bienséances de position quand leurs petites convoitises sont en jeu ? Et les laïcs peuvent-ils bien faci- Haut s'empêcher de songer combien souvent la franchise et la sincérité doivent se voiler la face dans les coulisses ecclésiastiques ? Depuis près de de deux ans d'ailleurs les laïcs n’en sont ils pas rendus à se demander s'ils ne leur faudra pas quelque jour aller mettre la paix parmi les saints ?
Au reste personne n'ignore que la sincérité n’est pas exactement le point saillant des hatituiles ecclésiastiques, témoin par exemple les célèbres ins tructions secrètes du pape Eugène IV à-ses légats au Concile de Bâle, leur conseillant de donner le change aux Princes en soumettant au Concile un projet de réforme de la Cour de Rome, «laquelle réforme ne devrait pas étre une vraie réforme, mais seulement une ébauche...» mais je me demande tou jours sur quel principe évangélique on a pu baser cette consciencieuse diplomatie.
Je viens donc aujourd'hui signifier respectueusement et fermement tout à la fois à V. G. que nous sommes décidés de mettre fin d’une manière ou d’une autre à ce honteux système d'os-
(1) Cette décision est restée non avenue, et une décision différente est intervenue depuis, donnée par uu autre juge.
lraciser les personnes en pleine église au moyen de la calomnie érigée eu lactique, et de jeter systématiquer"ent le discredit sur leseul parti qui Le
| dans sou sein les hommes qui ue sont
pas notoirement contaminés par la corruption, Pabus de confiauce, le parjure politique, le mensonge ofliciel, l'autorisation du pillage des deniers publics, et la trahison et la vente de tous Les droits du pays. Voilà la peinture vraie du parti que le Clergé a toujours soutenu, et celui qui vous parle ainsi, Mgr. eu sait bien long, par les recherches qu'il a faites et les iufommations qu'il à reçues, sur cu parti et Les hommes qui le composent ; et il connait bien des choses encore secrètes qui montrerout bieu clairement ce qu'il a toujours été en éntention comme en fait. Comme c'est un libéral qui lui parle ainsi, V.G. sera sans doute portée à faire ses réserves sur ce que je lui dis ici; mais Elle pourrait peut-être repasser dans son esprit ce que lui a dit, pendant les dernières élections, dans cette entrevue à laquelle je viens de faire allusion et dont on a beaucoup parlé dans cértains cercles, un des hommes les plus éminents de Montréal tant par son inteiligence et son sa' ‘que par sa modération bien cor et de plus catholi que irréprocha… .
Quand un homme comme celui-là va jusqu’à rappeler à V. G. qu'Elle apprécie mal la situation politique, qu'Elle ne voit pas où l'on mène le pays, qu'Elle n'a jamais soutenu que les mauvais gouvernements et que le Clergé se prépare de cruelles décep:
tions par la ligne de conduite dans laquelle il persiste malgré l'évidence des faits et des preuves, il semble que V.
G. pourrait au moins se donner la peine de réfléchir un peu sur ce que lui a dit un homme de cette valeur.
Et qu'il soit bien entendu ici que les libéraux, ceux au moins qui sont sérieux et sensés, ne demandent nullement l’aide ni l'approbation du Clergél!
Nous ne demandons que son abstentention des luttes politiques, et surtout qu'il ne fasse pas de la chaire un lieu de propagande des principes du torys-
église pe el pr a}l Le & SOUL la corè parfficiel, leniers nte de à peinergé à li vous | Jouy, ; et les sur CU posen! 8 encore clairen énlenest un CG. sera 'ÉSeTves ais Elle aus son , les dertrevue à asion et cértains lus émin inteilia modés catholi
, celui-là qu'Elle politique, mène le tenu que t que le es décep:
dans ladence des ble que V.
lonner la ur ce que valeur. ici que les i sont séent nulleu Clergél on abstenet surtout re un lieu du torys-
me et un moyen de couvrir la calomnie contre les personnes du manteau de la religion! Nous demandons qu'il s'abstienne de l'injure, et de la calomnie des hommes politiqnes, dans la chaire. Nous lui demandons de respecter la religion qu'il prèche au lieu de la prostituer au soutien d'un parti.
