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tanée dans laquelle chaque élément agil séparément. Dans le Triacide d'Ehrlich existent des colorants acides et neutres (par le vert de méthyle, basique), mais en prédominance acide. Dans sa composition, rentrent, comme on sait, une solution aqueuse concentrée d'orange, une autre de fuchsine acide et une autre de vert de méthyle.
Avec ce colorant nous avons obtenu les noyaux faiblement colorés en gris violacé (basophilie) les cytoplasmes des cellules mononucléaires se colorent de la même façon moins faiblement que les noyaux. Dans ces cellules n'apparait aucune granulation colorée ; les granulations des polynucléaires apparaissent feintées en violet ou en rosâtre (neutrophilie pure) eten rouge orangé (monoxiphilie): les granulations des Mastzellen ne sont pas teintées.
Avec du sang de cobaye ou de lapin, on obtient les mêmes affinités chromatiques, mais la granulation des cellules polynucléaires qui est amphophile, apparaît quelquefois vioiacée (donc ampho-oxyphilie); la granulation des cellules éosinphiles apparaît rouge vif orangé (mono-oxyphilie toujours). Dans les cellules mononucléaires on ne trouve non plus aucune granulation.
Si nous faisons maintenant une analyse chromatique des cellules du sang de la leucémie chronique, maladie dans laquelle on peut voir toutes les variétés des cellules sanguines, jeunes et différenciées, en faisant agir le même Triacide, nous trouvons que dans les cellules promyélocytaires que nous avons désignées comme propres à la leucémie myéloïde, les noyaux se présentent faiblement violacés, grisâtres et les cytoplasmes de la même teinte plus foncé ‘(donc neutrophilie ou oxyphilie); les granulations de ces cellules sont colorées très faiblement en violet (neutrophilie ou oxyphilie); dans d'autres cellules on voit une granulation rose orange qui est la granulation éosinophile (monooxyphilie); dans d'autres à noyau légèrement irrégulier on
voitune granulation rose orangé pâle, petite et une autre granulation plus violacée (oxyphiles toute les deux).
Mélange colorant de Kardos. — Dans ce mélange on trouve : un colorant neutre, l'orangeat de vert de méthyle avec un autre, neutre aussi, l’éosinate d'azur; c'est-à-dire un mélange composé d’une partie du triacide d’Erlich et d’une autre partie du mélange de Giensa. La méthode de coloration consiste à fixer par le mélange de May-Grünwald, puis à faire agir la solution Pappenheim-Kardos-Mischung (Grübler) pendant 10 à 15 minutes. ;
L'analyse chromatique après cette coloration est la suisante : les noyaux sont colorés en violet-rouge (amphobasophilie), soit dans les cellules du sang normal, soit dans les cellules du sang de la leucémie myéloïde chronique. Dans les cellules non mûres on voit une granulation rouge pourpre brillante ou violet-rougeâtre mat (métachromatie neutrophile ou monoazurophilie) et une granulation rougeviolet brunâtre (neutrophilie mûre). Dans les cellules promyélocytaires trois types de granulations peuvent se présenter,; les deux déjà décrites et une autre fine de couleur rose /neutrophilie non mûre). Les autres nuances, correspondant aux autres réactions cytologiques, sont identiques à celles observées par le Panchrome de Pappenheim.
Eosine-bleu de toluidine (d’après la méthode Dominici, Rubens-Duval). — Dans ce mélange colorant nous trouvons l’éosine W. G. B. A. Hochst ou l’éosine française soluble à l’eau, l’orange G, le bleu de toluidine; c'est-à-dire deux colorants acides et un colorant basique métachromatique.
D'après la technique suivie par Dominici, les noyaux sont teimtés en bleu (basophilie), le cytoplasme des cellules mononucléaires en bleu-clair (basophilie), les granulations des ‘polynucléaires en jaune-orangé (oxyphilie) et en rouge vif (neutrophilie); les granulations des Mastzellen en bleu ou violet-rougeâtre (basophilie où métachromatie basophile) ;
— All —
les granulations des cellules mononucléaires normales ne sont pas visibles. À
Bleu de méthyle-éosine (Méthode de Mann, 1902). — Ce colorant est un mélange de bleu de méthyle acide et d'éosine acide, tous les deux dissous dans l'eau distillée.
