VILLANELLE
Je suis le filleul du printemps et de l'automne. A mes bras pèsent des bouquets décolorés, Car si l'aube en leur prime fraîcheur me les donne, L'éclat qu'ils ont, le vent le leur vient retirer.
Et fanés cependant, ils jettent leur semence
D'or et d'argent au gré malveillant de ce vent,
Qui en féconde ces pâles, pleins d'attirance
Cœurs qui sont blessés de l'automne et du printemps.