NOUVEAU PROCÉDÉ INALTÉRABLE
Médailles, Paris 1867. — Vienne, 1873. — Philadelphie, 1876. - Paris, 1878.
En v regardant de plus près avec une grande attention, Cabassol finit par découvrir un point où le nouveau procédé s'était montré un peu plus inaltérable qu'ailleurs. C'était le sommet de la tête de l'individu photographié : on distinguait une tache blanche qui devait être un crâne dépouillé de cheveux. Et c'était tout; du nez, des yeux, de la barbe, nulle trace, le crâne seul avait survécu au désastre.
— Allons, s'écria Cabassol, voilà un faible point de départ ! ce crâne est
un indice bien mince pour reconnaître un homme. Comment, avec cela seulement, parviendrai-je aie découvrir dans Paris, où fourmillent les crânes que les orages de la vie ont dénudés?
N'importe, je le découvrirai, il le faut ! le hasard m'a donné cette tâche, je la mènerai à bien, je trouverai ce crâne, et je vengerai sur lui le pauvre Badinard !
— Voilà une grande difficulté !
fit le notaire, je ne vois pas trop comment nous percerons l'incognito du monsieur qui se cache sous ce crâne.
Le président du club de3 Billes de billard.
— Quand je devrais prendre un à un tous les chauves de Paris, j'y parviendrai. Les difficultés de l'entreprise me fouettent le sang et font renaître mon ardeur, je trouverai le porteur de ce crâne...
— Et s'il a trouvé une eau pour faire repousser les cheveux?
— Et s'il portait maintenant perruque ?
— Sommes-nous bêtes ! interrompit Me Taparel, il doit y avoir derrière, comme aux autres portraits, une dédicace qui nous dira le nom de ce crâne mystérieux !
Miradoux tira délicatement la photographie de l'album et la tendit à Me Taparel.
— 11 y a une dédicace !...
— Victoire !
— Mais elle ne nois avance guère, voyez :