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LE MARCHE DES INNOCENTS

Par Cvgrnr Ônftault.

<m □pprnvikiaiiiinorutt . ^ I.* H*ita; m annexes, ion passé, — Lr cimetière tin Saints-Innocent». — Lu ral clan* un crâne. — La fontaine.— Ancien aspect «le la bulle— Réalité cl apparence». — La littérature des ballet. — Un mot.— Les pot i tanin et le» forts. — Hommes et femme».— I.eur condition a la balle, — fx't dame* de la balle. — La balle et le carnaval. — Le» costumes. — Le cutcchisiae poissard,— Quelques types.— Calomnie» — L* nuit de la balle. — Le» inarcbc*. — Documents.— Le» différent» marche». — Statistique de» approvisionnement*. — Le» cabarets. — Ixs restaurants ambulant*. — Paul Niquet. — |<e départ de» jardinier».— Les vrillée» de la bulle.— La balle, le jour. — Plus de liâmes de la balle. — Nationalité de la halle. — l.a fidélité de» relations. — Les restaurateur».— Le» gourmet».— Les tombe* de juillet.— Mœurs.— I ducalioo.— U» pilier» de. balle».

A l'aspect des principaux centres de population et de la multitude d'êtres animés qui remplissent les grandes villes, une première pensée frappe l'esprit, l'étonné d'abord, et finit toujours par l'épouvanter; c'est celle des besoins sans cesse renaissants et auxquels il faut sufiire non pas seulement chaque jour, mais à chaque instant de la journée. On se demande avec effroi s'il est une main assez puissante pour accomplir avec persévérance et avec sûreté cette œuvre de salut et de conservation ; puis , la rétlexion se fatigue , cette recherche l'importune comme une idée fâcheuse et pénible ; on jouit du bienlait sans daigner remonter jusqu'à la source de Sa sécurité et de l'abondance. La surprise serait bien plus vive, si l'on s'apercevait que ce ne sont pas les seules nécessités et les plus impérieuses exigences de la vie qui sont ainsi satisfaites , mais qu'il n'est pas un caprice , pas une fantaisie , pas un désir, pas une extravagance de la richesse, du luxe et de la sensualité qui ne voient à l'instant même accomplir leurs volontés ou remplir leurs vœux.

C'est un immense problème résolu chaque matin , à la halle de Paris.

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Les magistrats préposés aux soins de lu subsistance publique ont appliqué leur sollicitude et leur vigilance aux grands approvisionnements alimentaires; niais ces mesures étaient inapplicables à une production de denrées tellement nombreuses et diverses que par leur nature même elles échappaient à toute prévoyance. L'éditité voyait se briser ses efforts contre des obstacles infinis et sans cesse répétés; elle a dû se borner à une protection suprême, tout en laissant libres les intérêts particuliers.

11 ali. k est le mot générique par lequel nous désignons un marché. Paris compte plusieurs halles qui ont des destinations s|>éciales; on les distingue entre elles par le nom même des denrées qui s'y débitent : la balle aux cuirs , la halle aux vins, la balle aux draps, la halle aux blés. I n seul marché est appelé la Halle, comme les citoyens de Home et d'Athènes appelaient leur cité la fille; la halle est donc le marché-type, le marché par excellence : ce titre est déféré au marche des Innocens.

Ce marché , celui que la dénomination )K)pulaire appelle le earreaa de la halle, est aujourd'hui le point central d'autres emplacements consacrés aussi à la vente des provisions de différentes

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