‹ La granulation azurophileChapitre 27 sur 91 · BTE A · texte numérisé non relu

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nulation azurophile. Pourtänt, dans des masses de protoplasme isolées, boules de Mayer, nous avons trouvé souvent des granulations azurophiles tout à fait typiques rougeviolet ou vif, petites et presque centriques. De tout ce que nous venons d'exposer au sujet de la morphologie de la granulation azurophile, nous pouvons conclure que dans toutes ces formes de cellules atypiques ou anormales la granulation azurophile ne présente aucun caractère propre à ces états cellulaires ; elle peut être de forme sphérique ou autre, grosse, fine, dense, ou transparente, irrégulière, parsemée dans le cytoplasme, rouge-violet mat, rouge vif ou presque noirâtre, toutefois nous devons ajouter que la granulation azurophile présente parfois une forme tout à fait atypique et c'est la forme dans les promyclocytes de la leucémie mycloïde.

La granulation azurophile dans des cellules des tissus fœtals.

Dans le sang des vaisseaux de la placenta, du cordon ombilical et des différents organes du fœtus du cobaye, un ou deux jours avant la naissance, nous avons étudié la morphologie de la granulation azurophile. Dans le tissu splénique, dans le tissu médullaire, dans le sang du cœur, du

placenta, du rein, etc., la granulation azurophile ne présente:

aucune modification dans son aspect morphologique. Dans les cellules lympho-myéloides des tissus spléniques où elle peut se trouver facilement, elle est presque toujours teintée en rouge brillant, sphérique, régulière et répartie toujours irrégulièrement dans le cytoplasme. Cette forme de granulation se trouve dans les cellules Iymphocytaires aussi bien que dans les cellules monocytaires, soit dans un cytoplasme teinté en bleu foncé ou teinté en bleu plus clair; dans les

Fig. g. — Epithéliome (Frottis. Gross. 670). Quelques cellules épithéliales à granulations azurophiles.

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Fig. a. — Moelle osseuse du cobaye (Empreinte. Gross. 670) Megacaryocyte à granulations azurophiles; cellules leucoblastiques et promyélocytaires à granulations azurophiles et ampho-oxiphiles non mûres, etc,

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microlymphocytes, il est rare d’en trouver. Dans des cellules d'origine hémoglobinaire, nous ne l’avons pas trouvée.

Elle présente les mêmes caractères dans toutes les autres cellules des différents tissus du fœtus et même elle est aussi parfois volumineuse, aussi épaisse et aussi rouge-violet dans les cellules du sang circulant que dans le sang de l'animal adulte, plus grande toujours que la granulation azurophile dans les cellules correspondantes du sang humain.

La granulation azurophile après coloration vitale.

En préparant du sang normal et anormal d’après la technique décrite au chapitre précédent, nous avons pu constater des granulations, dans les cellules mononucléaires, teintée en bleu, mais avec une répartition dans le cytoplasme qui ne nous semble pas identique à celle qu'on trouve, dans une préparation de sang fixée, de la granulation azurophile. Cette granulation, plasmosomes, décrite par Ferrata le premier et constatée par plusieurs autres auteurs ne nous semble pas identique à la granulation azurophile.

Après une coloration vitale par le bleu brillant de crésyl, il est facile de trouver avec quelque attention ce corpuscule cytoplasmique entouré d’une vacuole claire, ce corpuscule ainsi coloré présente une dimension plus grossière que celle de la granulation azurophile; il paraît être plus compacte, il est toujours sphérique, et de dimensions à peu près égales, disposées en groupes de 4, 5 ou 8 au milieu du cytoplasme, parfois tout autour du noyau et avec une coloration bleu clair, transparente, parfois opaque. L'image de la cellule mononucléaire avec les granulations plasmosomiques n'est pas la même que celle qui se présente avec la granulation azurophile. La conception à laquelle nous sommes arrivé au sujet de cette granulation, ne nous a pas laissé la conviction que ce

sont les mêmes granulations azurophiles, tant par la forme et les dimensions que par la topographie.

Dans les cellules mononucléaires de grandes dimensions les granulations, au lieu de se présenter plus fines, deviennent encore plus grossières et plus intensément colorées. Elles sont groupées par groupes plus nombreux que dans les cellules mononucléaires plus petites.

La façon la plus sûre d'identifier la granulation plasmosomique de Ferrata devait être la fixation de ces mêmes préparations et leur coloration par la méthode panoptique de Pappenheim ou de Tribondeau, telle que l'avait exécutée Negreires Rinaldi. Nous avons procédé de la même façon et nous n'avons pas obtenu un résultat assez décisif pour nous laisser la conviction qu'il s’agit, d'après la coloration vitale, de la granulation azurophile. Toutefois, les résultats de Negreires Rinaldi paraissent être assez concluants et d'après lés nôtres nous ne concluons pas d’une façon définitive pour l'instant. D'ailleurs, des constatations d’un autre ordre, pourraient définitivement trancher cette question lorsqu'il s’agirait de connaître la nature et le rôle physiologique de la granulation azurophile et des granulations plasmosomiques.

La granulation azurophile étudiée à l'ultramicroscope.

En suivant la technique déjà décrite pour l'emploi du microscope à fond noir, nos recherches sur la granulation azurophile n’ont abouti qu'à un résultat douteux, comme par coloration vitale. Mais cette fois nous avons eu plus de confiance dans notre façon de conduire nos recherches.

En observant une préparation de sang de cette façon, nous pouvons constater des cellules mononucléaires qui mon- - trent un noyau grisâtre, non brillant et un cytoplasme moins mal, c'est-à-dire avec des parties plus ou moins brillantes

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ou transparentes. Ces cellules se présentent généralement avec une forme presque sphérique ou avec un cytoplasme un peu large, irrégulier ou étendu dans un sens, en laissant les noyaux excentriques. S'il s’agit d'une préparation de sang normal, les mononucléaires présentent presque toujours la forme sphérique et un cytoplasme étroit ou pas très large: s’il s’agit de préparation de liquide purulent ou de liquide séreux, le cytoplasme de ces cellules est alors plus large, plus étendu ou amiboïdiforme. Dans quelques-unes de ces cellules nous avons pu constater au sein du cytoplasme, de, toutes petites granulations irrégulières au nombre de 1 à 5 situées en différentes parties du cytoplasme, vers sa périphérie et irrégulièrement ; non brillantes n1 scintillantes mais suffisamment nettes pour être bien aperçues dans le cytoplasme homogène sombre ou grisâtre. Parfois nous avons pu observer des granulations dans quelques noyaux des cellules mononueléaires, sans topographie fixe, mais toujours en quantité moindre que dans le cytoplasme. Cette granulation n’est nullement identique à d'autres granulations qu'on peut constater dans ces cellules ou dans les cellules polynucléaires et qui sont ‘des grains coloïdes superposés à la cellule ou des granulations vraies des polynucléaires, quelquefois résultant d’un vrai état vital du cytoplasme, celles-ci sont plus brillantes, plus grandes, et de forme sphérique que n’ont pas toujours les précédentes.

Lorsque la cellule, après quelque temps de séjour entre la lame et lamelle commence à présenter des signes de mort, toutes ces granulations deviennent alors plus brillantes et plus abondantes, mais celles que nous avons décrites sont plus rarement visibles.

Bosc qui avait parlé des inclusions leucocytaires dans le sang et le liquide articulaire des rhumatisants et que nous tenons pour des granulations azurophiles, disait avoir constaté par l'ultra-microscope ces inclusions : corpuscules bril-

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