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(modifications de celle d'Assmann), avec le May-Grünwald qui est un mélange neutre d'éosinate de bleu de méthylène, Sans contenir d'azur, la granulation des cellules monocytaires et lymphocytaires se colore nettement. Scott dit la même chose de son mélange, ce qui prouverait qu'elle n’est pas azurophile uniquement et neutrophile toujours. Dans ce £as nous aurions pu conclure de la même facon lorsque nous avons eu à expérimenter une coloration de frottis de sang en nous servant du May-Grünwald seulement, même sans l’ad- - ditionner comme Klein d’eau alcalinisée, mais d’eau ordinaire, Si nous n'avions pas eu l'idée de rechercher la cause de cet accident. Nous avions utilisé des tablettes de bleu de méthylène-éosine pour micrographie de la maison P. Frère, de Paris; ces tablettes, comme s'il se fut agi de May-Grünwald pur, furent diluées à 50 centigrammes p. 100 d'alcool méthylique, suivant la technique connue. En trouvant que même avant de faire l'autre coloration par le Panchrome, les granulations ‘azurophiles étaient déjà colorées, nous voulûmes nous assurer qu'avec un autre May-Grünwald cela ne devait pas se produire, du moment que ce colorant ne doit pas contenir d'éosinate d'azur et que celui que nous avons employé le contenait. Nous demandämes ensuite à la même maison de nous fournir un autre May-Grünwald et de nous ‘envoyer une poudre colorante avec l'étiquette de May-Grünwald authentique et nous l’utilisâmes en employant la même technique : les résultats furent identiques. Alors l'hésitation venue, nous dûmes tout de même faire quelques investigations expérimentales et le résultat fut que les deux May- Grünwald de cette maison contenaient de l’éosinate d'azur, ils étaient tous les deux vieux, impurs, puisque un éosinate de bleu de méthylène de Tribondeau pur et frais, ne colorait pas la granulation azurophile pas plus qu’un May-Grünwald d'autre provenance. L'azéo même, qui est un éosinate d'azur, ne la colore pas nettement, ce qui prouvait que dans le cas
de Klein avec un May-Grünwald et de Naegeli avec son Jenner, il s'agissail très probablement des impuretés et des transformations du bleu de méthylène donnant origine à l’azur qu'à un moment donné formail, avec l’éosine, léosinale d'azur. Nous ne devons pas oublier d'autre part, que Klein n'arrivait pas à colorer la granulation azurophile avec un May-Grünwald pur, de là, sa modification de la méthode en ajoulant de l’eau alcalinisée. Déjà Pappenheim pensait que dans le colorant d’Assmann existaient des impuretés du bleu de méthylène et que dans l'Azéométine de la maison Paul Altmann, de Berlin, la quéstion était plus évidente encore parce que ce colorant était un mélange de May-Grünwald-Romanowsky.
En ce qui concerne la coloration de Scott, dans son mélange se trouve un produitspécial, qui sans doute sgrait aussi del'azur.
Une question semblable nous est arrivée avec un mélange de Giemsa et avec un de Pappenheim et nous allons l’exposer parce qu'il prouve encore la spécificité azurophile de la granulation de cellules mononucléaires.
Nous avons eu deux mélanges colorants, un de Giemsa et l'autre de Pappenheim, qui présentaient tous les deux une teinte bleu-verdâtre ; en faisant agir ces mélanges séparément sur des frollis de sang desséché et fixé par l'alcool absolu pendant 15 à 20 minutes, le résultat suivant a: été obtenu : toutes les cellules mononucléaires et aussi polynucléaires élaient colorées en bleu, donc basophilie nelte, et seule la granulation mono-oxyphile apparaissait colorée en rouge brillant; dans quelques cellules polynucléaires on voyait les. cytoplasmes légèrement teintés en rose, la granulation azurophile n'était pas visible, et pourtant dans ces deux mélanges, il existe de l'azur et de l'éosine qui devraient avoir coloré cette granulation. Nous croyons que dans ce cas ilest arrivé ceci : la mise en liberté de l’éosinate d'azur ne fut pas effectuée ou bien il n'existait pas d’éosinate d'azur: de toute.
