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CHAPITRE aku

LA GRATUITE DES LIVRES, ruolstE AE BORbER a

7 août 1901.

Avez-vous entendu rarler du d cheval de hois introduit par Ulysse, 2 les murs de Tioie ?

— gratuité des livres est un cheval du bois

re.

gen Rien de plus inoffensif qu'un chaval de bois, Celni d'. Cuchait dens ses fd nn armés qui en surti.

mal aux Tryens,

bois du

Do fuit, la gratuité des livres, c'est Je der. nier mot de la ruse on de l'illusion.

- La ruse qui veut arriver au but à roours aux présents, Rien ne dispuse omi les en.

deaux.

— de la prétention, son 8 nue peu mettre d ius ses éboles. . c conviction in · li vi- Partout ; c'est une

it

méthode, la meme, due l'on veut introduire partout,

I livre gratuit, c'est l'ignornce du milien qui traite la ville eumnie là campagne et la Cathjagne comme la ville,

Le livre per c'est l'oubli systématique des méthodes qui proclament leur valeur ou leur supériorité,

La gratuité des livres, c'est donc la fin de la

les gonvernementa qui se mêlent - direction, en éducation, au

risque de faire dévier les choses de leurs coure naturel,

En effet, c'est un principe de sage adminis:

e u'il faut laisser à l'initiative vée. sa . 2 et sa ene. CES ve subetitution gouvernements uverne-

1 bien. 10 le Lien s 1 5 Na. Ee le pouvoir pile n’a pas à re- Nous 1 rare livres de 2 * 1% des. d'excellentes méthodes, sont 2 mains e i en en sont * u autorisées À leur .

Voce, en donner À tous. . duet.

nes · ums en soit vés, c'est er mal plus grand êt c'est K ve parait toute rent de cette mesuré.

[1 — - CHAPITRE Stun

LA GRATUITÉ DES LIVRES, ob.

TRIÈME BOSDÉE,

8 aodt 1901

Len Troyens craignaient les Grecs et leur sd Fiume —— et dona fe.

rentes. :

La gratuité des livres, en effet, c'est l'arrêt de mort du progrès daus la réduction des livres classiqres, l'as n'est besoin d'un long raison. nement pour le démontrer,

Lorsque le gonverneme : # mis ses livres gratuits dans les écoles, rein · t il facile du los en délnger ? Assurément non.

Quel est, de fuit, l'écrivain qui tentera de lutter contre les livres dn Souvernement ?

Quel est celui qui veindra dire au peuple :

Voici, sur telle matière, un livre supérieur à celui du gouvernement ; il est à votre disposi. tion. Le gouvernement, ses amis et les inté.

ressés, diront le contraire,

Les pos de famille et les antorités scolaires

municipal à ne sachant. à quoi s'en tenir se

* pour le “stutu quo”, et cela en pré-

vence d'un onvrage supérieur à celui du gouvernement,

Messicurs les écrivains, retirez vos livres, Votre talent ne peut se faire jour ici. Vos travaux accusent un progrès, mais notre organisation scolaire ne permet pas de les utiliser. Vendez vos livres en Europe, le marché ici est encombré,

—Mais, nous allons les vendre à bien bon marc hé, =

Vous ne réussirez guère ; le peuple est accoutumé à ne ius rien donner pour les livres,

khh bien, nous allons les donner!

Inutile, mes bons amis, le gouvernement est maître de la place; il tient à y rester.

EE. il les

dens veut qu'il y ait progrès, tous jours, dans la rédaction, dans la méthode et dans la valeur générale des livres classiques.

Il est donc imprudent, souveraineinent imprudent, de mettre, à l'avance, des barrières au

Il peut se faire qu'un livre gratuit soit, aujoud'hui supérieur à celui d'hier, Sera-t-il supérieur à celui de demain ?

La gretuité des livres est donc en toute by-

pothèse un danger pe nel pour le progrès ; elle nd ana ps l'éducation qui se croient capables de faire mieux que leurs pré. rs ; elle tue par conséquent le progrès dans son principe, Fémulation.

Le rédacteur de la “Pa oublieux de son ême daft tui dé.

— ee —

CHAPTIRE GRA

RÉPONSE AUX ARGUMENTS DR LA Patrie,

* E la

grataité ds livres, est legiti

me, tout au coutruire, RS avons a une douzaine de preuves à l'appui. L'une

ne de ces. preuves, c'est que la mint avilit. l'école, aus d'u Von non. bre, en enlevant toute Rr liv ’est-à.

