‹ La granulation azurophileChapitre 21 sur 91 · MATE · texte numérisé non relu

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lame légèrement sur la moelle lorsque celle-ci provenait des os costaux.

Fixation et coloration. — 1° Une fois les frottis ou les empreintes faits, nous les avons fixés avec de l'alcool sublimé de Schaudinn à froid : |

Solution aqueuse saturé de sublimé. . . . . + 2 vol. ATCOOIFAD SOIR EE TE TRE NE TE fe tue <td 4 vol.

Nous n'avons jamais dépassé plus de 8 à 10 heures pour cette fixation après laquelle nous avons lavé rapidement à l'eau et ensuite, nous avons plongé la préparation pendant 5 à 10 minutes dans une solution faible de Lugol :

Re MO re Re Eater, * 100 CM” | lodure de potassium. . . . . + - + + + + + : 2 gr. ; Lugoltordinaire. 4/00 LU ephers here 3 cm

Une fois sortis de cette solution les frottis sont bien lavés et séchés. Ë |

2° Lorsquenous séchons les frottis nous les fixons par le May- Grünwald de la même façon que les frottis de sang, seulement, nous les laissons plus longtemps au contact avec cette solu- Hons cl:

Pour la première fixation, nous colorons ensuite par la solution de Giemsa et pour la seconde avéc la solution de Panchrome de Pappenheim; après quoi nous lavons profondément et longtemps parce que les frottis prennent intensément les colorants, souvent on est obligé de différencier par l'alcool-acétone où par l'alcool à 90°. |

Pour avoir une coloration parfaite des frottis ou empreintes d'organes, il faut tenir compte de ce que quelques tissus alcalins deviennent acides après la mort et par conséquent les frottis prennent parfois une teinte rouge uniforme qui empêche toute différenciation des parties cellulaires ainsi que

des granulations.

Fixation et coloration des coupes. — Pour cette fixation nous avons employé l’un des liquides suivants : la solution de Bouin, l’alcoo!l à 90, l'alcool absolu, et acétone en suivant la

technique courante histologique. Les inclusions ont été faites.

à la paraffine en ayant soin de faire des coupes n’excédant pas 4 à d'épaisseur. ;

Pour la coloration nous avons suivi en partie la technique de Pappenheim : May-Grünwald-Panchrome acide picrique. Les coupes élant débarrassées de la paraffine nous avons

fait agir la solution de May-Grünwald à 1 pour 5 centimètres.

cubes d’eau de pluie pendant 20 minutes à l'étuve à 37 degrés ; après avoir rejelé le colorant nous l'avons remplacé par un autre de Panchrome, 6 gouttes pour 5 centimètres cubes d’eau: que nous avons laissé agir à l’étuve pendant 30 minutes.

Après quoi nous avons lavé à l’eau courante, déshydratée - avec de l’alcool-acétone, xylol. Finalement montage au baume. Lorsque les coupes présentaient une forte coloraon nous avons différencié avec une solution acétifiée : 5 gouttes pour 100, en ayant soin de laver légèrement à l’eau de façon à maintenir la coloration pendant quelques jours.

Nous devons ajouter que nous ne nous sommes servis de: coupes que irès rarement, les frottis et les empreintes nous ont suffi. |

C'est avec cette méthode de coloration que nous avons fait presque totalement notre étude de la granulation azurophile : nous donnerons au cours de notre travail quelques techniques particulières accessoirement utilisées.

Numération et détermination de la formule

cellulaire sanguine.

Etant donné que dans notre étude la numération et la -

détermination de la formule leucocytaire joue un rôle primor-

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dial, nous voulons ajouter les moyens techniques dont nous nous sommes servis dans ce cas.

= Pour la numération nous avons utilisé quelquefois l'appareil à énumération de Thoma-Zeiss, généralement le comptegouttes de Malassez et, bien qu’il soit banal de répéter la facon de se servir de cet appareil, nous devons ajouter qu'une extrême attention a été prise par nous dans ces examens, parce que, très fréquemment, on commet des fautes par impatience, fautes qui peuvent donner des résultats complètement erronés et capables d'amener le chercheur à des conclusions tout à fait opposées à celles qu'il devait obtenir.

Les fautes sont d’abord de faire une numération avant d’attendre que toutes les cellules soient déposées sur les quadrillés ; ensuite dans la prise de sang, de faire une aspiration insuffisante pour diluer avec le sérum acétisé ; on fait la dilution quelquefois en se servant d’un sérum qui contient des. éléments organiques ou d’autres qui parfois présentent tout à fait l'aspect des globules mononucléaires. Pour éviter ‘ces inconvénients et puisqu'on ne peut pas préciser le temps que prennent les globules pour se déposer, nous avons eu la précaution d'attendre toujours plus de 15 minutes avant de commencer la numération, de la répéter, de nous servir d'un tube de caoutchouc adapté à la pipette mélangeuse suffisamment long pour pouvoir nous apercevoir du moment où la colonne de sang arrive au trait désiré.

La solution salée -ou acétique que nous avons utilisée a toujours été bien filtrée et changée fréquemment.

Pour la détermination de la formule leucocytaire nous avons employé la platine à chariot de Stiassnie et le procédé de Mathis ou celui indiqué par Langeron.

Microscope et source lumineuse.

Nos recherches ont été failes avec le microscope de Sliassnie et nous nous arrêtons ici seulement pour dire, que nous avons donné dans l'étude microscopique de la granulation azurophile, une grande importance à la source lumineuse que nous avons dû employer. Celle-ci est une question assez élémentaire et que tout micrographe connaît, mais qu'on néglige fréquemment et dont on ne tient pas compte lorsqu'on va déterminer soit les tons que présente une structure cellulaire après coloration et de là sa chromophilie, soit encore la forme exacte d’un élément.

Sans vouloir entrer dans des détails qui sont indiqués dans

tous les ouvrages de microscopie, nous dirons toutefois que nous nous sommes toujours servi de la lumière du jour et que, lorsque nous avons eu besoin d'employer des sources | lumineuses artificielles, nous avons tenu compte de toutes les variations des tons que nous avons pu avoir. L’azurophilie et la basophilie en colorant par la méthode panoptique de Pappenheim ou de Tribondeau ne présentent pas le même ton, ni la même intensité, lorsqu'on utilise là lumière artificielle ou la lumière du jour, avec celle-ci elle est plus violette, plus intense, plus foncée, avec une forte lumière artificielle, surtout l’azurophilie, elle présente un ton plutôt rouge, violacé, plus transparent et brillant. Les bleus sont aussi plus transparents et plus tendres.

Tous ces détails qui paraissent futiles nous leur avons donné une grande importance, surtout dans une étude comme celleci, dans laquelle, comme nous l'avons déjà dit, les teintes que prend la granulation ont été si discutées et si souvent confon-

dues avec les teintes de la granulation neutrophile ou éosinophile.

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