INTRODUCTION
La découverte de la granulation azurophile, qui date de quinze ans, ne paraît pas avoir suscité une grande curiosité scientifique en France : très peu d’histologistes s'en sont occupés et très rares sont les publications qui lui ont été consacrées. Rieux la cite dans une étude sur les grands mononucléaires du sang et dans son excellent Précis d'hématologie (1911), où il dit les avoir constatées avant qu'elles fussent découvertes par Michaelis et Wolff. Branca les cite très brièvement dans une étude histologique des cellules leucocytaires et dans son Précis d'histologie. Mème laconisme de Langeron dans son Précis de microscopie. Dans le Traité d'hématologie de Gilbert et Weinberg, elles sont seulement mentionnées par Sabrazès. Du reste, les auteurs précités n'ont nullement fait une étude systématique de cette granulation et ont répété les constatations faites par des auteurs étrangers. Le seul travail, paru en 1915 dans les Annales de Médecine, dédié exclusivement à la granulation azurophile a été celui d'Aubertin et Chabanier, lesquels apportaient des précisions sur la morphologie de cette granulation et sa répartition dans le sang normal et dans le sang leucémique. Bosc (1913), parle des inclusions leucocytaires dans le rhumatisme articulaire aigu : à notre avis, d'après la description qu’il donne, il s’agit de la granulation azurophile, dont il fait, malgré sa conception différente, une étude assez détaillée et assez exacte en quelques points. |
Si l'étude de la granulation azurophile a été négligée en
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France, il n'en ést pas de même à l'étranger, surtout em Allemagne et en Ilalie. D'une manière générale, la plupart
de ces travaux consacrés à la granulation azurophile ont été: envisagés, conçus et répétés du point de vue morphologique
de la cellule mononucléaire et comme contribution à la clas-
sification des cellules sanguines d’après leur origine et leur:
évolution.
Ainsi donc, si les travaux parus en France ont apporté très peu de chose à la connaissance de la granulation azurophile, ceux parus à l'étranger n’ont qu'insuffisamment éclairéla question histologique de cette granulation et pas du tout son rôle biologique, qui n’a élé étudié ni par les uns, ni par les autres.
Il nous a semblé que l'étude de la granulation méritait d'être entreprise par les histologistes et les physiologistes, d'autant plus que tout est à dire de son existence ou de son absence dans des cellules autres que celles des tissus héma-topoiétiques, de son existence ou de son absence aux différentes phases fonctionnelles ou génétiques de la cellule. La. granulation azurophile est-elle identique à elle-même dans. toutes ces différentes formes cellulaires, ou présente-t-elle des variations qui correspondent à un état fonctionnel différent de chaque cellule? Quelle est son origine, sa nature, ses. différentes répartitions dans les divers états vitaux et surtout. quelle est la signification de cette granulation ? \
Toute cette étude biologique de la granulation azurophile-
a élé complètement oubliée el les rares appréciations qui ont.
été données ne reposent sur aucun fail expérimental.
Ces questions multiples nous ont paru de quelque intérêt histologique et physiologique. Nous en avons donc entrepris. l'étude; nous apportons aujourd'hui les résultats d’un travail poursuivi sans relâche depuis plusieurs années et des. conclusions étayées sur un grand nombre de faits. .
Le ütre que nous avons choisi pour notre étude n’est pas
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