‹ La grande Marnière (volume 2)Chapitre 16 sur 71 · MADAME DE SAINT-ANDRÉ · texte numérisé non relu

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

Le marquis ne sort plus guère, et la fête ne serait pas de son goût...

MADAME TOURETTE

Alors ici, c'est une manière de salon ?

MALIÎZEAU.

Mieux, madame : une sorte d'arène, où les partis rivaux se trouvent en présence, se mesurent des yeux, se piquent de la langue, en attendant qu'un jour ils se frappent des mains... Aussi mademoiselle de Glairefont et M. Robert auraient dû imiter leur père et rester au château. . C'eût été plus prudent.

MADAME TOURETTE

Mais c'est très curieux ce que vous me racontez là. M. Tourette et moi, qui n'habitons le paj^s que depuis trois semaines, nous ne' savons rien de tout cela... Alors ces deux partis rivaux...

CROIX-MESXIL.

Reconnaissent pour ch^fs, l'un M. de Glairefont, l'autre M. Carvajan...

MADA^IE TOURETTE, déclamant.

Vérone vit jadis deux familles rivales.

CROIX-MESNIL

Les Montaigu, les Gapulet.

MADAME TOURETTE

Musique de Gounod. Je connais ça 1

M A LÉ ZE AU

Vous ne croyez pas si bien dire. ...c'est une véritable guerre qui est engagée, où chacun, petit et grand, combat avec un égal acharnement...

CROIX-MESNIL

Mais non une fortune égale... Gar la victoire penche, hélas, du côté de M. Carvajan.

TOURETTE

Est-ce un si terrible homme ' J'ai été en rapport avec lui pour un chemin que nous voulons faire. Je l'ai trouvé fort aimable...

DEU\TfiME TABLFAU ?A

OllOlX-AlESML.

Oui, certes! s'il a espéré tirer quelque chos;i <!< vous... Avec lui rien pour rien. Vous le verrez ce soitravailler ses futurs électeurs, — car il rêve le conseil général, la députation, — et pateliner le préfet, pour l'attacher à sa cause... Ah! c'est un madré compère ' .

MALÉZEAU

Eh ! tenez, voici les adversaires eu présence : lu xhmille de Glairefont et la famille Garvajau entr-^n* 31; même temps...

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