‹ La granulation azurophileChapitre 28 sur 91 · LAON A · texte numérisé non relu

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lants très mobiles, scintillants; mais à part cela, différents des nôtres.

En tous cas en voulant nous assurer si après séchage et

coloration ces granulations étaient vraiment les granulations :

azurophiles, nous arrivons aux mêmes conclusions qu'avec les plasmosomes de Ferrata. Notre granulation ultra-microscopique qui, morphologiquement, paraît plus semblable à la granulation azurophile que les plasmosomes, dans les cellules mononucléaires après fixation et coloration, n'était nullement cette granulation, ou au moins notre technique de contrôle ne nous permettait pas de l’affirmer.

Nous pouvons conclure d’après ces observations que

l'étude morphologique de la granulation azurophile, ‘sans

fixation ni coloration ne parait pas jusqu'ici définitivement possible et que toutes conclusions qu'on puisse donner à ce sujet méritent d’être revisées. 11 serait très utile dans cette étude de pouvoir établir définitivement l'identité de l'une et l’autre granulations cytoplasmiques pour la connaissance de leur constitution propre.

La granulation dans des préparations humides.

L'étude morphologique de la granulation azurophile dans les cellules qui ont été conservées vivantes hors de l'organisme pendant quelque temps, nous a semblé intéressante et nous avons pensé que peut-être quelques modifications pouvaient se présenter dans la forme et la structure de la granulation, puisque la cellule, in vitro: continue à évoluer et à présenter quelques changements structuraux ou de forme das son noyau et dans son cytoplasme. C’est ainsi que dans des examens ainsi conduits on peut voir ces cellules déjà fixées et colorées au moment où elles présentaient des mouvements amiboïdiformes, le cytoplasme émettant des expansions pseudopodiques, le noyau se modifiant,

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se déplaçant, indices possibles de quelque activité cellulaire, de sa dégénérescence ou de sa-mort.

Dans ces cellules mononucléaires parvenues déjà -à ce degré d'évolution, nous avons observé la granulation azurophile, mais aucune différence morphologique, ni structurale, ni chromophile n’a pu être constatée par nous de celles que nous avons décrites dans des préparations desséchées. Si on peut voir dans des préparations humides que la granulation est presque toujours située vers l'expansion cytoplasmique qui paraît indiquer la direction du mouvement cellulaire, cette constatation peut se faire presque toujours dans des préparations fixées. Les réactions colorantes que présente la granulation d'autre part, sont les mêmes.

L'étude microscopique que nous avons faite de la granulation azurophile est suffisanté, nous semble-tl, pour établir définitivement les caractères morphologiques de cette granulation. Nous l’avons étudiée dans tous les différents types de: cellules de différents tissus normaux et anormaux, nous l'avons étudiée chezl’homme et chez différents animaux de laboratoire.

A vrai dire, quelques hématologistes, d’une indiscutable valeur, tels que Schleip, Klein, Turk, Dixon, Naegeli, etc. ont étudié morphologiquement dans les cellules du sang

circulant normal et anormal, de la moelle osseuse et ont compris quelques granulations azurophiles comme des granulations neutrophiles; Buschke et Hirschfeld ont signalé la granulation azurophile dans les cellules néoplasiques, mais sanslesindiquercomme telles; Rosinet Biebergel, Parodi,etc.…., dans des cellules des ganglions lymphatiques, Ferrata dans différentes cellules de la moelle, de la rate, du sang, des ganglions, les identifient aux plasmosomes. Pappenheim dans des cellules anormales du sang, de la moelle, etc... Benjamin dans le sang de l'enfant, Negreires Rinaldi dans des mégaracyocytes et enfin d’autres auteurs dans ces mêmes cellules en la considérant déja comme granulation

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