‹ La Grappe de raisonChapitre 99 sur 196 · VILLANELLE · texte numérisé non relu

VILLANELLE

Je suis le filleul du printemps et de l'automne. A mes bras pèsent des bouquets décolorés, Car si l'aube en leur prime fraîcheur me les donne, L'éclat qu'ils ont, le vent le leur vient retirer.

Et fanés cependant, ils jettent leur semence

D'or et d'argent au gré malveillant de ce vent,

Qui en féconde ces pâles, pleins d'attirance

Cœurs qui sont blessés de l'automne et du printemps.

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