ADULTE NORMAL
52 52 44 52 30 23 50 50 50 391 31.15 11.67 29.99 28.59 21.70 29.29 ARE 17.42 31.66 34.41 68.20 87.08 69.79 10.58 78.24 70.66 72.60 82.51 68.24 | 65.88
LOIRE CNE MON PEN € A 4 e n mn a a 6 Z 2 E =
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4.000 | 7.100 | 4.200 | 4.500 | 5.000 | 12.000 | 10.000 | 5.000 | 14.500 | 34.500 41.108 1.104 4.454 4.579 4.255 780 660 41.023 3.263 3,407 4.399 4.821 7183 991 1.943 4 898 12922 1.559 3.945 6.634 15.83 45.56 34.64 35.09 25.41 6.50 6.60 20.46 22.51 10.05 62.85 67.63 18.66 22.02 38.80 40.82 13.22 1419 OLA 19.23
Be 26.94 66.04 59.51 47.51 45.83 82.61 66.07 68.02 34:89
ces faits dans un tableau des différents exemples que nous avons donnés antérieurement.
Dans ce tableau on voit clairement des chiffres qui ne laissent aucun doute sur ceci : que chez des sujets chez
lesquels un facteur cellulaire sanguin augmente ou diminue, polynucléaires neutrophiles, monooxyphiles où mononucléaires, les cellules à granulations azurophiles peuvent aussi augmenter où diminuer, ou rester invariables.
Nous avons vu déjà que chez des sujets normaux il y aune moyenne de 33 cellules mononucléaires sur 100 qui portent la granulation azurophile et que ce chiffre peut osciller, mais Sans Jamais dépasser le chiffre de 39 p. 100 comme maximum, ou de 26 p.1100 comme minimum et qu'à ce chiffre de 33 p. 100 correspond presque toujours un total par millimètre cube de 75? ‘comme moyenne, même si les proporlions relatives des cellules à granulations azurophiles par rapport à 100 globules blancs, varient.
On voit d’après ce dernier tableau, que dans ces images sanguines, deux sujets avec la même neulrophilie et polynucléose relative, présentent différentes azurOphilies relatives, que cette différence est de 2à 1 et que par rapport aux types normaux si la neutrophilie est de 20 p- 100 plus grande, il y à dans un cas 3,50 P. 100 moins d'azurophiles et dans l'autre cas 7 p. 100: mais qu'au contraire sur 100 cellules mononucléaires il y a 50 azurophiles chez l'un et chez l’autre 26. Ce rapport ne correspond à aucun autre, parce que, si on voit la quantité des globules blanes par millimètre cube, elle n'est pas de la moitié dans l’une et dans l'autre; le total des cellules à granulations azurophiles peut être dans un cas plus grand que la normale, dans les autres moins que la normale. En choisissant deux autres cas, nous trouvons qu'avec une neutrophilie identique, l'azurophilie est identique aussi el dans les deux cas il existe le même nombre de cellules à granulations azurophiles par rapport à 100 cel-
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lules mononucléaires et la polynucléose qui est très légèrement augmentée de 5 p. 100, l'azurophilie l'est aussi de 5 p. 100, ce qui différencie ces deux cas des deux premiers, c'est qu'ici l’azurophilie et la neutrophilie ont augmenté également. Choisissons encore 4 de ces exemples dans lesquels la moitié des cellules mononucléaires portent la granulation azurophile : dans deux de ces quatre cas la neutrophilie est égale, dans les deux autres différente et à égale neutrophilie ne correspond pas égale azurophilie, et à égale azurophilie ne correspond pas non plus égale neutrophilie, bien que cela puisse arriver. Enfin, toutes les combinaisons possibles peuvent être trouvées dans les exemples donnés dans le tableau antérieur en ce qui concerne le rapport numérique des cellules mononucléaires à granulations et polynucléaires. Et si on pense que dans quelques cas il peut y avoir un rapport numérique fixe entre ces cellules, pour identifier la granulation azurophile à la granulation neutrophile, on voit dans d’autres cas que cela est impossible.
Si nous donnons des chiffres précis entre toutes ces images sanguines, on verra que les cellules à granulations azurophiles, sur 100 cellules mononucléaires, peuvent atteindre le chiffre maximum du double des chiffres normaux. Chez l'adulte nous n'avons jamais trouvé un chiffre inférieur à 20 sur 100 cellules mononucléaires. Relativement, par rapport à 100 globules blancs, le chiffre maximum que nous avons trouvé de 35 p. 100 et minimum de 2; 02 p. 100, correspondant à 22 p. 100 et à 94 p. 100 de cellules à granulation neutrophile et à 59 p. 100 et 38 p. 100 de cellules à granulations azurophiles rapporté à 100 mononucléaires.