Avec cette coloration, le cytoplasme des polynucléaires se colore en pourpre clair (oxyphilie) et les granulations de ces cellules en rouge (oxyphilie), aucune autre n’est représentée (1).
Il nous semble que cette analyse chromatique est suffisante pour donner une idée certaine de la réaction chromophile spécifique de la granulation azurophile.
Nous avons fait agir sur elle et dans toutes les différentes cellules qui la contiennent, un grand nombre de réactifs colorants basiques, acides et neutres, dont quelques-uns de réaction métachromatique; ces réactifs ont été utilisés séparément ou combinés. Nous avons pu voir qu'elle est achromophile pour tous ces colorants basiques, elle est aussi achromophile pour les réactifs colorants acides, tels que l’éosine, l'orange, la fuchsine et le bleu de méthyle, et elle l’est aussi pour les colorants neutres : éosinate de bleu de méthylène, éosinate de bleu de toluidine, éosinate d'azur pur. Cette granulation des cellules mononucléaires du sang normal aussi visible dans d’autres cellules à un seul noyau des différents tissus, présente une chromophilie unique, par le mélange neutre des substances colorantes basiques telles que le bleu de méthylène, azur de méthylène, violet de
(1) Manuoellian à vu dans le cytoplasme et dans les expansions cyloplasmiques des cellules nerveuses de la moelle épinière, surtout dans les neurones de la corne antérieure, des corpuscules rouges, francs ou violet-rouge, de forme et dimensions inégales:; ces corpuscules sont visibles avec celte méthode seulement dans les cellules motrices en fonctionnement spécial (réaction histochimique anormale). Ces granulations sont oxyphiles ou amphophiles; dans d’autres cellules anormales, les corps de Nissle par le bleu polychrome sont basophiles (d'après la méthode de Nissle, ils se colorent en bleu foncé). Avec le vert de méthyl pironine phéniqué,
ces granulations sont rouge vif (oxyphiles); les granulations des Mastzellen sont orangé (mélachromaltie basophile); aucune autre granulation n'est colorée.
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méthylène et d'une substance colorante acide telle que l'éosine. Elle ne prend donc que la mollétule néutre qui dépend de l’éosinate d’azur/ou peut-être les éléments acides de Pazur lui donnent-ils un caractère amphotère. Il semble que dans ce mélange neutre d'éosinate d'azur de bleu de méthylène il y aura un éosinate de bleu de méthylène et un éosinate d'azur de méthylène, lesquels doivent agir ensemble après mordançage par l'éosine. D'après Pappenheim, il s'agit d’une absorption physique de la base carbinole (rouge) et d’une fixation superficielle supplémentaire de cette base par l'éosine.
A vrai dire, la granulalion des cellules mononucléaires n'est pas une granulalion azurophile, parce que celte granulation ne prend pas l'azur isolément, donc il sera plus exact de dire qu'elle est une granulation oxyphobe et basophobe, et que sa nuance correspond à la réaction de la métachromalie neutrophile, mise en évidence uniquement par l'éosinate d’azur de bleu de méthylène.
En résumé : après action d’un mélange colorant neutre tel que le May-Grünwald-Panchrome de Pappenheim, le bi-éosipale de Tribondeau ou le Giemsa sur les éléments du sang normal.et anormal, les différentes nuances que présentent ces éléments colorés, correspondant à toutes les réactions cytologiques actuellement connues (basophilie, neutrophilie, OXYphilie, métachromatie basophile et métachromatié neutrophile) sont les suivantes :
Bleu. — Basophilie (cytoplasme des mononucléaires normales; des lymphoïdocytes, des l:ucoblastes, des promyélo-: cyles (partiellement) des cellules épithéliales, ete.).
Violet-rougeâtre ou violel-bleuâtre. — Basophilie. Azurophilie facultative (noyau des ceilules mononucléaires et polynucléaires).
Rouge sale, violacé où grisätre. — Neutrophilie mare
ENTIgRE
{granulation des polynucléaires, métamyélocytes, myélocytes, promyélocytes).
