LA CRUE
Sous le ciel bis, au long d'un rivage argileux L'eau terne croît, où je viens contempler un saule Que l'onde noie et qu'elle étouffe peu à peu. Demain le prisonnier sera mort dans sa geôle.
J'y retourne à nouveau. 11 est toujours debout, Les bras tordus, le front branlant, la feuille blême, L'air égaré d'un vieux spectre devenu fou, Seul au milieu des flots et semblable à moi-même.