CPAS
Fig. e. — ? et 2. Promyélocytes à granulations azurophiles et neutrophiles non
: mûres (Sang anormal). 3 et 4. Promyélocytes à granulations azurophiles atypiques et granulations neutrophiles (Sang de la leucémie chronique). 5. Lymphoïdocyte primitif. 6. Même cellule, plus développée, à granulations azurophiles {?) 7. Monocyte leucoblastique à granulations azurophiles typiques. 8. La même cellule plus jeune et intermédiaire entre les cellules 6 et 8 {Sang de la leucémie chronique). Les cellules 5, 6, 7 et 8 ont été colorées par le Giemsa; les cellules 1, 2, 3 et 4 par le May-Grünwald-Panchrome. Gross. 670, augmenté.
N “té ee SJ" Fig. i. — Rate de grenouille (Froitis. Gross. 670). Quelques cellules lymphoïdes, 1 leucoblastiques et monocytoïdes à granulations azurophiles. Un leucoblaste à
granulations azurophiles et granulations mono-oxyphiles non mûres.
façon cela prouve que la granulation azurophile n'est pas
colorable lorsque l'azur ou l'éosine agissent séparément et
qu'il faut l’action combinée de l’éosinate d'azur et le mordan-
çage en plus de l’éosine. D'autre part on voit que la granu-
lation azurophile n’est pas oxyphile parce qu’autrement elle * aurait été teintée en rouge. |
Comme nous l'avons déjà dit antérieurement, avec d’autres solutions de Giemsa et de Panchrome d'une teinte violette, nous avons obtenu la coloration de la granulation azurophile.
Nous croyons qu'avec le Triacide d'Ehrlich les résultats inconstants qu'on peut obtenir ne sont pas la conséquence toujours d’une fabrication imparfaite du mélange. La granulation neutrophile vraie est toujours mise en évidence par ce colorant et même il colorera la granulation neutrophile non müre qui n'est pas, colorée par le Giemsa.
Les spécificités que donnent Naegeli et Benjamin de la granulation azurophile de quelques cellules monocytaires en la séparant de celle des cellules lymphocytaires ne nous paraissent pas exactes, puisque ces granulations ne diffèrent pas, ni morphologiquement, ni par leurs affinités tinctoriales, des’ autres granulations azurophiles; elle n'a pas non plus une affinité plus marquée par le mélange neutre d’éosinate d'azur que par les autres colorants, comme on l’a cru :. elle a seulement de l’affinté pour l’éosinate d'azur. Cet argument pour le rapprocher de la granulation neutrophile ainsi qu'il a élé dit ne devrait pas être retenu.
Une différence plus nette de la réaction chromophile de la -
granulation azurophile en comparaison avec celle de la granulation neutrophile peut étre constatée dans les cellules monocytaires anormales du sang de cobaye; elle est généralement rouge vif, nettement azurophile où métachromo-
neutrophile, identique à celle des cellules lymphocytaires, .
tandis que la granulation des cellules polynucléaires est toujours oxyphile ou ampho-oxyphile.
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D'autre part la première ne présente jamais une chromophilie par le Triacide, par l’éosine ou par l’hématéine, tandis que l’ampho-oxyphile et même la mono-oxyphile et la neutrophile vraie de l’homme, sont violacées rosâtre par ces colorants. Je ne crois pas qu’il puisse exister un histologiste qui confonde dans certaines cellules de la moelle osseuse du cobaye la granulation azurophile avec la granulation amphooxyphile non mûre, lorsque toutes les deux se trouvent dans la même cellule à cytoplasme encore basophile (bleuâtre); l'une est violette marron, l’autre vermillon, nettement oxyphile ou ampho-oxyphile.
Considérant la granulation azurophile de quelques cellules de la rana-esculenta, nous voyons qu'elle ne diffère pas des autres granulations de l’homme, du cobaye, du lapin ou de la souris blanche et dans ce cas on ne peut pas dire qu'il s’agit d'une granulation neutrophile non mûre, parce que dans cet animal il n'existe aucune granulation neutrophile et seulement une granulation oxyphile et monobasophile. Si on prend comme exemple les cellules sanguines de la souris blanche on voit aussi que la granulation neutrophile des cellules polynucléaires est tout à fait spéciale, tandis que la granulation azurophile reste invariable.
