LE VOYAGEUR
...Pourtant, quand le convoi nocturne s'ébranla, Je sentis qu'il y a parfois à vouloir vivre Une émotion large et qui au rêve las De se scruter tend une coupe qui l'enivre.
Et tandis que, comme un sillon qui obéit A la charrue, sous le train cède l'étendue, Je songe à la vie qui m'a mené jusqu'ici Et que j'ai plus rêvée que je ne l'ai vécue...