‹ La grande ville (volume 2)Chapitre 35 sur 135 · ESTAMINETS.— DIVANS · texte numérisé non relu

ESTAMINETS.— DIVANS

Passons aux divans.

Le divan est l'estaminet des lions, des dandys, des gants-jaunes de Paris. (Test un café où Ton ne fume que le cigare et la cigarette ; la pipe n'y est point tolérée. Les divans, placés tout autour de la salle, permettent aux habitués de s'étendre à la turque, et pour peu <[ue vous fumiez avec cela un cigare parfumé, vous avez le droit de vous croire transporté en Orient. 11 ne manque plus au divan que des Bayadères pour que l'illusion soit complète. Cela viendra sans doute. Paris a déjà vu de véritables danseuses de l'Inde sur un de ses théâtres ( aux Variétés). H n'y aurait donc rien de surprenant à ee que l'on en fit venir à l'un de nos divans.

\\ va plusieurs divans à Paris. La Brasserie Anglaise, qui est estaminet au premier et au second étage, a un divan au troisième. Le passage des Panoramas a un divan dans sa principale galerie, et il est éclairé d'une façon très pittoresque par un arbre doré placé au milieu de la salle en guise de lustre. C'est de là que s'échappe la lumière. Mais le divan que l'on cite surtout est celui du passage de l'Opéra. Placé dans le quartier des lions, ce divan devait nécessairement être adopté par la mode. Les panthères et les rats tournent sans cesse autour, et, chose singulière, loin d'avoir peur des lions, cherchent constamment à les attraper.

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