Si nous établissons ces rapports avec les mononucléaires et les cellules à granulation mono-oxyphile, nous trouverons des faits-à peu près analogues à ceux observés pour la neutrophilie. Par exemple, 3 sujets avec neutrophilieégale etmonooxyphilie égale peuvent montrer une azurophilie égale, bien
que diminuée chez le premier, augmentée chez le second et le troisième, par rapport au chiffre normal. Tout de même on peul trouver avec ces mêmes chiffres des cellules azurophiles, différents chiffres neutrophiles et des chiffres égale mono-oxyphiles; d'autre part avec une neutrophilie et mono-oxyphilie égales, on peut trouver différentes azurophilies. À mononucléose égale et polynucléose égale peuvent correspondre différentes azurophilies, et à formules complètement inverties entre polynucléaires et mononu- cléaires, peuvent aussi correspondre une azurophilie différente où égale. Si la mononucléose relative en général porte une azurophilie totale plus grande et relative parfois, d'autres fois il peut y avoir une azurophilie faible ou égale à la normale.
1° Dans le type sanguin où le nombre relatif ou total de cellules à granulation neutrophile augmente;
a) Le nombre relatif et total des cellules à granulations azurophiles augmente en général :
Les faits précédents peuvent être résumés de celte façon :
b) Le chiffre relatif ou total peut être au-dessous de la normale; un des deux plus grand, l'autre plus faible; la propor- tion des cellules à granulations azurophiles par rapport aux cellules mononucléaires, majeure où mineure.
2 Chez les types sanguins dans lesquels l'équilibre Ieucocylaire se maintient normal et chez qui un facteur X ne permet pas de considérercomme des sujets normaux, les,
cellules à granulations azurophiles augmentent ou diminuent,
soit Lotalement ou relativement du chiffre normal.
3° Dans le cas où la mono-0oxyphilie où la mononucléose augmentent, où se maintienne normale la neutrophilie.
a) L’azurophilie augmente relativement ou totalement, ou des deux façons;
b) L'azurophilie peut diminuer ou rester presque normale.
4° Chez deux ou plusieurs sujets avec image sanguine à neu-
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trophilie égale, peut se présenter une azurophilie égale ou différente et vice-versa, avec une azurophilie égale, une neutrophilie égale ou différente.
5° On peut trouver des sujets présentant une neutrophilie différente et azurophilie différente en même temps, sans aucun rapport numérique, parfois avec un rapport fixe.
Les chiffres qui présentent toutes ces variations peuvent se résumer ainsi :
1° Par millimètre cube, presque constamment, de 1.004 à 1.500, (rarement plus de 3.000, dans la leucémie) de cellules azurophiles; quand c'est moins que le chiffre normal, 650 jusqu’à 400. Son pourcentage par rapport à 100 globules blancs, lorsqu'il est plus grand que la normale, de 12 à 35 p. 100; quand il est inférieur à la normale, de 8,65 p. 100 à 2,02 p. 100; par rapport à 100 mononucléaires, supérieure à la normale, de 40 à 60 p. 100; lorsqu'il est imférieure, de 28 à 20 p. 100.
Tandis que dans la neutrophilie les chiffres qui montrent ces variations sont moins écartés, el si des fois proportionnels aux différents écarts des cellules azurophiles, d'autrefois il n'existe aucune relation.
Une autre question que nous devons résumer ici resta suivante : les variations des cellules lymphocytaires ou monocytaires à granulations azurophiles par rapport à l’augmentation des cellules neutrophiles ou mono-oxyphiles, ou à sa diminution. Ù
Le chiffre de notre tableau démontre que ces variations ne portent pas toujours sur les lymphocytes ou sur les ® monocytes exclusivement, parfois ce sont les lymphocytes qui varient, d’autres fois les monocytes; d'autres fois les deux en même temps. Il y a des cas tout de même où on voit constamment les variations portant sur les microlymphocytes de la seconde forme, les mésolymphocytes de la seconde forme aussi et sur les monocytes, parfois l'aug-
ie 97h
mentation est consécutive à la présence des cellules jeunes à granulations azurophiles.