Rouge clair rosatre. — Neutrophilie non mûre (granulation des leucoblastes, promyélocytes, myélocytes).
Rosâtre, gris-violet. — Oxyphilie (cytoplasme de quelques cellules non mûres).
Pouge brique, rouge vif. — Mono-oxyphilie (granulation des polynucléaires à). Pr
Violet-bleuâtre, violet-rouge foncé. — Monobasophilie. Métachromatie basophile (granulation des Mastzellen).
Violet-bleuâtre, bleu. — Amphobasophilie (granulation non mûre des polynucléaires 2).
Rouge brique ou vermillon. = Amphe-oxyphilie (granulation des polynucléaires du cobaye ou du lapin).
Vermillon. = Ampho-oxyphilie (granulation non mûre e des cellules leucoblastiques du cobaye et du lapin).
Violet-rougeâtre, rouge vif. — Métachromatie neutrophile. Azurophilie spécifique (granulation des cellules mononucléaires). . À
Violet-bleuâtre presque sépia. -— Métachromatie neutrophile. Azurophilie spécifique (granulation atypique des promyélocytes du sang de la leucémie myéloïde chronique).
En faisant agir sur la granulation des cellules mononucléaires du sang normal, du sang pathologique, de la moelle osseuse, de la râte, des glandes lymphaliques, etc., des colorants basiques ou acides isolément ou mélangés el des mélanges colorants neutres exceptés d'éosinate d'azur du bleu de méthylène, la réaction chromatique de ces granulations ne se produit pas, elle ne sera pas colorée, donc elle est de réaction différente à celle des autres granulations cellulaires.
BÉTANCÉS
Résistance de la granulation azurophile
aux liquides décolorants.
‘Nous allons étudier maintenant la résistance que présente la granulation azurophile, une fois colorée par la May-Grünwald-Panchrome de Pappenheim, aux agents décolorants. En prenant des frottis du sang normal et du sang leucémique colorés de celte façon, nous avons fait agir directement les liquides de colorants en observant la préparation à différents intervalles.
L'eau courante produit une décoloration qui commence par les parties basophiles du cytoplasme et des noyaux à partir d'une demi-heure. Déjà au bout de deux ou trois heures le cytoplasme estpresque imperceptible, lesnoyaux conservent encore une légère teinte violacée. Cette décoloration se fait relativement suivant que la basophilie se montre plus ou moins forte. La granulation monobasophile des Mastzellen est la première ‘à se décolorer. À cette période toutes les autrés granulations sont encore visibles et lorsque la granulation des Mastzellen est complètement incolore, les noyaux de ces mêmes cellules apparaissent aussi incolores. La granulation neutrophile des polynucléaires vient ensuite, les noyaux restent avec une tente rose el la granulation est presque imperceptible; cette granulation dans les cellules de la leucémie myéloïde chronique est plus résistante, et après quatre heures on peut voir encore des granulations neutrophiles colorées, dans les métamyélocytes. La granulation azurophile est plus résistante que la granulation neutrophile et la granulation ampho-oxyphile du cobaye, elle est aussi plus résistante que les corps de Kurloff.
Si maintenant nous plongeons la préparation dans l'eau savonneuse on peut se rendre compte plus nellement qu'avec de l’eau simple, de la différence de résistance de toutes ces
granulations. La granulation azurophile, dans les cellules normales ou anormales, résiste mieux que la granulation neutrophile et mieux encore que la granulation basophile, moins que la granulation éosinophile. à
Si nous faisons agir de l’eau légèrement acidulée, nous pouvons voir, dans l’espace detrois à neuf minutes, ce qui suit : la basophilie nucléaire et cytoplasmique disparait complètement persistant seulement dans les noyaux avec une teinterrosatre: la granulation basophile des Mastzellen disparaît quelquefois aussi, elle reste avec une teinte rose: la granulation neutrophile se décolore complètement; reste le cytoplasme avec une teinte légèrement oxyphile et dans ce cas-là les noyaux sont moins décolorés; la granulation ampho-oxyphile du cobaye résiste plus que la granulation neutrophile de l'homme, elle reste avec une teinte rose; la granulation azurophile résiste à peu près comme la granulation ampho-oxyphile et conserve aussi une teinte rose. Dans les cellules de la leucémie myéloïde et dans les cellules du cobaye elle est encore plus résistante à l’eau acidulée, elle conserve après huit minutes une leinte rougeñtre claire; les corps de Kurloff présentent la même résistance relative, toujours moins que celle du noyau; les granulations mono-oxyphiles résistent plus que toutes les autres. Dans les cellules du sang leucémique, on trouve une décoloration proportionnelle de la granulation neutrophile, qu'elle soit müre ou non, la première apparaît avec une teinte rose et la seconde disparail complètement.