Nous lui demandons surtout de ne pas parler d’une manière pour agir ensuite eli sens opposé ; de ne pas se dire neutre tout en se faisant partisan fanatique. Après tout, quand nous ne lui demaudons que de la sincérité et de la modération, de la charité et le simple bon sens ordinaire, cette demande u’est pas absolument intolérable,
Nous avons souffert bien longtemps l'odieuse conduite d’une grande partie du Clergé vis-à-vis de nous, essayant de le rappeler par la discussion au sentiment des convenances ; et nous avons vu V. G. défendre la réception et la lecture d’un journal qui ne se donnait certainement aucun tort: 10 en répétant ce que tant d'Evèques—et tout dernièrement encore l’illustre Evèque de Perpignan, l’un des hommes sages et éclairés du Concile—ont dit de l'intervention du prètre dans la politi que; 2° en prenant personnellement à partie devant le public les prêtres qui avaient commis les plus graves écarts publics. V. G. a poussé les choses au point d'intimider le journalisme, qui ne vit, comme de raison, que des abon-
nés dont elle contrôle beaucoup les!
opinions et les actes politiques, et qui ne sont pas assez éclairés pour savoir où et quand le prètre s’égare.
Eh bien, Mgr. ïl reste quelques hommes sur lesquels les systèmes d'intimidation, quelque bien combinés qu'ils soient, n’ont aucune prise, et je me fais une gloire d'en être un. de ne crains qu’une seule chose, c’est que la raison et ie vrai soient contre moi.
Quand j'ai pu me convaincre honnèêtement qu'ils sont avec moi, le reste m'importe peu, quelles que soient les influences qui se lignent ensemble pour maintenir le faux et l'arbitraire.
La presse ayant consenti à se laisser momentanément baîllonner, il n’est pas Rips aux hommes qui repous-
sent l'esclavage de l'esprit de subir toujours en silence les insultes que des curés arrogants, et quelquefois peu respectables personnellement, leur adressent lâchement là où ils ne peuvent pas répondre (1). Et le temps sembie n'être pas éloigné où il uous faudra dire à ceux qui s'oublient si gravement :
« Voyons, Messieurs, regardons-nous bien en face et sachons enfin qui doit baisser le front devant l'autre sur le chapitre de la moralité personnelle.»
Nous espérions donc depuis longtemps 'que les supérieurs ecclésiastiques finiraient par faire leur devoir et que les plaintes des intéressés et des calomniés auraient quelqu'effet sur eux, mais nous voyous de plus en plus que quand il s'agit de sa suprématie hiérarchique, le Clergé fait bon marché des devoirs les plus évidents et des obligations les plus sacrées. Nous voyons aussi les supérieurs éclésiastiques s’obstiner à fermer les yeux sur mille choses que les prêtres raisonnables et sincères admettent être des écarts graves et que des Evèques ont flétries. Nous aurions donc dû être écoutés au lieu d'être repoussés et insultés de nouveau quand nous demandions des choses justes. Nous n'avions certainement pas tort puisque tant de prêtres sensés ici même blàment les écarts dont nous nous plaignons, et gémissent de la conduite anti-évangélique de leurs confrères.
Des prêtres étrangers, des Evêques même ont dit en apprenant les écarts dont je parle ici: «Si vos Evêques s'imaginent donner de la force à la religion par ces moyens, bien grande est leur erreur et bien terrible est leur responsabilité. » De pareils aveux prouvent-ils que nous seuls avons certaine.
ment tort et que ce sont nos calomnia.
(1) Le fait est que quand un citoyen est attaqué en chaire par un curé, et désigné de manière à être reconnu par l'auditoire, il pourrait fort bien se lever dans son banc et inviter tranquillement le prêtre à respecter le lieu saint. Cela s'est déjà fait, et si on le faisait plus souvent le Clergé serait bientôt mis à la raison. Beaucoup de curés ne sont si arrogants dans leurs sermons que. parce qu'ils comptent sur le manque d'énergie des gens.
Dar
teurs en rabats, surplis et chasuble qui ont certainement raison ?
Nous en sommes done réduits, par la détermination apparente des Evêques à laisser le champ libre à la violation constante de toutes les convenanreligieuses et sociales, à adopter tel système de défense qui nous permettra de punir ros agresseurs Suivant lenrs mérites. C’est moi qui porte ici la parole, mais V, G. peut être persuadée que je ne suis pas seul et que je suis cor-
pression politique et à la corruption gouvernementale, et luttcut avec courage contre un gouvernement dont les fautes administratives ont dépeuplé le Bas-Canada ; des hommes qui n'ont cu être achetés par des offres brillantes ; des hommes qui auraient obteru ce qu'ils auraient voulu s'ils eusseni consenti d'entrer dans le camp du mensonge officiel et du pillage du coffre public ; des hommes enfin qui ont sou-
vent eu l'abnégation de compromettre
dialement approuvé et soutenu par|leur fortune personnelle plutôt que de
tout ce qu'il y a d'esprit fermes et de caractères indépendants dans la province ; par tous ceux enfin que le souffle de l’absolutisme ultramontain n’a pas nullifiés et flétris.