Les microlymphocytes qui sont à l’état normal dans une proportion de 10 à 16 p. 100, à granulations azurophiles, dans ces cas le chiffre peul atteindre de 20 à 40 p. 100, les mésolymphocytes de 60 à 70 p. 100 et les monocytes 100 p. 100. D'après notre tableau on pourra voir que dans le cas d'une plus grande neutrophilie, seules les cellules microlymphocytaires de la première forme diminuent (celles qui contiennent la granulation azurophile), mais les microlymphocytes de la seconde forme et les monocytes sont ceux qui augmentent le plus. Dans le cas où les cellules monooxyphiles augmentent, les microlymphocytes de la première forme à granulations azurophiles, sont ceux qui augmentent, de même les mésolymphocytes de la seconde forme ; dans les monocytes de la seconde forme la variation est irrégulières. Les cellules mésolymphocytaires de la première variété contiennent rare-
ment la granulation azurophile, à l’état normal il est-dif-
ficiie de trouver une de ces cellules qui porte la granulation.
Dans le type du sang leucémique on peut constater que généralement la proportion de cellules azurophiles est presque égale à la normale et augmente seulement par millimètre cube, landis que les cellules à granulation neutrophile ou monooxyphile peuvent être dans des proportions considérablement variables. |
Dans les organes hématopoiétiques ou autres tissus, il est facile de vérifier. toutes nos conclusions. On voit que les cellules à granulations azurophiles augmentent ou diminuent dans ces organes sans aucune relation avec la neutrophilie* ou la monooxyphilie. Dans la vie intra-utérine, nous avons vu que dans certains organes la proportion des cellules à granulation azurophile reste à peu près égale à la normale, tandis que les cellules à granulation oxyphile ne se montrent pas ou se montrent dans une proportion minime.
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Si nous prenons maintenant les images sanguines où n'existe pas la granulation neutrophile de l’homme, mais une granulation ampho-oxyphile ou ni l'une ni l'autre, on constate que dans celles qui contiennent la granulation amphooxyphile et non la granulation neutrophile de l bomme, les cellules à granulations azurophiles se trouvent de la même façon que chez l'homme. D'après nos tableaux, on voit que chez le cobaye normal elle est dans une proportion plus élevée que dans le sang de l’homme : relativement, plus de 7 p. 100; totalement, par millimètre cube, plus du double ; toutefois sur 100 ne mononucléaires la différence n Rat que de 2,50 p. 100, de plus. Si les proportions relatives sont plus grandes, c’est à cause du chiffre inférieur des cellules polynucléaires; chez le cobaye ainsi que chez l’homme adulte, les chiffres sont presque invariables chez le même animal dans diverses périodes et entre deux ou trois cobayes on voit une différence par rapport à 100 cellules mononucléaires de 4 à 6 p. 100, de même que chez l'homme.
Chez le lapin où ia mono-oxyphilie et l’ampho-oxyphilie est à peu près semblable à celle du cobaye, nous voyons que le chiffre des cellules à granulations azurophiles est de beaucoup inférieur, relativement de 3 07 p. 100, et que sur 100 cellules mononucléaires, 1/10° seulement contient la granulation azurophile.
Chez la grenouille où n’existe aucune granulation neutrophile ni ampho-oxyphile et seûlement une granulation oxyphile et monobasophile, les proportions des cellules à granulations azurophiles sont semblables à celles du lapin.
Chez la souris blanche, à peu près le double du lapin, et ici la granulation neutrophile est tout à fait spéciale.
D'autre part, chez le cobaye par exemple, en changeant l'image sanguine (gestation ou part) on trouve que contrairement à ce qui se passe chez l’homme, pendant que le nombre des cellules à granulation ampho-oxyphile reste
BÉTANCÈS 18
invariable, les cellules à granulations azurophiles diminuent à peu près de 14 p. 100 cellules mononucléaires; en diminuant encore après l'accouchement le chiffre des amphooxyphiles et monooxyphiles, le nombre des cellules à granulations azurophiles diminue aussi. En reprenant l'image sanguine d’un cobaye trois ou quinzé jours après Sa nalssance, on voit l'indépendance entre le chiffre des cellules à granulations azurophiles et les cellules avec d'autres granulations. À la naissance du cobaye, les cellules polynucléaires ampho-oxyphiles sont en plus grand nombre que chez le
cobaye adulte, tel que cela se passe chez l'homme el de la
même façon. Les proportions des cellules à granulations azurophiles suivent aussi les mêmes changements que chez l'homme, il y a la moitié de ce qu'on observe chez le cobaye adulte relativement et plus exactement encore que chez l'homme, la moitié entre 100 cellules mononucléaires. À mesure qu'augmente l’âge du cobaye, on voit que le nombre des cellules polynucléaires diminue et que le nombre des mononucléaires augmente de cette même façon, le nombre des cellules à granulations azurophiles augmente aussi. -
