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LES CHEMINS DE FER

Allez rue Saint-Lazare, chaussée d'Antin, vous trouverez l'embarcadère pour Saint-Germain, pour Versailles, rive droite, et tous ces charmants bourgs ou villages qui sont sur la route.

Allez à la barrière Mont-Parnasse, vous trouverez l'embarcadère pour Versailles, rive gauche; allez derrière le Jardin des Plantes, vous pourrez partir par le chemin de fer qui va à Corbeil.

Jusqu'à présent nous n'allons pas plus loin... mais patience! on nivelle, on creuse, on construit des ponts... des souterrains; incessamment nous irons déjeûner au Havre avec des huîtres, puis dîner à Strasbourg avec un pâté de foie!... Quelle source de jouissances nous promettent les chemins de fer!

Et quelle source d'instruction ! . . . nous avons encore tant de Parisiens qui n'ont pas vu la mer... tant de touristes qui n'ont point aperçu la cathédrale de Strasbourg, tant de voyageurs enfin qui n'ont voyagé que dans leur cabinet... avec une carte géographique

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sur une table, les pieds sur leurs chenets e( le corps enveloppe dans leur robe de chambre... c'est moins fatiguant... mais ce n'est pas aussi instructif.

Lt d'ailleurs voyager en chemin de fer ne fatigue pas ; c'est un plaisir, un agrément ... on se sent rouler avec une douceur inconcevable, ou plutôt on ne se sent pas rouler. On voit fuir devant soi les arbres, les maisons, les villages... tout cela passe! passe... bien plus vite que dans une lanterne magique... et tout cela est véritable, vous n'êtes point le jouet de l'optique!... Le chemin de fer est la véritable lanterne magique de la nature.

Aussi on ne saurait se faire une idée de l'enthousiasme, de la joie, de l'empressement avec lesquels les Parisiens ont accueilli le chemin de fer. Le premier sur lequel ils purent se lancer lut celui

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