PREMIER EVEIL
Laissez encor longtemps ces lourds rideaux baissés, Servantes dont l'appel a profané mon rêve. Que mon triste sommeil aux avirons brisés Dans son balancement aborde à cette grève
Où de jeunes bergers au poil de mousse et d'or, Les pieds flottant dans l'eau, mi-couchés sur ses bords, D'un long bruissement de lèvres enchantaient Des oiseaux et des vierges nues qui se baignaient...