Il nous semble qu'il est impossible de démontrer plus nettement la différence qui existe entre la granulation azurophile etla granulation ampho-oxyphile, aussi bien qu'avec la granulation neutrophile de l'homme, et si nous voyons qu'il n'existe aucun rapport entre ces deux granulations dans les cellules du sang, il n'y en a pas non plus dans les autres tissus de ces animaux. Dans les expériences que nous avons faites pour démontrer cette question, les résultats ont été concluants : nous avons vu qu'en injectant l'arséno-benzol chez l'homme et chez quelques animaux, l'équilibre neutrophile variait de 63 à 67 p. 100 et que l'azurophilie variait de 8 à 19 p. 100; que, dans certaines périodes où la neutrophilie était inférieure, l’azurophilie était supérieure; que dans d'autres cas où la neutrophilie était supérieure, l’azuro-
philie n'était pas pour cela inférieure : le nombre de ces cel- Jules restant presqu’invariable et qu'à une quantité égale de neutrophilie dans deux images différentes ne correspondait pas une quantité égale d’azurophilie; tous ces faits s’observaient avec la granulation monoxyphile. Chez le cobaye NOUS avons vu qu'avec une forte dose (mortelle) de néo-arsénobenzol, à une grande augmentation des cellules à granulation ampho-oxyphile, correspondait une diminution des cellules à granulations azurophiles. Lorsque la dose injectée n’était pas mortelle, à un moment où le chiffre des cellules amphooxyphiles était plus grand, celui des cellules à granulations azurophiles fut inférieur, ensuite il augmentait presque progressivement jusqu'à un nombre double de celui normal de l'animal; sur 100 cellules mononucléaires il y. en avait 62 avec granulations azurophiles, c'est-à-dire une augmentation de 16, lorsque les celliles à granulation ampho-oxyphile restaient invariables et en diminuant par moitié, par millimètre cube, le total des cellules à granulations azurophiles était resté presque. égal. Comme nous l'avons dit en étudiant les différents chiffres des cellules à granulations azurophiles et des cellules à granulations neutrophiles ou ampho-oxyphiles, dans leur ensemble, c'est-à-dire en différentes images obtenues expérimentalement chez un même sujet, on voit qu'il paraît exister un rapport: séparément étudié il n'y en a aucun, et ce rapport qui nous paraît exister, est consécutif à des causes physiologiques que nous étudierons plus tard et en aucune façon dûe à l'identité morphologique de toutes ces granulations.
Dans nos expériences, en faisant diminuer le nombre des globules blancs par millimètre cube, nous avons pu constater que parfois le nombre des cellules neutrophiles restait à peu près invariable par millimètre cube et aussi relativement, tandis que les cellules à granulations azurophiles diminuaient plus sensiblement par rapport à 100 cellules mononucléaires,
diminution qui parfois atteignait jusqu’à 10 p. 100, par millimètre cube jusqu'à plus de 140 environ ; les cellules monooxyphiles variaient en général avec l'azurophilie. Chez d’autres sujets : en augmentant le nombre des cellules neutrophiles, le nombre des cellules azurophiles diminuait, en correspondant à égale neutrophilie relative une égale azurophilie aussi, mais par rapport à 100 cellules mononucléaires les cellules à granulations azprophiles diminuaient graduellement. Dans un troisième exemple on voyait que pendant que la neutrophilie restait invariable, l’azurophihe restait aussi.
D'après les résultats des autres expériences faites sur le sang où existait une augmentation de cellules à granulation ampho-oxyphile, on voyait une diminution progressive du nombre relatif et total des cellules à granulations azurophiles, la même chose qu'avec les cellules à granulation amphooxyphile, seulement il y avait augmentation relative dans quelques cas.
Dans d'autres séries d'expériences chez le cobaye, nous avons pu constater qu'à azurophilie égale correspondait une différence d'ampho-oxyphilie, soit relative ou totale.
Dans des images sanguines de l’homme, modifiées par l'action du chloroforme, la neutrophilie restait stationnaire ou augmentait souvent et correspondait à une invariabilité du nombre des cellules à granulations azurophiles ou à une diminution de celles-ci. Chez la grénouille où n'existait pas, comme nous avons dit, la granulation neutrophile ou amphooxyphile, les cellules à granulations azurophiles diminuaient considérablement par l'action du chloroforme, les cellules à granulalion oxyphile ou monobasophile restant presque invariables.
Finalement en faisant varier par l'iodure de potassium la formule leucocytaire de l'homme, nous avons pu constater qu'en augmentant le nombre des cellules neutrophiles, on
augmentail aussi le nombre des cellules azurophiles ou : diminuait aussi de la même façon: dans quelques autres cas la neutrophilie augmentait et l’azurophilie diminuait ou restait à peu près invariable.
