CHANTIER DE BOIS Y BRULER
quille : le charretier prend à tâche de faire avancer, reculer, retourner son cheval, de façon qu'étant à chaque instant occupée du soin de sa sûreté , il n'est guère possible à la personne qui achète d'avoir l'œil sur le cordeur.
Cette misérable tactique se renouvelle trop souvent pour qu'on ne la connaisse pas. On avait autrefois placé dans les chantiers de bois à brûler desjurés-piqucurs. Leur fonction était de s'assurer que justice était rendue à l'acheteur, et de faire cesser les abus que nous venons de signaler. Mais les j urês-piqueurs ont disparu... Probablement ils ne signalaient rien.
Maintenant que vous connaissez la marche , quand vous irez au chantier, armez-vous de courage , bravez les bûches qui roulent , les charrettes qui remuent , les chevaux qui piétinent , et si l'on vous corde mal, refusez votre bois.
Dans tous les magasins vous avez le droit de laisser la marchandise, si vous trouvez qu'on ne vous pèse pas bien. Pourquoi ne ferait-on pas pour du bois ce qu'on fait pour du sucre... du café ou du riz? Le bois a voulu se mettre au niveau de ces marchandises, puisque maintenant il se fait aussi peser. Dans beaucoup de chantiers on vend du bois au poids ; mais cette nouvelle invention ne fera jamais tomber le cordage.
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