En faisant agir l'alcool absolu sur des frottis de sang colorés de la même façon, on peut observer les différences de résistance des granulations qui nous occupent; les eytoplasmes basophiles, la granulation des Masizellen, la granulation neutrophile, la granulation azurophile, les noyaux et en dernier lieu les granulations mono-oxyphiles se décolorent successivement. Une décoloration de 12 à 15 minutes en faisant agir simultanément de l’alcool et de l'eau, suffit à déco-
PR UT. ee
lorer complètement toutes les granulations excepté les partiés mono-oxyphiles qui restent très faiblement colorées.
Résistance de la granulation azurophile
aux agents dissolvants.
Nous allons maintenant exposer les résultats que nous avons oblenus en faisant agir certains agents, non pas sur les cellules colorées mais dans les préparations de sang encore humide et non fixé. Notre technique a. été différente dans quelques détails à celle employée par Levaditi dans les cellules à granulation basophile. Nous avons fait agir l'agent dissolvant directement sur le sang non fixé, puis nous avons fait passer un léger courant d'eau en séchant immédiatement au buvard. Cela fait, nous avons coloré par le May-Grünwald-Panchrome ou par le bi-éosinate de Tribondeau.
Après avoir introduit une lame préparée avec du sang de l'homme et d'autres avec du sang de cobaye dans un tube de Rose (qu'on emploie pour la réduction de l'arsenic). dans l'extrémité ampullaire duquel nous versons ? ou 3 gouttes d’eau, on ferme hermétiquement et le tube est placé dans un bain-marie à 38, 40 et 42 degrés pendant une éemi-heure à trois
quarts d'heure, les résultats obtenus ont été les suivants : toutes
les cellules avaient conservé leurs affinités colorantes imtactes,
les granulations également. En augmentant la tempéralure
jusqu’à 98 degrés pendant un temps égal nous avons trouvé un autre. résultat : presque tous les substratums cellulaires avaient été détruits totalement ou quelques-uns gonflés, en caryolyse, où en caryorèse, les cytoplasmes apparaissent comme une tache bleuâtre et les noyaux comme une tâche brunâtre. Les granulations ont été dissoutes, aucune n'est colorable. Dans le sang du cobaye les mêmes résultats ont été obtenus, mais dans quelques endroits de la préparation il semble que la chaleur humide n ‘avait pas agi de la même
facon, puisque nous avons pu voir quelques noyaux et cytore non dissous HAINE gonflés et noirâlres avec quelques granulations que nous n'avons pu différencier; nous avons pu reconnaitre la granulation oxyphile, gonflée: dans d’autres une granulation plus petite que celle-ci, noirâtre de, la même façon, mais presque dissoute, qui nous paraissait être la granulation azurophile; nous n'avons pu constater aucune autre granulation. Les corps de Kurloff nous les avons vus dans le même état que les noyaux.
En plaçant d'autres préparations de sang comme précédemment et à une température de 54 degrés les résultats ont été les suivants : dans les préparations avec du sang d'homme, les cellules neutrophiles gonflées ou presque
détruites ne contenaient aucune granulation et Ie cytoplasme
restait oxyphile; les cellules à granulation basophile n'ont pas élé visibles; les cellules à granulations azurophiles, alté- POeNAeE presque dissoutes, mais moins que les cellules polynucléaires neutrophiles, présentaient une granulation gonflée eb colorée en rouge clair, ou rosâtre; les granulations oxyphiles un peu plus volumineuses et plus vitreuses, mais avec la coloration rouge brique normale. à
Chez le cobaye nous avons eu un résultat identique avec la granulation azurophile et oxyphile; la granulation amphooxyphile en paraissant moins résistante que celle-là a résisté plus que la granulation neutrophile de l'homme, elle apparaîssait un peu dissoute et avéc une réaction colorante purement oxyphile (rosâtre). D'autre part toutes les cellules paraissent moins résistantes que chez l’homme.
