‹ La grande Marnière (volume 2)Chapitre 63 sur 71 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, moins GASSEGRAIN.

GARVAJAN, se levant.

Maintenant que ce brigand est parti, expliquon^•-no^s.

nUlTIÈME TABLEAU 139

Je liquide mes alT;iii-os, mon lils l'a désiré... Vous allez donc redevenir maîtres de vous-mêmes. Mais je vous avais promis, ù tous, de faire votre fortune et je n'ai tenu que la moitié de ma promesse... Or, si j'ai été dur souvent, nul ne peut dire que j'aie jamais manqué volontairement à ma parole. J'estime donc que je vous dois un dédommagement, et je vous le donne... Vous, Pour lois... vous aurez vingt arpents de prairie à la Sancelle.

POURTOIS, radieux.

Ah I monsieur Garvajan.

CARVAJAN, sombre.

Ne me remerciez pas... Vous, Fleury, vous aurez la métairie du Capendu.

FLEURY

Grand merci, monsieur.

GARVAJAN.

Vous, Tondeur...

TONDEUR

Moi, rien, patron... J'ai fait ma pelote plus ronde que je ne pouvais l'espérer... Et puis, vrai, l'acquittement du jeune comte m'a fait plaisir... J'en ai eu pour mon argent !

CARVAJAN

Soit! Maintenant, je ne renonce pas à faire appel à votre dévouement. Vous tenez la ville et la campagne. Le jour où mon fils consentira à se présenter aux élections...

PASCAL

Je n'y pense guère...

CARVAJAN

L'avenir modifiera tes intentions...

FLEURY

Ce jour-là, vous nous trouverez.

Un clerc entre et par'e i Malézeau.

liO LA GRANDE MARNIÈRE

MALÉZEAU

La famille de Glairefont est arrivée.

GARVAJAN.

Allez la recevoir. Nous avons terminé. Au revoir donc, vous tous, et merci d'avance.

Fleury, Tondeur et Pourtois sortent.

Page 1