I.KS lt.4TKI.KI RS
— Ça ne m'étonne pas. . . dans des faiseurs de tours comme on . . . ils vous crèveraient les yeux qu'on n'en verrait rien.
— Ou je l'ai laissé à la maison.
— Ça ne m'étonnerait pas encore...
— Sais-tu ce qui sentait si bon tout à l'heure... Voilà.
Ils s'arrêtent devant une cuisine en plein vent, décorée de guirlandes de cervelas. Le feu flambe, la poêle chante; les saucisses cuites, les tranches de lard, les morceaux de petit-salé fument sur une assiette.
— O Dieu! s'écrie madame Pinchonnelle avec une tendre pitié, quelle patience! le charbon, le soufflet, la graisse, le pain, la viande... tout enfin.
— Il faut convenir, dit M. Pinchonnelle, avec un sourire de condescendance, que ces Parisiens sont industrieux pourtant.
— C'est que ça vous a une mine... charmante. — C'est vrai... ça sent bon.
— Si j osais...
— Je te reconnais bien là... Ma foi ça ne me dégoûte pas... Oh, c'est proprement fait dans ce que ça est .
— Mais comment pourrait-on, devant le momie...
— Pardi! tu te fais envelop|>er ça... Personne ne se gêne à Paris.
— Demande-lui donc?...
— Pardi! voilà-t-il pas...
M. Pinchonnelle s'avance résolument, choisit, marchande et emporte roulés dans du papier graisseux divers morceaux de charcuterie qu'il glisse péniblement dans ses poches avec plusieurs petits pains de seigle. Ils se retirent ensuite, lui et sa femme, gênés par la crainte d'être remarqués et par les précautions qu'exige la nature des comestibles qu'ils essaient de goûter.
— Dieu! que c'est salé! s'écrie madame Pinchonnelle.
— Tu es bien heureuse, reprend M. Pinchonnelle, une main embarrassée et s'eflbrçant de glisser l'autre dans sa poche ; je ne sais pas... encore... moi... si c'est salé...
H se décide à tout enfermer.
— Sais-tu?... nous nous arrêterons quelque part... comme pour boire... et nous mangerons tranquillement.
- Ma foi! je n'y tiens pas...
NX