A la température de 48 degrés, la différence de la résistance entre la granulation neutrophile ampho-oxyphile et azurophile est encore plus nette; la première est toujours la moins résistante.
Voici maintenant l’action de certains autres agents sur la granulation azurophile, tel que le mélange à parties égales
d'alcool absolu-éther, la Mae, de soude à & 1 p/Ce00:
d'acide chlorhydrique à 1 p. 100, d'acide acétique à 10 p. 100, du chloroforme pur et du xylol. En agissant comme nous l'avons dit précédemment nous avons trouvé après action de ces agents pendant 1 à 3 minutes et en colorant ensuite, les modifications suivantes :
Alcool-éther. — Il avait produit dans toute la préparation des modifications telles qu'après coloration il nous fut impossible de faire une différenciation des granulations; toutes les cellules étant contraclées par déshydration brusque; les cytoplasmes mêmes moins rélractés que les noyaux, présentaient une légère basophilie etils étaient pleins d'un précipité qui rendait la différenciation des cellules impossible, ainsi que celle des granulations.
Solution de soude D à 1 pour 200. — L'action de cet
agent avait porté irrégulièrement dans toute la préparation ; chose impossible à éviter (ce qui nous est arrivé avec les autres agents dissolvants à cause de quelques cellules desséchées et fixées plus rapidement que les autres). Après la coloration, nous avons trouvé des noyaux colorés en rose d’une façon homogène, sans structure chromatinienne définie. et d'autres avec une structure nette, bien détaillée et colorée en violet-rouge, tous ces noyaux plus ou moins gonflés. Les cytoplasmes présentaient tous une forme sphérique, vitreuse et assez gonflée, presque tous sans coloration ou avec un filet périplasmique, des reflets bleuâtres et absence complète de basophilie.
Dans ces cellules il était facile d'observer une granulation
azurophile nette, petite, régulière, sphérique ou légèrement pointue et répartie inégalement dans les cytoplasmes, quelques fois un petit amas de 3 à 5 granulations. Dans d’autres cellules dans lesquelles on trouvait la même structure chro-
à rire
matinienne bien nette entourée d'un large cytoplasme gonflé et vitreux, on pouvait constater que’la granulation ‘azurophile présentait une structure tout à fait particulière; elle était comme une masse désagrégée, granuleuse, complètement identique à la structure que présentent le corps de Kurloff dans certains cas anormaux. Cette petite granulation azuro- + phile on peut la voir comme un commencement de dissoluüon ou de désagrégation. Les cytoplasmes des cellules polynucléaires présentent une structure complètement identique; les cytoplasmes à granulations neutrophiles gonflés et vitreux et avec des reflets bleus présentaient une petite granulation rose, presqu'invisible; on peut dire que c'était un reste d'oxyphilie ou de dissolution de la granulation; dans les cellules polynucléaires mono-oxyphiles on observe que la granulation conserve sa réaction colorante, mais gonflée et plus vitreuse. La structure des noyaux des cellules polynucléaires présentait les mêmes modifications que celles des cellules mononucléaires. Nous voyons, en somme, que la granulation azurophile résiste à la solution de soude plus que la granulation neutrophile et moins que la granulation mono-oxyphile; la granulation monobasophile n'est pas visible. 7 Acide chlorhydrique à 1 p. 100. — En soumetlant des préparations de sang de cobaye à l'action de celte solution chlorhydrique nous avons constaté, après coloration, que, les noyaux des cellules mononucléaires se présentaient presque homogènes, nébuleux, violet ou rouge clair et parfois avec une structure chromatinienne nette; les cytoplasmes très légèrement basophiles. Dans d'autres cellules ces cytoplasmes apparaissaient gonflés, vitreux, sphériques, et dans les cellules polynucléaires la masse cytoplasmique était invisible, c’est-à-dire détruite et comme envahie par tout le noyau, gonflée et entourée d'une auréole délicate rose ou orangée; c'étaient les granulations ampho-oxyphiles dissoutes.
