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out à fait approprié; il n’est ni très exact, ni très complet : d'abord, parce qu’il n’est pas celui qui convient à la granulation que nous avons étudiée (laquelle n’est pas une granulation azurophile, c'est-à-dire qu'elle n'a pas d’affinité colorante pour l’azur isolément, comme Wolff l'avait remarqué dans la séance du 3 mai de la Société d'hématologie de Berlin en proposant de supprimer cette dénomination pour la remplacer par celle de granulation azur); ensuite, parce que dans notre étude nous nous rapportons à la granulation azurophile des cellules mononucléaires en général, sans Æænvisager d’autres granulations qui sont exclusivement colorées aussi par l'éosinate d’azur du bleu de méthylène et d’autres substratum qui sont aussi facultativement azurophiles.
Nous avons maintenu une dénomination acceptée par la” plupart des hématologistes et sous laquelle est connue la granulation des cellules mononueléaires ; toutefois dans notre
‘travail nous appelons, par abréviation, à diverses reprises
cette granulation : dzéta en la désignant par le caractère £ et” nous proposons finalement qu'elle soit appelée ainsi, cette appellation étant brève et ne préjugeant pas des caractéristiques de la granulation en question.
Un titre complet aurait été très long puisqu'il aurait dû tenir compte de toutes les questions que nous avons étudiées et qui sont relatives à la granulation azurophile : étude physiologique et histologique de cette granulation, conJointement avec celle de la cellule mononucléaire où elle est
visible.
Nous ne nous dissimulons pas que la lecture de notre travail sera pénible pour ceux qui veulent tirer des conclusions pratiques de problèmes ‘purement scientifiques, ou pour ceux qui ne s'intéressent pas à ces questions hématologiques. Pour ceux qui prennent quelque intérêt aux études histologiques et physiologiques, notre travail ne laissera
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non plus d’être un peu monotone à lire, la forme littéraire laissant à désirer et d'autre part des répétitions voulues y apportant quelque monotonie. Mais nous étions obligés à des répétitions, à des empiètements sur d'autres questions histologiques et physiologiques déjà connues, pour cette raison, que pour traiter d’une question tout à fait nouvelle ou presqu'inconnne, il nous fallait nous appuyer sur des questions déjà posées et résolues afin de pouvoir douner quelque base à nos hypothèses.
Enfin, si dans notre travail nous n’arrivons pas à présenter une connaissance exacte histochimique et biologique de la granulation azurophile, cela tient en partie à l’imperfection relative des moyens scientifiques dont l’hématologiste dispose; en tout cas, nous croyons que nos recherches contribueront dans quelque mesure à la connaissance de la granulation azurophile en apportant des faits qui étaient jusqu'ici complètement inconnus.
Je termine en exprimant toute ma reconnaissance à M. le Professeur F. Legueu. La plupart des expériences ont été faites dans le laboratoire d’histologie de sa Clinique à l'hôpital Necker; il a généreusement mis à notre disposition tout le matériel scientifique dont nous avions besoin et il
nous à permis d'utiliser pour nos recherches personnelles
une partie du temps que nous lui devions comme Chef de laboratoire. \
Nous remercions aussi M. ile Professeur Drive de la Faculté des Sciences pour l'accueil généreux et aimable qu'il nous à accordé.
Nous avons fait aussi plusieurs de nos recherches durant les années pendant lesquelles nous étions chargé du laboratoire du docteur L. Brocq à l’hôpital Saint-Louis. Le matériel bactériologique nécessaire à nos expériences a été mis à notre disposition par le docteur L. Martin, Sous-Directeur de l’Institut Pasteur. Nous prions M. le docteur L. Brocq et
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M. le docteur L. Martin de croire à notre reconnaissance.
Nous remercions notre ami L. Morel, Chef du laboratoire de-Physiologie expérimentale à la Clinique du Professeur Legueu, pour l’aide matérielle qu'il a apportée à la partie littéraire de notre travail.
Plan du travail.
