‹ La granulation azurophileChapitre 22 sur 91 · ETUDE HISTOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE HISTOLOGIQUE

L'étude histologique que nous avons faite de la granulation azurophile, a été entreprise sans tenir aucun compte des travaux antérieurs, de façon à écarter toute possibilité de conception ou d'interprétation prématurée, de suggestion qui feraient perdre toute valeur scientifique à nos recherches.

Si nous avons pris comme base pour établir le plan à suivre dans notre travail, les recherches déjà faites par quelques savants, nous n'avons pas eu à faire l'examen critique de leurs conclusions ni à nous ranger au point de vue doctrinaire dans un camp ou dans l’autre.

Ceci posé, nous présenterons nos recherches et leurs résultats; nous les analyserons, en finissant pour les interpréler, pour les comparer aux résultats antérieurement obtenus par quelques auteurs.

Pour entrer définitivement dans l'étude de la granulation azurophile, nous sommes obligés de faire d'abord une courte description morphologique des cellules sanguines qui présentent celte granulation, telle que nous l'avons classifiée. Nous ne prétendons pas faire une classification définitive, mais une classification nous était imposée par la relation qu’elle peut avoir avec Îles faits que nous avons observés au point de vue de Ia morphologie cellulaire et la présence de la granulation azurophile. C’est une classification purement

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morphologique et, nous le répétons, d'ordre transitoire. Elle dérive de la classification donnée par Pappenheim qui nous a paru la plus en rapport avec les faits d'ordre embryologique, histologique, et évolutif du globule blanc et elle consiste essentiellement en une subdivision des cellules déjà nommées micro-lymphocytes, mésolymphocytes et monocytes. ,

Nous donnons ci-dessous un tableau de la classification que nous avons adoptée : |

Comme on peut le voir, notre classification n'affecte en rien la base de la classification de Pappenheim. Laissant pour plus tard la description morphologique des cellules qui ne se trouvent pas normalement dans le sang de l'homme, nous Commeancerons à décrire celles qui se trouvent dans le sang normal.

Microlymphocytes (première forme). Ce type rentre dans les lymphocytes proprement dits d'Ehrlich ; mononucléaires opaques ou de la première variété de Max Schultze et de Hayem ; leucocytes jeunes d'Ouskow et micro-lymphocytes de Pappenheim : il présente une dimension de 7 à 8 » avec un noyau central qui occupe presque toute la dimension de la cellule ; plein, d'apparence homogène ou pachychromatique. Il présente avec la coloration May-Grünwald-Panchrome (1) un ton violet-rouge grenat (vermillon-sépia). Ce noyau est entouré d’une bande cytoplasmique élroite, basophile et qui se colore plus intensément sur le bord en bleu ciel, laissant une auréole claire autour du noyau.

Microlymphocytes (seconde forme). Celle-ci rentre aussi dans la classification donnée plus haut. La différence avec la première est la suivante : la chromatine du noyau est un peu moins compacte ; celui-ci n’est pas complètement sphé-

(1) PANCAROME : En faisant cette description nous nous reportons toujours à l'aspect après coloration May-Grünwald-Panchromo de Pappenheim.

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rique ni central, sa forme est irrégulière, quelquefois dépriée dans un pôle, parfois légèrement échancrée ou réniforme; il est contenu dans un cytoplasme plus large que celui de la première forme. Sa chromophilie est identique et les cytoplasmes prennent une teinte bleu ciel plus homogène. La dimension totale de la cellule atteint 10 à 11 y.

Mésolymphocytes (première forme). Celle-ci correspond ainsi que les mésolymphocytes de la seconde forme que nous allons décrire par la suite, au moyen mononucléaire d'Ebrlich et de beaucoup d’autres auteurs, au mésolymphocyte ou lymphocyte leucocytoïde de Pappenheim et de Rieux, aux lymphocytes hypertrophiques de Schleip. Elle a en moyenne 10 à 15 # et un noyau presque sphérique, central, diffus, homogène, de couleur violet-rouge plus claire que celle des microlymphocytes, le cytoplasme d’une teinte bleu clair faible, presque homogène, en donnant toute l'apparence d'une cellule enflée. |

Mésolymphocytes (seconde forme). La seule différence qui existe entre cette forme et la première est que le noyau est ovale, réniforme ou légèrement échancré et excentrique; un des pôles touchant très souvent au périplasme. Le cytoplasme est plus large, plus étendu et irrégulier, mais il présente une structure tant de la chromatine que du cytoplasme identique et de même teinte; sa dimension peut atteindre jusqu'à 20 v.

Monocytes (première forme). Elles répondent aux grands mononucléaires d'Ehrlich ou mononucléaires clairs ou polyéidocytes; leucocytes mûrs d'Ouskow, grands leucocytes d'Hally, grands monocytes de Turck, lympholeucocytes ou monocytes de Pappenheim, de Rieux. C'est une cellule de

12 à 25 y avec un noyau ovale, presque central, de struc-

ture nettement pachychromatique, où l’on voit commencer la différenciation entre la parachromatine et la chromatine: elle est un peu grossière et compacte et présente une teinte

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