La granulation azurophile paraissait résister à l'action de l'acide chlorhydrique, elle était nette, colorée en rouge vif. La granulation mono-oxyphile résistail parfaitement. On peut donc conclure que la granulation azurophile est plus résis-
tante que la granulation ampho-oxyphile à l’action des acides
et moins résistante que la mono-oxyphile.
Solution d'acide acétique à 10 p. 100. — Sur des préparations de sang humain nous avons pu voir que cette solution exerce les mêmes effets que la solution d'acide chlorhydrique, mais moins fortement. De toutes façons on voit une plus grande résistance de la granulation azurophile à celle de la granulation neutrophile.
Chloroforme pur. — En faisant agir le chloroforme directement sur le sang du cobaye, humide, sur lame, les résultats sont les suivants : les noyaux des cellules mononucléaires se présentent avec le même aspect qu'après l’action
-de la soude et des acides, leur chromophilie, quoique plus
faible persiste, tandis que les cytoplasmes se gonflent, ils
perdent un peu de leur basophilie et se présentent vitreux et
avec des reflets bleuâtres. Les noyaux des cellules polynucléaires se présentent plus ou moins distincts et un peu altérés tels que les novaux des cellules mononucléaires. Les granulations azurophiles restent intactes et conservent leur pouvoir chromophile, la granulation ampho-oxyphile est détruite complètement dans quelques cellules et ne se présente pas colorée, dans d’autres elle reste très légèrement colorée; la granulation monobasophile est, parfois dissoute complètement, parfois en partie seulement et présente une coloration rougeâtre; la granulation mono-oxyphile reste intacte. Les corps de Kurloff apparaissent moins azurophiles, ils sont gonflés et parfois presque dissous.
Xylol. — Avec les xylol les résultats sont les mêmes qu'avec le chloroforme.
Dans celte étude microchimique de la granulation azuro-
phile il est possible de trouver des résultats quelque peu variables, variations tenant à la technique employée, suivant qu'on fait agir les liquides dissolvants pendant un temps plus long, ou qu'après action de ces liquides on ne lave pas suffisamment de façon à enlever toute trace d'acide ou d’alcali ou qu'on emploie d'autres solutions colorantes après l’action du dissolvant. En tout cas, nos résultals ne sont pas très différents en ce qui concerne les granulations oxyphiles, monobasophiles et neutrophiles, des résultats oblenus par quelques chercheurs.
Avec la technique que nous avons employée nous avons pu constater au sujet de la résistance de la chromophilie de la granulation azurophile, d'abord, qu'elle résiste à l'eau pen- -dant quelques heures mieux que les cytoplasmes et un peu moins que les noyaux: relativement plus que la granulation neutrophile que la granulation basophile et que la granulation ampho-oxyphile; moins que la granulation mono-oxyphile ; qu'elle est moins résistante à l’action de l'alcool et des acides, mais toutefois plus que les autres granulations el moins que l'oxyphile. D'autre part, cette résistance aux liquides décolorants paraît être proportionnelle à l'intensité de sa coloration, puisque dans les cellules où elle présente une coloration violet-bleuâtre ou rougeñtre mat, elle résiste davantage. La granulation azurophile du cobaye résiste plus que la granulation azurophile de l'homme.
Nous avons vu que les liquides acides el alcalins que nous avons ulilisés ne détruisent pas la granulation azurophile; que la granulation azurophile est moins résistante à ces agents que la granulation oxyphile, mais plus que les granulations neutrophiles ekampho-oxyphiles qui sont dissoules par ces liquides. D'autre part, le chloroforme et le xylol ne la dissolvent pas non plus, mais elle est moins résistante à ces derniers, toujours plus que la neutrophile, que l’ampho-oxyphile et basophile et moins que l’oxyphile.