Notre travail qui comprend l'étude histologique et physiologique de la granulation azurophile des cellules mononucléaires en général, est divisé en sept. chapitres dont voici le
résumé : | Premier chapitre : Historique de la granulation azurophile, de l'azur et de quelques mélanges contenant de l'azur. ù | Dans ce chapitre nous avons tenu à exposer tous les travaux faits sur la granulation azurophile, depuis sa découverte jusqu’à l’année 1916. Ce chapitre est long, mais il nous a semblé nécessaire de donner des indications détaillées, pour éviter au lecteur de longues recherches dans la littérature étrangère et le faire bénéficier de renseignements qui lui épargneront un labeur ardu et une perte de temps. Si quelques travaux ont pu échapper à nos recherches, la cause en -est dûe aux circonstances actuelles qui ne nous ont pas permis de nous procurer certaines publications étrangères. | Dans le deuxième chapitre, nous exposons la technique que nous avons suivie dans nos recherches. Ce chapitre est bref, quelques détails techniques particuliers sont en outre exposés dans le cours de l’ouvrage. Avec cette technique générale nous avons fait toutes nos recherches; on y trouvera une facilité d'exécution réelle, avec l'indication de colorants d’un emploi peu coûteux, rapide et pratique, tels que le bi-éosinate de Tribondeau dont nous n’avons eu connaissance que
bien après le début de notre travail qui à été entrepris .avec des colorants étrangers.
Dans le troisième chapitre, nous avons étudié l'anatomie microscopique de la granulation azurophile. Ici commence notre étude histologique : elle comprend la description des cellules qui présentent la granulation azurophile: Nous avons
étudié ces cellules en les classifiant d'après les conceptions
unitaires des cellules sanguines, en faisant une subdivision d'après la morphologie du noyau et du cytoplasme. Nous avons également étudié la granulation dans les cellules des divers tissus de l’homme et de quelques animaux de laboratoire où elles n'avaient pas été étudiées, ainsi que dans les cellules anormales. Dans ce chapitre nous nous efforçons de faire comprendre que la granulation azurophile sous ses différents aspects et coloration est toujours la même dans n'importe quelle cellule de l’homme ou des animaux et que la forme sous laquelle elle se présente dans les promyclocytes de la leucémie myéloïde est une forme atypique, ce qui n'empêche qu'il s'agisse d'une granulation azurophile identique aux autres et différente de la neutrophile mûre ou non mûre.
Le quatrième chapitre, continue l'étude histologique, et est consacré à l’histochimie de la granulation azurophile, étude entreprise avant nous seulement par deux ou trois hématologistes. Ce chapitre complète le précédent et ici nous discutons définitivement l'identification de la granulation et ses différences avec les autres granulations des cellules sanguines. Nous nous permettons d'ajouter que pour cette étude histochimique nous n’'ayons pas eu l’occasion d’obtenir les techniques suivies sur ce point spécial par d’autres auteurs, ce qui nous aurait fourni des points de comparaison dans les résultats obtenus. Pour le but que nous poursuivons et par la nature de notre travail d’autres recherches microchimiques auraient été nécessaires, mais les difficultés que nous trouvâmes dans l'étude de l'analyse chromatique de la granula-
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Dans le cinquième chapitre, par de nombreuses observations et des recherches expérimentales nous faisons connaître la répartition de cellules à granulation azurophile dans le sang et dans les différents tissus de l'homme et de quelques animaux, ainsi que les proportions dans lesquelles elle se trouve par rapport aux autres cellules. Nous établissons cette proportion normale et les variations qu’elle peut montrer dans ses proportions numériques à l’état normal et dans d’autres différents états. D’après ces observations et ces faits expérimentaux nous faisons comprendre les différences qui existent entre les granulations azurophiles et les autres granulations leucocytaires müres ou non mûres ain$i que l'indépendance de ces granulations. La recherche de la répartition de la grä-
-% . Q Ù rer Lee ® 4 nulation azurophile avait'été faite brièvement dans le sang de
l’homme normal et leucémique, nous avons donc complété ces recherches en étudiant le sang anormal de l’homme et de certains animaux, le sang normal de l'enfant, le sang dans différents états physiologiques et en faisant varier expérimentalement la formule sanguine de l'homme ét de quelques animaux de laboratoire afin de démontrer les différences de toutes les granulations leucocytaires. Dans ce chapitre nous donnons plusieurs tableaux qui contiennent exclusivement des exemples extraits de toutes nos observations et expériences.
Le sixième chapitre est consacré à l’étude physiologique de la granulation azurophile et ici comme dans l'étude histologique nous avons dû comprendre l'étude de la cellule mononucléaire. D’après nos recherches, on pourra se rendre compte que la cellule mononucléaire à granulation azurophile ne diffère pas d’autres cellules mononucléaires qui ne la présentent pas et d’autres cellules dans ses actes fonctionnels,’