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deux variélés el même dans celte variété atypique présente toujours le même degré de résistance au décolorant et à cerlains liquides dissolvants. A 48 degrés elle n'est pas détruite, non plus la neutrophile, mais celle-ci présente déjà des altérations actentuées et à 54 degrés elle disparaît complètement, tandis que la granulation azurophile et la granulation mono-oxyphile résistent; par l'alcool-éther la granulation azurophile disparaît, mais moins rapidement que les autres gramulations, excepté la mono-oxyphile; par l'action de la soude elle résiste tandis que la granulation neutrophile disparait, lorsque:les eytoplasmes sont altérés, vitreux, et les noyaux montrent une plus faible chromophilie; par l’action des acides le résultat est identique ainsi que par l'action du chloroforme et du xylo!.
Tous ces caractères nous prouvent que la granulation azurophile est strictement de réaction métachromatique neutrophile et oxyphobe et basophobe. Dans la granulation neutrophile il ÿ aura une mono-neutrophilie pour tous ces colorants neutres, dans les granulalions neutrophiles non mûres il y aura oxyphilie, dans la granulation du lapin et du cobaye :l y aura ampho-oxyphilie; dans cette granulation non mûre il y aura une oxyphilie, dans la granulation éosinophile il y aura mono-oxyphilie, non mûre, elle sera amphobasophile ; la granulation des Mastzellen sera monobasophile ou métachromobasophile, les noyaux amphobasophiles.
Ces affinités chromatiques sont expliquées par Pappenheim de la façon suivante : dans la granulation azurophile il y aura monoazurophilie spécifique, liaison physique d’éosinale d'azur: dans la granulation rouge pourpre brillant, liaison chimique des mono-azur el éosinate à groupes basiques diffus. Dans la neutrophile mûre il y aura liaison chimique du sel polyacide saturé, neutre, uni chimiquement, homogène, des groupes acides de la matière colorante neutre ; dans la neutrophilie non mûre il y aura liaison des sels
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monoacidès neutres liés chimiquement au moyen des groupes acides; dans la granulation ampho-oxyphile et mono-oxyphile, il y aura oxyphilie pure, dans la granulation oxyphile non mûre -amphobasophilie, liée les matières colorantes basiques neutres ou saturées polybasique à leur groupe basique; dans la granulation ampho-oxyphile, liaison des matières colorantes neutres acides ou alors non saturées monobasique à ses groupes acides; les granulations non mûres seront amphophiles.
Finalement, la morphologie ou l’origine de la cellule sanguine pourra-t-elle nous aider à différencier la granulation azurophile? Nous ne croyons pas comme l'ont déjà prétendu quelques auteurs, que cette morphologie puisse aider en quelque chose dans cette différenciation; seulement pourrat-on dire que la granulation azurophile est uniquement visible dans les cellules mononucléaires, tandis que les autres granulations peuvent être visibles dans des cellules polynucléaires et même dans des cellules mononucléaires lorsqu'elles sont Jeunes et appartiennent aux organes hématopoiétiques. Pour Pappenheim et son école, la granulation des cellules mononucléaires qui se différencie dans le sens myéloïde portent une granulation grossière mate et violacée, la cellule Jymphoïdocylaire portera toujours la granulation rouge brillant ainsi que les lymphocytes; la pelite granulation fine violacée serait le propre des cellules monocytoïdes normales, lymphocylaires. Quant aux dualistes qui voient la genèse du globule blanc et sa morphologie d'une facon tout à fait différente, la découverte de la granulalion azurophile les a obïigés à de nouvelles hypothèses : beaucoup de ces dualistes croient que la granulation azurophile est seulement une granulation neutrophile propre des monocytes qui vont se transformer en polynucléaires neutrophiles ou éosinophiles, c'est-à-dire des cellules de transition. Nous ne voulons pas entrer dans la discussion de ces doctrines parce que ce n'est pas le but de
notre étude et d'autre part parce que nous sommes convaincu que la granulation azurophile n'apporte pas de preuves pour trancher cette question.
Nous constatons seulement que la granulation azurophile est une, qu'elle est propre aux cellules mononucléaires mais non à telle ou telle variété de ces cellules ; elle peut ne pas être visible dans un lymphocyte par exemple et pour cela le lymphocyte ne cesserait pas d’être lymphocyte. Ainsi la cellule monocytaire, soit qu’il s'agisse de la cellule myéloïide ou de la cellule lymphoïde, pourra présenter ou non la granulation azurophile, soil la granulation rouge, soit la granulation violette, soit la granulation poussiéreuse, grossière, entourée ou non d’un halo acromophile, sans perdre pour cela son caractère morphologique ou d’origine. D'autre part une cellule pourra contenir cette granulation, soit dans un cytoplasme fortement basophile, faiblement basophile ou avec un atome d'oxyphilie. Aucun des chercheurs qui se sont occupés de la granulation azurophile n'a pu la constater dans des cellules de Turk; nous l’y avons vue fréquemment quand ces cellules se présentaient avec la morphologie et l’affinité tinctoriale normales. Nous pouvons donc ajouter, que € ’est seulement dans des cellules polynucléaires que nous n'avons pas trouvé la granulation azurophile, mais à cela près dans toutes les autres cellules sanguines ou d’autres tissus de l’homme, du lapin, du. Fe de la souris blanche et de la grenouille.
Les raisons données par ceux qui nient la spécificité azurophile des granulations de cellules mononucléaires ef celles qui affirment le contraire, sont si restreintes et si peu variées et de plus si peu basées sur des faits d’ordre expérimental, que sans aucun doute elles restent encore insuffisantes pour trancher la question et d'autre part elles ne permettent pas une longue discussion. Elles ont été basées sur quelques observations morphologiques et sont parties d’un point qui