En réalité le désaccord entre les hématologistes pour différencier la granulation azurophile de la granulation neutrophile non mûre, prend son origine lorsqu'il s'agit des cellules anormales du sang où on peut trouver la granulation azurophile dans les mêmes cellules où se trouve la granulation neutrophile non mûre. D'abord Ebrlich, Turk et Naegeli qui signalaient une granulation neutrophile dans les cellules dites de transition, colorable par le Triacide quelquefois, paraissait un argument décisif au sujet duquel nous apportons les précisions nécessaires tendant à prouver qu’on ne peut pas continuer à penser que c'était la même granulation azurophile. Ces cellules de transition étaient des cellules
anormales du sang, promyélocylaires qu'on ne pouvait pas différencier des cellules monocytaires normales par une coloration hypoptique.
Hynek en injectant des lapins avec du nucléale de soude, voit paraître dans les cellules de transition identiques à celles de l’homme, une granulation azurophile et ces cellules ne montrent en rien une forme de transilion vers la cellule neutrophile.
Nous avons constaté la même chose et cette constatation nous à servi pour différencier la granulation azurophile des
cellules monocytaires du cobaye qui’sont rouge vif comme d’autres granulations azurophiles, tandis que la granulation des cellules polynucléaires du même animal contiennent une granulation violaéée ampho-oxyphile qui étant jeune est plus fine et d’une coloration vermillon. Avec une coloration panoptique on distingue bien la différence morphologique des cellules sanguines et on peutse rendre compte du bien-fondé de nos arguments. Naegeli ne veut pas reconnaître la différence des cellules monocytaires et il dit obtenir dans toutes ces cellules la même réaction indophénole-bleue qu'il obtient dans les cellules à granulations neutrophiles. Cet argument n'est pas décisif, comme plusieurs savants l'ont déjà observé, parce que la même réaction de Rührmann-Spitzer (paraphénylène-diamine et naphtol en solution alcaline) manque parfois dans les cellules myéloïdes dont Hynek, Décastello et d’autres ont vu la coloration bleuâtre au lieu d'une réaction d'oxydase. D'autre part, Winkler et Schultz ont obtenu cette réaction dans des cellules lymphoïdes jeunes non granuleuses. ;
Une autre objection émise par les auteurs qui veulent idenlifier toutes les granulations des cellules sanguines est la suivante : ils disent pour la granulalion neutrophile mûre et non müre, soil par la granulation azurophile, que l'apparition. de la granulation des cellules lymphoïdes plus rouge foncé
et plus grossière que la granulalion neutrophile non mûre, est due au mélange colorant éosinate d'azur qui possède une propriété plus basique et que de là la granulation neutrophile non mûre apparaissait plus fine et rosâtre, du moment que l’autre granulation a pris plus vivement les composants basiques; de cette façon la granulation neutrophile non mûre prend aussi seulement des traces du Triacide.
Pour démontrer la fausseté de cet argument, nous avons coloré des frottis de sang leucémique et de sang normal de diverses façons, avec le Giemsa pendant 15 minutes après fixation par l'alcool; avec du May-Grünwald-Panchrome comme d'ordinaire, avec le Giemsa en arrêtant la coloration après > minutes, avec le May-Grünwald-Panchrome en arrétant Ja coloration après 5 minutes aussi. Les deux premières étant comme colorants de contrôle, nous avons pensé que si, en réalité, les granulations neutrophiles mûres et azurophiles Jouissaient d’un pouvoir plus chromophile que la granulation neutrophile non mûre, en arrêtant la coloration les unes devraient paraitre colorées et non les autres, dans le sang normal les granulations neutrophiles mûres devraient apparaître faiblement colorées en arrêtant la coloration, ou moins colorées et à peu près comme la granulation non mûre suffisamment colorée. Nous n'avons nullement obtenu pareil résultat; après la coloration par le Giemsa, si la granulation neutrophile non mûre ne paraissait pas colorée, la granulation mûre ne l'élait pas non plus, on notait seulement une légère oxyphilie du cytoplasme, tandis que la granulation azurophile se présentait nettement mais moins violacée. Après coloration par le May-Grünwald-Panchrome pendant » minutes, la granulation neutrophile mûre apparaissait un peu teintée rougeâtre, la non mûre rosâtre et l'azurophile toujours teintée en rouge. Dans le sang normal pendant un même temps de coloration la granulation mûre était moins colorée et moins encore que la granulation non mûre anté-
rieurement colorée. Dans des ‘préparations colorées avec le Giemsa on pouvait voir une absence de neutrophilie non mûre, même lorsque la granulation mûre était plus ou moins teintée et la granulation azurophile nettement rouge vif.