En cherchant d'autre part dans nos expériences de différenciation, les proportions des cellules azurophiles et des cellules monooxyphiles, nous constatâmes aussi qu'en augmentant la mono-oxyphilie, l'azurophilie augmentait parfois ou parfois restait invariable.
Dans les exemples donnés après l’action de la ES pine, on voyait l’azurophilie augmenter avec une légère intermittence, la neutrophilie augmenter et diminuer relativement, mais par millimètre cube elles restaient stalionnaires ou augmentaient lorsque l’azurophilie diminuait. Dans les exemples donnés après action de l’adrénaline, il arrivait le contraire : l'augmentation de neutrophilie était plus accentuée lorsque l'azurophilie restait stationnaire.
. Tous ces faits, qui se rapportent aux tissus sanguins, peuvent être constatés dans d’autres tissus, mais naturellement une comparaison exacte ne pouvait pas se faire en l'absence des cellules à granulation neutrophile ou amphooxyphile. À
Nous devons répéter encore que dans ces changements numériques, la proportion des mononucléaires à granulations azurophiles rapportée à 100 mononucléaires de la même variété et de la même forme, dans ces augmentations ou diminutions, ne correspondait pas l'augmentation ou la diminution des cellulesneutrophiles. Hynek, dans une expérience, Ja seule que nous connaissons, conslatait qu'en injectant au lapin du nucléate de soude, les cellules à granulations azurophiles augmentaient lorsque les cellules monocylaires (forme dite de transition) ne conservaient aucune relation avec cette augmentation ni aucune cellule anormale du sang, car l'augmentation s'effectuait avant l'apparition des cellules
-des organes leucopoïétiques non complètement développés.
Il nous reste à établir par les proportions numériques, la différence des cellules à granulations azurophiles avec les corps de Kurloff, qui sont aussi azurophiles.
Dans les expériences que nous avons faites, nous avons pu constater que parfois elles conservent une relation numérique mais d’autres fois les quantités des unes, en augmentant ou en diminuant, ne correspondaient pas aux autres. Nakano dans ses expériences chez le cobaye trypanosomé expérimentalement, dans le but d'étudier les corps de Kurloff, obtenait des résullats qui après ses tableaux paraissaient les mêmes que ceux que nous avons obtenus en expérience avec certaines substances : les modifications dans le nombre de ces cellules ne correspondaient pas aux modifications qui se présentaient dans le nombre des cellules à corps de Kurloff. :
Il nous semble pouvoir conclure, d’après Lous les faits que nous avons pu constater et que nous avons exposés dans ce chapitre et le chapitre précédent, que la granulation azurophile est une granulalion tout à fait spéciale des cellules mononucléaires et qui ne se ressemble d’aucune façon à la granulation neutrophile mûre ou non mûre, ni à la monooxyphile mûre ou non mûre et non plus à l’ampho-oxyphile ni à la mono-basophile, ni morphologiquement ni chimiquement. Que si d'autre part, dans les variations numériques qui peuvent se trouver, ces granulations ou les cellules qui les contiennent gardent parfois un rapport, d'autres fois, on ne voit aucune relation. |
Nous n'avons pas insisté sur la différenciation de la granulation azurophile au plasmosome de Ferrata, faute d'avoir pu trouver une technique qui nous donnât toute confiance.
Par les procédés de Maximow (culture des cellules des tissus lymphoïdes des mammifères) nous n'avons pas eu des résultats bien nets de la technique, et le résultat en tout cas, si on peut obtenir d’après ce qu'il dit, artificiellement, la pro-
; EXT EE duction des myélocytes à granulation neutrophile des cellules typiques lymphoïdes, ce ne sera pas une preuve qui pourrait donner pour la différenciation de la granulation azurophile une lumière plus grande que ce que nous avons donné. Ces faits seraient utilisables si uniquement les cellules néoformées hors de l’organisme contiennent un seul type de granulation neutrophile, puisque nous savons que dans une même cellule jeune peuvent se présenter la granulation azurophile et la granulation neutrophile, et dans ce cas la question principale serait de cultiver exclusivement une seule espèce de cellules lymphoïdes à granulations azurophiles, ce que nous croyons jusqu'ici impossible. De cette façon, seulement, on pourrait se convaincre qu’en réalité la granulation azurophile se transforme en granulation neu- ‘trophile ou mono-oxyphile.
Dans notre prochain chapitre où nous étudions la biologie de la granulation azurophile, on pourra trouver d'autres preuves pour différencier toutes ces granulations.