Le journal de M. Langlois poursuit :

"S'il est une mesure bien propre à relever “'écule dans l'estime des pe des classes “pauvres, Ce- t bien œlle qui mit l'instruction “publique à la portée de tous les enfants.”

Ce qui met l'instrnction publique à la portée de tous les enfants, G et pus à ua de u, un peu d'honneur et un peu de religion, Or ti us Les pan nts Cauadiens-français ont ce Cœur, cet honneur et cette religion, Avec ce. la, on trouve tonjouis dix centins pour un li. vie d'école, S'il y en a quelques-uns, qui sont per occideut, trop pauvres, ils peuvent tonjours s'adresser aux oommissaires

prodigalité dangereuse aux mains d'un gouvernement riche et une pluie publi.

Que dans les mains d'un gouvernement pau.

vre,

Article 2ème

10 août 1901.

“La gratuité des livres est une mesure dé

progrès, ajoute M.

Langlois, cam gnes, le grand obstacle à l'avancement — a été jusqu'ici l'opinion courante que l'instruc-

tion coûtait trop cher, L'obstacle dis

P Dréjugé s'en va naturellement.”

paru, le

Mettons cela sous forme d'argument,

Une mesure qui enlève un grand obstacle À l'avancement scolaire est une mesure de pro-

Or, la t6 des livres enlève un gratui grand

obstacle à l'avancement

4 Dora he gratuité des livres est une mesure

ne mesure qui enlève un grand “an

Assurément.

Or, la gratuité enlève un

réel”, est une mesure de progrès 7

obstacle.

Quel est, s'il vous plaît, cet obstacle ? C'est,

y qe" Robe donc, ne pent — — Les

nion courante que l'instruction

réel, votre gratuité n'a pas d'obs-

de vue

VIRTNN NET Sr LE

part demandent quelques explications,

prise ensemble coûte Les contribuables s’en aperçoivent, Oelui qui, sans compter la rétribution mensuelle et les répartitions spéciales, est obli de donner parfois jusqu'à 83.50 par 81,000 de a rasen de dire que l'instruction coûte cher,

De là conclure que c’est l'opinion courants que l'instruction coûte “trop cher” c'est affirmer plus qu'on ne suit, Depuis quinse ans on ne cesse de prêcher l'insuffisauce du salaire des instituteurs, os travail a- t· il été stérile ? Non. Ea bien des en on a fuit des sacrifices ;

Supposons, pour un moment, l'existence d’une opinion courante, que l'instruction coûte trop cher,

Parce que le gouvernement donnera quelques ouvrages de dix ou quinze centins, s’en. suivra-t-il qu'il doive se glorifler d’avoir rendu l'instruction not t moins coûteuse? Le dont de l'instruction n'est pas seulement dans 3 quelques brochures, il est encore

ns

Construction des écoles, dans le ment des instituteurs, dans le gréement ——

re, dans l'achat des livres de prix, ete, ete, Votre gratuité des livres nous met-elle à Fabri de toutes ces dépenses ? Elle est tout au plus le

ee

Lis

+ ns | mue — — 2. N : — —ꝛ— e

* nihilo reputatur,” oui, le peu répu.

pour gr près —

Si la gratuité des livres ne diminue guère le 5 1 il est Lu "4 de dire, qu'elle n'enlève pas lo prétendu grand obstacle qui serait l'opinion courante que l'instruction coûte trop cher !

Et maintenant, qu'il nous soit permis de retourner, contre son auteur, l'argument de la “Patrie”,

Ude mesure qui engendre un obstacle à l'avancement de l'éducation est mauvaise, Or la gratuité des livres engendre un : obstacle à l'avancement de l'éducation, Donc cette mesure est mauvaise,

L'opinion courante, d'après la “Patrie”, que l'instruction coûte trop cher, est-elle bonne ou mauvaise ? Mauvaise, 25

Si elle est mauvaise, c'est œuvre mauvaise que d’enfoncor le peuple dans son erreur en lui faisant croire qu'il a raison,

Vous venez lui fournir des livres gratuits | Est-ce de nature à détruire ou à nourrir son préjugé ? A le nourrir, “Le gouvernement vient “à notre secours ; il voit lui aussi que l'ins- “truction nous coûte trop cher, Nous étions “bien dans la vérité !” Voilà le préjugé qui grandit done, au lieu de s’en aller. Lorsqu'il s'agira de demander plus, pour rétribuer les maîtres, construire des écoles plus hygiéniques, quelle mine aurons-nous ? “Mais l'instruc-

PS 56 85°» FS Sir

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