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sept ou huit quartiers. A cet effet, ils consultent religieusement le stud-book et les fK'digrns ( le nobiliaire et la généalogie particulière des pur-sang). On compte aujourd'hui beaucoup de d'Hozier cheval ins.
Maintenant quelques écuries fashionables , et notamment celles de MM. llope et Shickler, sont construites avec un luxe asiatique, avec des pavés de marbre, des fontaines jaillissantes, etc. C'est une des parties de la maison qui absorbe le plus l'attention du maître, d'autant mieux que ces écuries aristocratiques ne renferment, comme nous l'avons déjà dit, que des chevaux de race anglaise. Or, ces chevaux exigent les soins les plus attentifs et les plus délicats. Écoulons, sur ce sujet, M. Iluzard père :
• Les chevaux de course, ou du lu première classe, sont, en Angleterre, un grand objet île luxe et de dé|*ense. Plusieurs familles très riches ont été minées par les paris multipliés et extravagants auxquels ces chevaux donnent lieu dans les courses et par les dépenses excessives que leur eut relien occasionne. Ou croira difficilement, par exemple, qu'on a porté l'excès des soins jusqu'à faire sabler ou (/rnrei des pâturages entiers, pour que l'herbe, forcée de se faire un passage à travers le sable et les pierres, fut plus fine, et plus approchant de celle du pays d'où ces chevaux sont originaires ; que le foin qu'on leur donne est trie de manière à n'y laisser que l'herbe la plus délicate, dans la crainte que le foin ordinaire ne leur altère la poitrine ; que le grain est également choisi, et que le meilleur, quel qu'en soit le prix, n'est pas trop bon pour eux ; que chacun île ces chevaux a, |»our le servir, trois ou quatre palefreniers (<jroomt, jockeys), dont le moindre coûte 5 à tî guinèes ( li'» à l-M) fr ) par mois, et qui n'ont d'autres occupations que de les bouchonner, les frotter, les promener, les inédicamenter, etc.; qu'on fait tiédir ou chauffer leur boisson l'hiver ; qu'on choisit également celle qui doit leur être donnée; et qu'enfin on leur prodigue des soins minutieux et ridicules, inconnus même aux Arabes. •
Ce que nous avons dit jusqu'à ce moment des nombreux Mincis et des graves préoccupations du sport, suffirait pour prouver que la vie d'un gentlcman-rider n'est pas, ainsi qu'on le sup|»ose assez généralement, une existence toute de loisirs. Que serait-ce si nous parlions des émotions profondes, des discussions aigres et même des aniniosités auxquelles donnent lieu dans le monde hippique de simples dissidences d'opinions en matière de système d'équi talion ou de race chevaline ? Malheur surtout au sportsman conciliant qui, dans de semblables questions, veut faire de l'ecclactisme ! il s'expose à subir (moralement) un supplice analogue à celui d'Hippolyte déchiré par les chevaux.
On prétend que M. le duc de V a été refusé au Jockey -Club
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uniquement parce qu'il était connu, entait d'opinions hippiques, pour préférer les trotteurs.
Notre sujet nous conduit naturellement à dire un mot sur la situation chevaline de la France à l'époque actuelle. Cette question est d'une haute importance; car elle intéresse notre indépendance nationale et notre puissance militaire. A ceux qui pourraient douter encore de cette vérité, il nous suffirait de citer ces paroles de Napoléon : Si, après les batailles de I Ait zen et de H a ut zen , j'avais eu de la cavalerie^ j'aurais reconquis l'Europe.
Nous jouissons en ce moment d'une foule d'institutions officielles et quasi-officielles, ayant, dit-on, pour but d'accroître et d'améliorer la production indigène. Nous avons une administration des haras fondée en t60.'> par Colberi, supprimée en 1790, rétablie en 1800, et qui, depuis son rétablissement, a dépensé une somme de quatrevingt millions. On a adopté en principe que le pur-sang anglais est le meilleur producteur. Depuis vingt-cinq ans, le gouvernement a multiplié chez nous les courses à l'anglaise, et prodigué l'argent pour les prix olympiques et les primes d'encouragement. Nous avons en outre une foule de comices hippiques et agricoles, puis enfin le Jockey-Club qui se dit, lui aussi, fondé dans un but d'amélioration. Nous ne discuteronss pas théoriquement la question de savoir si ces moyens étaient les meilleurs pour arriver au but proposé ; nous nous bornerons à les juger par les résultats qu'ils ont produits. ( h. ces résultats les voici :
Depuis vingt-cinq ans , non seulement l'espèce chevaline en France ne s'est pa^ améliorée, mais encore plusieurs de nos anciennes races, jadis fort estimées, entre autres celles du Limousin et de l'Auvergne se sont ou abâtardies ou ont complètement disparu. Notre production indigène est de plus en plus pauvre; on ne compte actuellement en France qu'environ 2,500,000 chevaux, c'est-à-dire à peu près sept chevaux pour cent vingt-cinq habitants ; tandis qu'en Autriche , par exemple , la proportion est de neuf chevaux par cinquante habitants. Pour les remontes de notre cavalerie force nous est de nous adresser à l'étranger, dont nous sommes ainsi dépendants et tributaires. De 182.3 a 1 8 10 une somme de 87,000,000 a été dépensée hors du territoire en exportations de ce genre. Nos régiments, ceux de troupes légères surtout, sont déplora blême»! montés. maréchal Couvion-Sainl-
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Or a écril : « Lt cavalerie «toit être considérée coiiHite Us rrtur cl /c.< jambes d'une armée; • d'après cela, il faudrait conclure <|ue nous avons actuellement une armée borgne et boiteuse.
Encore une fois ces tristes résultats ont eu tien depuis qu'on s'est mis de tous cotés à protéger officiellement et olïicieusement la production indigène. A cette heure, l'empire ottoman meurt d'un excès de protection; fasse le ciel que les chevaux français n'éprouvent pas le même sort.
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