Ces expériences nous paraissent prouver que Ja granulation neutrophile mûre n’a pas pris tout le colorant et plus intensément que la granulalion non mûre, lorsque celle-ci pouvait être colorée, el qu'avec des colorations identiques en les poussant plus longuement, en arrêtant la coloration, la granulation non mûre ne paraissait pas colorée, tandis que la granulation mûre se colorait en suivant l’action plus ou moins longue du colorant. Dans des cellules de sang leucémique colorées insuffisamment par le Giemsa, la granulation azurophile élait visible, la neutrophile mûre de certaines cellules mononucléaires l'était très faiblement et les granulations neutrophiles des cellules polynucléaires de la même façon.
Une autre question que nous devons signaler est la suivante : d'autres substratums cellulaires peuvent être azurophiles sans pour cela être comparables à la vraie granulation azurophile. Dans ce cas les noyaux cellulaires se trouveraient et peut-être d’autres granulations et ce serait une azurophilie facultativenon spécifique ; parce que le colorant basique colore aussi les noyaux qui restent amphobasophiles, ce qui n'arrive jamais avec la granulation azurophile.
Nous pouvons tirer d’autres arguments de la microchimie pour différencier nettement lagranulation azurophile des autres granulations, cette granulation dans une coloration panoptique comme nous l'avons déjà dit, et en la soumettant à l’action de l’eau pure, de l'eau savonneuse, de l'alcool, de l’eau acidulée, peut montrer quelques caractères spécifiques.
Klein, toujours en cherchant à démontrer que la granulation azurophile des lymphoïdocytes et des promyélocytes était une granulation neutrophile non mûre qui avait une affinilé plus marquée pour l'azur, disait qu’elle avait plus de
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résistance à l’action du soleil, de l’eau et des acides, ce que n'avait pas la granulation neutrophile mûre. Nous utiliserons précisément cet argument de Klein pour la différencier d'avec la granulation azurophile. D'après nos recherches déjà décrites nous avons pu constater que la granulation azurophile une fois colorée, résiste plus à la décoloration soit par l’eau, l’eau savonneuse, l'alcool, l’eau acidulée, que la granulation neutrophile mûre, plus que la neutrophile non . mûre et moins que la mono-oxyphile; que la granulation ampho-oxyphile est encore plus résistante que la neutrophile de l'homme et moins que l’azurophile. Mais, contrairement à Klein, nous n'interprétons pas que cette résistance soit à cause de sa plus grande affinité pour l’éosinate d'azur et que cela la différencie de la granulation neutrophile mûre. Pour nous la différence est complète; Landis que dans les granulations neutrophiles mûres et non mûres il existe une différence de résistance, dans la granulation azurophile des cellules myéloïdes, des cellules du cobaye, des cellules de l'homme, normales, la résistance est toujours la même.
Si nous nous reportons au résultat que nous avons obtenu après l’action de certains dissolvants, tels que l'acide chlorhy drique, la soude, le chloroforme, le xylol et la chaleur, nous voyons encore nettement les différences qui existent entre toutes ces granulations. La granulation azurophile rouge vif et violet-marron ou bleuâtre est plus résistante à l'action de tous ces agents que la granulation neutrophile mûre et non mûre, plus encore que la granulation monobasophile, que la granulation ampho-oxyphile et moins que la granulation oxyphile. D'autre part, dans tous ces cas il ne
s’agit en aucune façon de l'affinité üinctoriale de toutes ces plastides, peut-être a-t-elle une influence, mais elle n’est pas la principale. A notre avis il s'agirait principalement de la constitution chimique de ces granulations qui doit être sans doute différente. La granulation azurophile dans ces