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le noyau, il n’est pas possible non plus d'établir par la réaction colorante des noyaux et de la granulation azurophile, l’origine de celle-ci, puisque nous savons que si les noyaux sont azurophiles, cette azurophilie est facultative ou accidentelle, tandis que l’azurophilie de la granulation est spécifique et unique et si nous pensons que la granulation est dépendante du réseau de linine ou des particules de chromatine ou de spongioplasme, nous ne trouvons pas la cause pour laquelle ces granulations changeront de réaction chromatique, puisque ces substratum se colorent par les substances basiques, alors que la granulation azurophile ne le fait pas. Il est difficile d'expliquer aussi, si on considère la granulation comme une plastine azurophile, son passage en masse irrégulière du noyau au cytoplasme. Enfin, si nous acceptons que les noyaux sont capables d'avoir une fonction sécrétoire ainsi que l’affirment Mac Callum et Cailler (1906) en disant que la chromatine nucléaire est la source principale et unique des ferments, et si nous devons considérer la granulation azurophile comme un produit dont la formation est en relation avec ces actes vitaux dans lesquels l'intervention des produits leucogènes est indiscutable, rien de plus admissible que cette granulation azurophile soit un produit résultant de l’activité cellulaire dans laquelle les noyaux jouent le rôle principal et qui se disperse vers Île cytoplasme où elle sera définitivement constituée. Il sera également possible de penser que peut-être ces produit azurophiles sortent du noyau par caryoschyse, tel que l'avait pensé Lilienfeld pour sa leuconucléime, et soient constitué définitivement dans le cytoplasme en forme de oranulations.
La granulation azurophile est-elle un produit de réserve et qu’elle est la nature de ce produit? Les faits et nos expériences ne nous donnent pas de ressources suffisantes pour considérer la granulation azurophile comme un produit de réserve,
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mais la considérer comme uñ produit diastasique n’est pas en opposition avec l'hypothèse qu'elle est aussi un produit de réserve. La granulation azurophile représente un produit de sécrélion nucléaire qui se constitue définitivement dans le cytoplasme, un produit dépendant de l’activité fonctionnelle de la cellule, de son état d’irritation; elle semble être aussi un produit qui a une action, dans l'organisme, semblable à celle qu'ont certains produits leucogènes, certains ferments leucocytaires; produit soluble dans l'intérieur du cytoplasme, semblant disparaitre par dissolution et osmose et ne pas se former pendant l'inhibition cellulaire ou lorsque l'aclivité vilale de celle-ci est diminuée. Nous avons constaté que la granulalion azurophile n'est jamais visible en dehors du cytoplasme, elle disparaît même sans destruction de la cellule qui la contient, ce qui nous semble permettre d’affirmer qu’elle disparaît seulement par dissolution,
Sa constitution chimique est encore la plus difficile à résoudre. Représente-t-elle un ferment leucocytaire ? Quelle est la nature de ce ferment? Tout cela est très difficile à établir, étant donné que la constitution chimique de n'importe quel ferment est encore très peu connue et que, de ces divers ferments, nous ne savons pas s'ils sont voisins ou très différents l'un de l’autre. Peut-être pourra-t-on arriver à connaître la nature de ces substances azurophiles par une réaction colorante, mais ce fait est Jusqu'ici impossible à établir. Nous ne savons pas ce qu'est l’azur, nous ne savons pas non plus quelle est la substance qui colore cette granulation dite azurophile et qui en réalité n'a pas d’affinité par l’azur, raison pour laquelle nous proposons de l'appeler granulation €. S'il est vrai qu’elle se colore seulement par le mélange neutre formé d’éosinate d'azur de bleu de méthylène, nous ne savons pas quelle dissociation de cé mélange s'effectue au moment de se colorer la granulation. D’après les recherches de Pappenheim, il semble que cette substance,
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dite azurophile, ne ressemble pas à des produits nucléaires
ni basoplasmatiques, graisse, alcalin ou d’autres (voir le
tableau que nous donnons ci-après). Nous devons ajouter enfin, que nous savons que la granulation azurophile est une substance plus résistante que les produits qui constituent la granulation monobasophile, neutrophile, amphooxyphile, aux alcalins, aux acides, alcools, et à la température de 54 degrés et qu'elle est un produit moins résistant que celui qui constitue la granulation monooxyphile. Serait-ce une substance lipoïde, comme l'a pensé Pappenheim de certaines granulations azurophiles ? Nos faits expérimentaux ne nous permettent pas de l’accepter. Nous avons tâché de chercher si la formation et la production des granulations azurophiles aurait une relation avec la formation de certains produits lipoïdes, leucogènes, dans certains états vitaux, mais nous avons été découragés complètement dès nos premières investigations. Par les procédés que nous avons. adoptés pour la recherche de la teneur en complément des différents sérums sanguins (Archives de médecime expérimentale, 1918), nous avons pu constater que, chez l'enfant, chez le cobaye nouveau-né, ainsi que dans certains cas de tumeurs malignes, de paludisme aigu, où la teneur’ d’alexine était très faible, la quantité de granulations azurophiles était faible aussi; nous avons pu constater au contraire, que dans d'autres cas où il y avait une augmentation de l’alexine du sérum, il y avait augmentation de la granulation azurophile, mais ces observations ne nous semblent pas devoir être retenues pour de nouvelles recherches, puisque dans d’autres cas nous ‘avons trouvé des résultats contradictoires et d’autres raisons nous font penser qu'il est impossible d'établir de cette façon la relation qui existe entre l’une et l’autre substance ou de savoir la nature de la granulation azurophile.
I1 nous semble difficile d'arriver à connaître en définitive la substance azurophile aussi longtemps qu’on ne pourra isoler
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