‹ La grande Marnière (volume 2)Chapitre 62 sur 71 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

MALÉZEAU à son bureau. CARVAJAN, assis près deMalëzeau. PASCAL, assiâ sur le canapé. POURTOIS,

TONDEUR, FLEURY, assis. CASSEGRAIN,

debout à gauche du bureau.

MALÉZEAU, à Cassegrain.

En résumé, la question est fort simple : mes clients pour étemdre tout souvenir d'une déplorable affaire, vous offrent avec une générosité, à laquelle vous .n'avez aucun droit, une somme de deux mille francs, à la condition expresse que vous quitterez le pays?

CASSEGRAIN, hochant la tète.

Ils sentent donc bien qu'au fond leur jeune homme a tout de même quéque petite chose à se reprocher?

PASCAL, assis sur un canapé.

En aucune façon. Seulement, vous avez proféré publiquement des menaces de mort contre M. Robert de Clairefont et la famille aime mieux vous savoir loin que près.

GASSEGRAIN, froidement.

I Je préfère rester. J'aime ce pays-ci. ..j'y suis né!.

I M A LÉ ZE AU, railleur.

C'est le pays qui vous a donné le jour... parfait!... Ça se chante... mais ça ne se fait pas .;hanter... Il faut vous en aller.

GASSEGRAIN, pleurnichant.

Je ne pourrai donc plus venir sur la tombe de ma pauv' fille, àc'teheure?... Au moins ajoutez cinq cents francs ?

GARVAJAN, brusquement.

Assez ! Prends l'argent qu'on te jette et va-f en.

GASSEGRAIN, humble.

Oui, mon bon monsieur le maire.

GARVAJAN.

Et si tu reparais dans le pays, on te fera remettre en route par les gendarmes...

GASSEGRAIN.

Oui, mon bon cher monsieur le maire.

Il prend les billets et les compte.

GARVAJAN.

File!

GASSEGRAIN

Bonjour, monsieur le maire et la compagnie...

MALÉZEAU

Bon débarras!...

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