Voici donc ce que je me permets de
céder aux obsessions des hommes au pouvoir. Süûürement de pareils honimes avaient quelque droit de se croire à l'abri des insultes des curés! Et dans leur vie privée que sont-ils ? Don.
nent-ils de mauvais exemples dans
ri : F : à
soumettre à V. G. leurs rapports socianx, dans leurs ha-
On nous traite de révalutionnaires, | bitudes privées et dans leurs mœurs ? de communistes, de renégats etc., etc.| Ne peuvent-ils pas regarder de bien Personne n’ignore que cesinjures n’ont | haut sous ces divers rapports nombre aucune raison d'être, ne sont pas le! d'hommes que le Clergé leur préfère ? moins du monde applicables à ceux! Je ne saurais eñir:r ici dans beauauxquels on les sddiéése: et ne sont|coup de particularités, mais je puis bases sur aucun fait, aucune donnée | toujours rappeler à V. G. les scandasérieuse. On sait qu’elles n'ont d’an | les publics d’ivrognene et d'immoratre but que de discréditer systémati- | lité donnés depuis vingt ans par pluquement aux yeux de la masse igno-| sieurs des hommes àu pouvoir, scan: rante un parti qui a des principes poli- | dales sur lesquels le Clergé ferme tiques sains et justes au profit dl’un|les yeux pour insulter en tonte occaparti qui n’a subsisté jusqu’à présent, | sion ceux qui n’en ont donné aucun. malgré ses pillages, ses corruptions, | Le Clergé n’a pas d'expressions assez ses hypocrisies et ses parjures, que dures, assez insultantes pour nous ; grâce au suport actif et dévoué du | mais quelle tendre indulgence, quelle Clergé qui, au fond, n'a jamais songé | paternelle bonté il a montrées envers qu’à le forcer un jour ou l’autre de re- | cette sainte petite cohorte de rédaccounaître le principe de la sujétion | teurs à bons principes des journaux de l'Etat à l'Eglise. Tout cela n’est religieux qui, un beau dimanche clairement que de la tactique politico- | matin, pendant la grande messe, alreligieusé basée sur la calomnie pré. |laient en vue des edifices parlemenméditée des personnes ; mais celui qui | taires se baigner nus avec des femmes aun peu d'histoire ecclésiastique en | nues, avec lesquelles ils faisaient le tête sait ce que le Clergé peut dire de soir, chez l'un d'eux, une orgié qui à cerx qu'il n'aime pas, et quel riche vo. | provoqué les plus vives plaintes des capulaire d'injures il tient en réserve | voisins et du Curé ? Quels cris aurionspour les cas où ses prétentions, tempo- | nous entendus si les intéressants baiporelles surtout, ne sont pas admises. | gneurs eussent été des libéraux ! Mais
Mais au moins les hommes que l'on | c'étaient des jeunes gens bien dressés se permet de liaiter comme je viens|et bien façonnés à parler contre leur de le dire sontals regardés ccinme de | pensée intime, et les maîtres ont commauvais citoyens parmi nous? Loin | plaisamment fermé les veux sur l'éde là. Presque tous sont des hommes | normc escapade des élèves Quand on qui depuis trente ans résistent à l'op. | défend la religion, ôn peut bien s’amur-
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se 1 cel libi E aut bas nie toy!
que biet r0g ne ( poli ul sur est | es mel sont na libr.
plus qu'i litiq duit que Calo gr'at que mie P dan se f4 pro tain se fl CG cou Con qui En nêg secl qui r'a] en ins] pe qu Di ceu COI
ruption ec Couont les euplé le 1 n’ont brillanobteLu eusselit du menu coffre ont sou- ‘omettre it que de mes au ls bonise croire Et dans s ? Donles dans leurs hamœurs ?
de bien s nombre préfère ?
ns beaus je puis s scanda- ’immoras par pluoir, SCan* gé ferme pute OCCajé aucun.
ions 8862 juY NOUS ; ce, quelle es envers de rédacjournaux dimanche messe, alparlemen- »>s femmes aisaient le rgié qui à laintes des is auriONsssants baiaux ! Mais en dressés ontre leur ‘s ont COMux sur l’é- Quand on jen s'aniu-
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