A UNE BELLE HOTESSE
Alors que la veillée cessera, que les lampes S'éteindront, je me glisserai dans le jardin. J'y cueillerai des bouquets de roses, des hampes De glaïeuls, des thyrses fleuris et du raisin.
Dans l'obscur de la nuit j'en parerai ta porte. Sache par là que si ton ami préféré Fait fi de ta beauté, celle-ci n'est pas morte Et te vaut ce présent de quiconque ignoré.
POUR EL1ACIN
Le bruit me plaît, ce soir, des sources anciennes Où tu cueillis, entre autres caché, ce roseau, O toi qui me parais sur les ruines troyennes D'un rêve qui couvrait d'Hélène le tombeau.
Ta fantomnale lèvre à ta funèbre flûte, Précède-moi ; la cythare aux bras consolants Embellira l'accent contre qui ma main lutte, Et nous suivrons la Renommée d'un pied traînant.