HISTORIQUE
Découverte de la granulation azurophile et son étude jusqu'à 1916.
La découverte de la granulation azurophile est due à L. Michaelis et A. Wolff, qui la décrivent pour la première fois dans leur article Uber Granula in Lymphocyten, publié dans Virchows Archiv, 1902, Bd. 167, pages 151 à 160.
Les auteurs se proposaient d’abord et principalement de signaler que la base de la classification des globules blancs donnée par Ehrlich, en globules à protoplasme avec granulations et sans granulations, semblait pour une fois perdre toute sa valeur puisque la cellule mononucléaire d'après la technique de coloration utilisée par eux (technique de Romanowsky) présentait aussi bien que la cellule polynucléaire des granulations dans le protoplasme.
Michaelis et Wolff préparaient ce mélange colorant de cette façon : |
A 200 centimètres cubes d’une solution de bleu de méthylène à 1 p. 100, ils ajoutaient 10 centimètres cubes d’une solu-
tion de soude 5 et après avoir fait bouillir le tout pendant un quart d'heure, la neutralisaient après refroidissement avec 10 centimètres cubes exactement de la solution d'acide sul-
furique. À 2 centimètres cubes de cette solution, ils mélan-
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.gaient 10 centimètres cubes d'une solution d'éosine à 1 p. 1000.
Le frottis de sang desséché était fixé à l'alcool absolu pendant une heure et coloré par ce mélange pendant un quart d'heure; après lavage et séchage ils obtenaient les hématies colorées en rouge ainsi que les granulations z la granulation < mais aussi bien colorée prenant une teinte rouge-violet et la granulation y, une teinte rouge-violet intense. Les noyaux prenaient une teinte rouge-violet plus nette quand Ja cellule était séparée, et d’aulant plus quand le ton de la coloration s'approchait du bleu. En général, les noyaux des lymphocytes étaient plus rouges que ceux des polynucléaires qui prenaient un ton bleuâtre, excepté quand un de ceux-ci était écrasé, les noyaux s’aplatissaient alors et prenaient aussi une teinte rouge comme ceux des lymphocytes. D'autre part les noyaux des lymphocytes pouvaient se colorer d’un ton s’approchant du bleu, lorsque ces cellules n'étaient pas complètement étalées et uniquement roulées en boule comme dans une préparation fraiche. Les hématoblastes se coloraient en rouge en montrant une structure granuleuse très fine qu'on n'obtenait pas avec un autre colorant.
De cette façon, Michaelis et Wolff constataient dans chaque Iymphocyte autour du noyau rouge violet, un protoplasme bleu ciel et dans celui-ci se trouvaient des granulations violettes qu’on ne pouvait pas voir avec une autre méthode de coloration. Ces granulations ne se voyaient pas dans tous les lymphocytes, mais à peu près dans un surtrois et rarement quand le Iymphocyte présentait un protoplasme étroit et peu visible. La grosseur de la granulation différait de la granulation < et de la granulation 2; sa forme généralement n'était pas complètement ronde, et le nombre en était différent suivant les cellules. En outre des lymphocytes typiques, la granulation se trouvait aussi dans les grands inononucléaires et dans les formes dites de transition d’'Ehrlich, où elle présentait une autre forme.
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