‹ La gratuité des livres [microforme]Chapitre 2 sur 22 · LA GRATUITÉ DES LIVRES, DEUXIÈME BORLÉE · texte numérisé non relu

LA GRATUITÉ DES LIVRES, DEUXIÈME BORLÉE

6 août 1901.

La gratuité des livres, c’est nous l'avons dit, Four un bon nombre, l'avilissement de l'école,

L'homme est aussi fait: il apprécie beaucoup ce qui lui coûte beg ucoup et peu ce qui lui coûte peu.

—Tiens, mon enfant, voici encore un livre que nous avons payé vingt-cinq, cinquante centins ; étndie bien, ne perds pas ton temps, Que cette dépense ne soit pas inutile, Nous ne ser ions pas en peine d'employer ailleurs cet argent. Mais l'instruction est une giuudo cho-e, et il faut à tout prix que tu t'instruises,

Dès que les li res sont dunués, sans com.

hematiun, l'école et l'instruction en estime, après la boutique qui rappurte quelque chose, et ap. ès l'habit le plus vulgaire qui coûte quelque chose.

La gratuité des livres est pour ainsi dire une insulte aux riches et à tous ceux qui peuvent acheter les livres nécessaires à leurs enfants,

Je me crois obligé à 0 que mes

eufants soieut oon venablement mia A plus forte rai.

son dois-je tenir à ce que l'esprit chez eux claire et s’enrichisse, x

Je semis fort surpris et quelque peu intri.

ge si un, main étmngère distribuait “gratis”

mes enfants les habits dont ils ont besoin, et j'aurais asses de cœur pour faire voir à ces enfants que je suis en état de suflire à leurs bosoi

ns,

Voici qu'un étranger dans un ordre plus élevé, m'offre gratuitement le livre, l’instrument de l’école !

—Qui êtes-vous ?

—Je suis le Gouvernement !

—Ah! vous êtes le gouvernement! Eh bien, Monsieur le Gouvernement, j'apprécie beaucoup vos intentions et vos livres,

a des soins que je n’abandonne pas à d’autres, Le livre est trop près de l’école et l'école est trop près du fuyer, pour que je me désintéresse en cette affaire, Si je dois l’habit à mes fils, je leur dois, duns mon estime, et à plus forte taison, le livre. Je veux que mes enfants sa. chent que j'apprécie leur instruction, et que je ne recule jour cela, devant aucun sacrifice, Il me fait plaisir de fournir moi-même les livres de l'école, et je m honore à mes propres Jeux, en me montrant facile et généreux à cet égard. Laissez-moi, de gâce, Monsieur le Gouvernement, ce pluis‘r et cet honneur,

es vo. Ge, F

Page 1