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produits de réserve, en plus des produits qu'elle élabore pendant sa digestion, élaborer d'autres produits. Ÿ
Brasch en 1884, émet l'hypothèse que, dans la cellule il y a une série de couches ayant chacune un but fonctionnel différent, dans les noyaux et les cytoplasmes compris seront réparties ces couches; pour Brasch le plasma nucléaire principalement, le suc nucléaire, était la partie vraiment active, les éléments chromatiques étant parties accessoires et secondaires. Brasch s’est fondé pour émettre cette hypothèse, sur ce que la teneur en chromatine du noyau pouvait diminuer avec l’affaiblissement de la nutrition; chez les infusoires les noyaux se coloreraient d'autant plus que les animaux sont dans un liquide plus riche en substances nutritives, Brasch pensait que les noyaux étaient de vrais organismes doués de mouvements amiboïdes, puisant les substances nécessaires à leur nutrition et pouvant absorber des particules solides. Knapp (1886) aurait vu ce phénomème et d'autre part Brasch insistait $ur ce que la chromatine aurait un rôle de matère nutritive de réserve emmagasinée dans la cellule.
Balbiani et Korschelt (1889) admettaient que les noyaux interviennent dans le phénomène de la nutrition et de l’activité formative de la cellule; par leurs observations 1ls constatent que dans la cellule même existent des régions où il y a une activité fonctionnelle différente.
Des observations de plusieurs savants ont confirmé en réalité, la persistance dans les cellules des substances à l’état soluble, liquide et gazeux.
Balbiani, Metchnikoff, Praeger, Koelliker, Virchow, Hackel, etc., etc., et d’autres savants aussi on constaté ces mêmes faits, soit dans les cellules sanguines, soit dans d’autres cellules de l'organisme. Le fait que la cellule peut avoir une élection pour certaines substances particulières, qu'elle absorbe des matières colorantes, a été constaté par d'autres savants tels:que Pfeiffer, Ehrlich, de même que ce fait : que
des cellules en apparente identiques par leur constitution et leur morphologie, n'absorbent de la même façon, même placée dans le même milieu (Pfeiffer). D'autres faits nous semblent confirmer que le liquide absorbé par la cellule peut être accumulé en plus ou moins grande quantité dans le cytoplasme, formantainsidesimplesvacuoles, Devriès (1885)et Weint (1886) émettent la théorie que la vacuole est une formation indépendante des organes spéciaux de la cellule, ce fonoplaste comme ils les appellent, auront une importance morphologique comparable à celle du noyau, bien que toutes les vacuoles n'aient pas la même valeur. Van Tieghen pensait de la même façon et appelait ce tonoplaste hy-droleucyte et Bokorny (1893) acceptait de la même façon les tonoplastes.
Nous savons d’autre part que dans la production du type cellulaire, on a donné un grand rôle aux vacuoles et de même aussi dans la production intra-cellulaire et dans toutes les modifications qui s'opèrent de ces formations dans différentes conditions de la vie de ces cellules. .
Une autre question que nous devons traiter avant d'arriver à l'origine et à la formation de la granulation azurophile est le phénomène de la plasmolyse qui a eu son origine dans les observations de Devriès (1884), lorsque celui-ci constatait que les solutions salines contenant un même poids, en ayant une même densité, exercent une action différente sur une même cellule. Ce phénomène est aujourd’hui bien connu, sès causes certaines paraissent ne pas être douteuses et nous croyons que nous n'avons pas besoin de répéter dans quelles conditions peut être observé ce phénomène bien établie par Devriès.
Dans les cellules animales Hemery (1869) Bert (1891) de Varigny (1883) avaient observé la plasmolyse en la considérant comme déterminée par des phénomènes exosmotiques et nous savons aussi que la cellule peut s’habituer rapidement à vivre dans un milieu plus dense ou moins dense que celui dans lequel elle vivait ordinairement, encore qu'il y ait des
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cellules plus ou moins sensibles que d’autres au changement de densité du milieu qui les baigne. Parmi les substances en % . dissolution contenues dans la cellule il s’en trouve un nombre considérable et d'importantes du point de vue de leur rôle \ physiologique; les unes provenant de l'extérieur, d’autres prenant origine dans l’intérieur même de la cellule, du fait de \ l'activité chimique du cytoplasme ou du noyau. Un nombre très grand de substances a été reconnu comme de provenance cellulaire ou comme produits de l’activité cellulaire. Nous reviendrons plus tard à cette question en étudiant la nature de la granulation azurophile et en cherchant à voir si elle peut être assimilée à quelques-unes des substances déjà connues. Nombreux sont les auteurs qui se sont occupés de cette question et les travaux de Engerlmann (1879), Meissner (1888), ‘ Metvhnikoff (1889), etc., on fait connaître la réaction. des vacuoles alimentaires des protozoaires, dans le but de déter-miner si tout le protoplasme ou seulement certaines de ses parties secrétaient d’une manière continuelle ou intermittente des sucs digestifs capables de transformer les substances ingérées.
Les résultats de toutes ces expériences sont bien connus et nous croyons ne pas avoir besoin de Îes répéter.
En ce qui concerne l’absorbtion par la cellule des substances à l’état gazeux, le fait a été bien constaté par les expériences de Stahl (1880) et Engelmann (1881) el Verborn (1889) qui démontraient l’action de l'oxygène sur la cellule, même que le mécanisme de cette action ne soit pas encore bien étabh.
Si la question est encore discutée de savoir dans quelles portions de la cellule, du noyau ou du cytoplasme, se produit principalement toute cette série de- transformations et de productions et lequel de ces deux substratums assume la part principale dans ce phénomène, le processus chimique qui préside cette transformation nous reste également inconnu.
Nous savons que parmi les substances qui prennent naissance dans la cellule pendant que s'accomplit le phénomène chimique de la nutrition, quelques-unes restent en dissolution dans le protoplasme et que d’autres se présentent sous forme des éléments figurés qui permettent l’étudier morphologiquement.
Avant d'étudier d'avantage ce point particulier de l’activité cellulaire, nous devons rappeler des hypothèses et conclusions déjà données par de nombreux savants sur les relations entre les noyaux et les protoplasmes cellulaires et sans rentrer dans le detail de toutes les études physiologiques qui ont été faites à ce sujet, nous dirons seulement que des faits expérimentaux et des observations multiples ont confirmé que, dans la vie
cellulaire aussi bien le noyau que le eytoplasme jouent une série de rôles inséparables.
Les noyaux jouent un rôle manifeste sur les protoplasmes et ceux-ci en l'absence d'éléments nucléaires sont incapables de reproduire des secrétions et ne peuvent continuer à vivre que pendant un temps très limité. D'autre part les noyaux isolés du protoplasme ne sont pas capables non plus de vivre par eux-mêmes, comme cela à été dit par le savant biologiste Balbiani : parmi les manifestations vitales de la cellule les unes ne relèvent que du protoplasme, d'autre sont exercées concurremment par le protoplasme et le noyau. Nombre de travaux plus récents expliquent le rôle du noyau et du protoplasme dans la vie, cellulaire, et les productions qui peuvent en dériver, capables aussi dé Jouer un rôle dans celle vie cellulaire et de l'organisme entier. Nous allons en. citer quelque-uns qui pourront nous aider à chercher ce que nous proposons de connaître sur la granulation azurophile.
Certaines expériences de Miescher sur les nucléines et plus récemment celles de Nolf, bien qu'assez combattues, nous apprennent que la propriété de l'acide nucléique et de la nucléine (de pouvoir fixer des albumines pour former, des
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