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Dki \ variété* : |«> l'Exécuteur des hautes-œuvres, *» l'Euphtiisk).
Premebe vakiktk. L'exécuteur des hautet-œuvres. — Ce critique s'explique parmi seul mot: rennui. Ce garçon s'ennuie et il essaie d'ennuyer les autres. Sa base est l'envie; mais il donne de grandes proportions à son envie et à son ennui. D'abord, il a, sur les autres sous-genres, l'avantage de savoir quelque chose, d'étudier les questions, et d'écrire correctement sa langue, c'est-à-dire sans chaleur, sans images, mais purement. Son style est froid et net comme une lame de couteau. 11 est grammairien, il lit les œuvres dont il rend lompte, il est consciencieux dans son envie, et voilà pourquoi les ennemis de tout talent intitulent ce garçon un grand critique. 11 est surtout superbe et dédaigneux ; il tient à ses jugements, il les rend sans appel. Il ne s'occupe pas indifféremment de tous les livres, de toutes choses comme le critique blond et le thuriféraire; il choisit ses victimes, et trouve dans ce choix un éloge si grand qu'il se permet d'appliquer le livre à la question ordinaire et extraordinaire de sa critique, car il tient à être impitoyable.
C'est pour les gens de son siècle un tourmenteur littéraire. Il aime par dessus tout a rendre justice aux morts, il les loue en scrutant a. 23
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leurs intentions et découvrant une foule d'idées qui ne se trouvent pas chez les auteurs contemporains. Si l'un des collaborateurs de xi Heruc publie un roman, intitulé joi issam.k, il trouve le moyen de lui percer le cœur en le louant ainsi :
L'ouvrage que je viens de lire est celui que devait écrire le collaborateur à qui nous devons tant d'appréciations fines, et des pages dont le travail rappelle celui des ivoires de Dieppe. L'action, la Table est réduite à rien, elle se perd eu un millier de pages couvertes de réflexions et d'idées dans lesquelles l'auleor Tait exécuter à sa pensée d'innombrables évolutions, sans se mettre en peine de construire une scène ou de raconter un événement. Il a pris la déduction pour l analyse, il a remplacé les nerfs délicats de l'intrigue par les confuses images rie la poésie. Si la connaissance des choses humaines est un peu trop enfouie sous une phrase rêveuse, tes esprits d'élite sauront y démêler, sur l'ordre social, des sentiments et des opinions qui ne démentent pas l'harmonie littéraire de ta vie de l'auteur. C'est une conclusion logique et glorieuse de diverses tentatives intellectuelles essayées, prises, quittées, mais courageusement abordées. Envisage de cette sorte, le livre n'a plus rien d'obscur ni de mystérieux pour les gens au fait des transformations littéraires de notre époque. L'auteur a mis sous la forme du récit une expression plus familière, plus accessible des idées déjà révélées, tantôt sous une forme lyrique, tantôt sous la forme dialectique.
Ce livre s'explique donc beaucoup par l'auteur, dont les pé le ri nages en des terres opposées, dont les dévotions à des saints de sectes diverses seraient incompréhensibles pour qui ne connaît pas en lui ce mélange heureux d'enthousiasmes et de curiosités qui se renouvellent à mesure qu'ils s'apaisent et qui enrôlent son esprit, ses éludes, sa science du style au service des gloires méconnues
Tout en proclamant aujourd'hui des vérités austères, il débrouille les volonté» qui s'entremêlent dans la vie de l'homme. Son héros est le frère de René par la rêverie, par l'inaction ; mais moins coupable, aussi nous parait-il plus explicite Si René se réfugie an désert pour y rester lui-même et s'incarner sa passion l'autre si; réfugie au séminaire pour en sortir transformé. Si le héros embrassait lu religion en se sentant indécis entre le moode et le cloître, ou pour terminer une lutte entre trois amours, j'aurais eu peur qu'il ne lui arrivât de dire un jour ce vers devenu fameux :
J'aurais mieux fait, je croîs, d'épouser Célimène!
L'auteur, mieux que personne, aurait pu nous raconter alors les inalliou'sde l'indécision ; mais ce but n'aurait pas également frappé les regards. Aussi a-l-ilcberché de plus hautes moralités qui se sont offertes a ses yeux en des personnes coiiteui|>oraiiis. Il a voulu proclamer celle grande vérité que le catholicisme finit toutes les incertitudes. Pris ainsi, le roman arrive a toute la hauteur de l homélie, et tend, par un chemin glorieux, au point où cesse la mobilité. Un homme qui croit à Saint-Martin et a Lamartine, à Chateaubriand et à Lamennais, s Carrrl et à Rallauche, a l'abbé Prévost et à de Vigny, a Cenève et à Diderot, ne pouvait pas procéder autrement. Croire, |>our lui, est une des formes de I intelligence; et qui de nous osera condamner les tâtonnements de l'intelligence Des esprits sévères répudi ront peut-être une candeur qui va d'enthousiasme en enthousiasme à divers autels, car il y a des esprits sérieux qui ne se condamnent pas facilement à la sympathie universelle ; mais ces esprits-là n'ont sans doute rien de lyrique ni d'harmonieux; ils tiennent du xviir siècle une rectitude uwthémaltqm sans grà«e, sans ampleur. L'amoureuse curiosité du style est, «bu»
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ce livre, pleine Ue ressources d'ailleurs. Kompu de bonne heure aux ruses les plus lascives de l'expression, l'auteur a des métamorphoses irrésistibles. Dans ce livre, on volt le cœur sous les sens se révolter contre l'avilissement du plaisir. Ceux qui peuvent y trouver de la trivialité dans certaines parti. s, de la puérilité dans plusieurs descriptions, pourraient manifester uu égal dédain en présence d'un Hobbéma. Ce livre est à mon avis une mouodiedcses|»érante.Croyexvous que, pour tous ceux qui sont vraiment hommes, pour le poète, le philosophe, l'artiste, l'amour se réduise a l'ivresse et l'oubli , à l'exaltation et l'épuisement. Ktait-ce ainsi que saint Augustin comprenait la volupté? Oh! que non pas. Les grands hommes ne lardent pas à reconnaître les ivresses rapides et mal choisies, l'exaltation inutile, l'épuisement sans fruit. Kn vue du port qu'elle aperçoit, l ame ralentit sa manoeuvre et tend à se purilier par une héroïque abnégation. Il y a des voluptueux qui reculent , le pied leur trébuche devant I abime du dévouement, et ils retournent pour quelques moments a I alcove embaumée. Tout le roman est la. Du désir a l'impuissance, de l'irrésolution à la nullité, la transition est logique. Le plaisir ainsi compris est une initiation. Celte histoire très simple aboutit à une conclusion lumineuse : le voluptueux indécis redevient homme eu choisissant la prière comme un dernier, un inévitable asile. Aiusi soit il.
Ce critique est grand, parce que personne ne |>eut être à la fois
sec et froid. Je préfère à ce système IVpigramme du l>on vieux
temps, et ceux qui eussent dit à un auteur :
Publier, votre livre, et qu'on n'en parle plus
UOXM.lt A l'MIK m. I.A l'KKSSK CAHISIKMNK.
Deuxième variété. L' Euphuiste. — Cet attire prant! entante esl nuapeux et cotonneux. Il procède par phrases semblables à celles que faisaient les beaux-esprits de la cour d'Elisabeth. De là son nom.