QUELQUES MOTS
surpris de voir qu'il n'y a que fort peu de changement chez les Parisiens.
Sans doute aussi, tout en cherchant à dépeindre la grande ville et ce qu'elle renferme de curieux, d'amusant ou de remarquable, nous avons oublié bien des choses... mais si nous devons encourir un reproche, nous préférons que l'on se plaigne de la brièveté de nos descriptions plutôt que de leur longueur.
Quant à de l'esprit, du comique, de l'observation ou de la finesse, à quoi bon en promettre? Le lecteur pourrait vous répondre comme Alceste : « Nous verrons bien ! »
Le défaut de la plupart des auteurs, c'est de parler d'eux, quand il ne faut que décrire ou relater des faits; c'est de venir toujours se poser entre le lecteur et le sujet qu'on traite, comme pour lui dire :
« A propos, n'oubliez pas que c'est moi qui écris cela, que c'est moi qui viens de vous faire celte réflexion spirituelle et cette plaisanterie si fine qui doit vous faire sourire. »
Beaucoup de gens de talent tombent continuellement dans cette faute, dont le moindre inconvénient est d'ôter à votre lecteur toute l'illusion, tout l'intérêt que pourrait produire votre ouvrage.
AVANT D'ENTRER EN MATIERE. m
Mercier, dans son Tableau de Paris, a des chapitres sur Versailles, Saint-Cloud, Meudon, etc., etc. Nous trouvons que la grande ville offre assez de choses à voir, à observer, sans qu'il soit besoin de sortir de son enceinte. D'ailleurs, Versailles n'est plus Paris, la ville finit à la barrière; nous n'irons donc pas extra mur os.
Promenons-nous donc au hasard dans Paris; nous n'aurons pas besoin de chercher des sujets, ils se présenteront d'eux-mêmes à nous : nous visiterons tous les quartiers, nous entrerons dans beaucoup de maisons, non pas par le toit, comme le Diable boiteux, mais par la porte, c'est moins original, mais c'est plus naturel.
LA
OU