CHAPITRE 101èux
NOUVELLES OBJ ECTIONS, RÉFUTATION,
Article 1er,
4 Septembre 1901,
M. G. Langlois nous taille de l'ouvrage, Trés bien : nous allons en faire, sur son dos,
II donne dans la “Patrie” du 31 août 1901, Une preuve nouvelle, certaine, tangible, qu'en ant des questions d'instruction, il n'est pas dans son tet qu'il ne connaît guère les faits dont il
Ine suffit pas d'avoir Je l'audace ou de l'outrecuidance pour traiter un sujet.
M. de la Harpe a pu écrire une Histoire des voyage” sans sortir de sa chambre ; M. G. Langlois semble vouloir marcher sur ses traces, lorsqu'il s'agit des questions scolaires,
Dans tous ces, nous avons pris la résolution de nous attacher aux pas de ce grand ré. formateur, toujours prêt à lui rendre justice, 2 toujours décidé cependant à Jui couper les
usses
“Autrefois, dit.il, il Y avait autant de livres d'écoles que de libraires, que de pratiquant l’enseignement, que d'auteurs.” Ça fait bien des livres! Manière de parler lo Ne déplaçons pas la question, Premier Livre” étant pour les
mière année, nous n'avons pas à parler des ii. vres de 2e, 3e et 4e année, Nous lé ferons lorsque le gouvernement nous gratifiera de “Mon deuxième Livre,“ ce qui n’arrivera probablement pas de sitôt, car il n'y aura pas tou. jours de bois à vendre, pour combler les défi. cits, Nous n'avons donc à parler que des li.
vres en usage en première année.
20. M. Langlois parle d“ autrefois“. Toujours de lindéterminé, toujours de l'eau trouble. “Autrefois”, c'est t étendu, ça com.
prend hjer et les années écoulées depuis plus Ou moin: longtemps. La multitnde de livres qui scandalise le réformateur doit être considérée daus l'école d'eujourd'hui, au temps de l’apparition de la nouvelle pierre philosophale gou. vernementale, sr
Cela étant, il y u quatre livres de lecture de 2 année, généralement en usage dans nos
coles :
” Celui des Frères des Ecoles Chrétiennes.
Celui des Sœurs de la Congrégation, Celui des Oleres de St-Viateur.
Celui de M. Monpetit, Oe dernier s’en va tranquillement, II a falt du bien, mais il a fait son temps, ue communauté vend ses livres à son pue an le juge à propos : c'est son droit, n sorte que les libraires sont peu intéressés dans la question.
Ces livres, d'autre part, sont de très bons livres, selon leur métliode, „„
Ils ne suivent pas tous la même méthode, mais ils apprennent tous À lire.
D'aucuns diront : telle méthode est meilleure ! C'est possible. Le contraire pout être vrai suivant le point de vue. Certaines mé.
thodes font aller plus vite que d'autres, c'est vrai; wais, il paraît que ces méthodes ne sont pas sans inconvénients sérieux, La liberté doit régner ici comme dans tout ce qui est bien,
“Le résultat, poursuit la “Patrie”, c’est que dans une même paroisse les écoles avaient des livres différents.”
Quel grand mal à cela ?
Ne peut-il pas y avoir plusieurs chemins également bons pour arriver au même but ?
Plus est, les circonstances imposent parfois, souvent même la diversité des livres dans la même paroisse, Ainsi par exemple à St-X., il Ja un couvent de la Congrégation, et pas loin un collège. Les commissaires, de concert avec M. le curé ont donné à l'école modèle des garçons de la paroisse, les mêmes livres élémen. taires que le collège le plus rapproché, et aux écoles de filles, les Mvres élémentaires en au couvent de la dite paroisse, ce qui a de ‘ sombreux àvantages, Cela se pratique ailleurs à n o connaissance,
Éuivons la “Patrie” :
“Il n’y avait pas dix écoles dans un même comté „Jui eussent le même assortiment de
livres, —
M. Langlois parle évidemment de tous les livres du cours élémentaire, Ce n'est pas la question. II s’agit ee des livres de la 1ère année du cours é émentaire, Ces beaux messieurs parlent toujours comme si le gouvernement donnait gratuitement tous les livres dont les élèves ont besoin ; besoin de la gronouille qui s’enfle et s’enfle encore. Laissons donc de côté la préocqnpation politique qui, Pour augmenter la popularité, donne à un ait particulier des proportions ridicules,
on Preinier Livre ne remplace pas tous les Jivres dtécoles, il en remplace un, un seul, qui sst le livre de lecture de la lère année, Est. ce clair et compris ?
Mon Premier livre ne remplace pas tous les livres des 4 années d'école ?
Donc, à quoi bon cette conclusion larmoyante :
“['étaient les pauvres parents qui payaient pour tout cela.” g
Oui, c'étaient les Pauvres parents qui payaient, et malgré l'apparition de l'étoile lante, ce sont eux qui Paÿeront encore tous les livres d'écoles, grammaire, histoire, arithmétique, agriculture, politesse, pédagogie, dessin, leçons de choses, eta, ta. — moins un livre de 10 centins, ler livre de lecture, remplacé
— His
Article 2ième
6 Septembre 1901.
Mon Premier Livre,” avons-nous dit, est un cadeau de 10 centins et pas plus. La “Patrie” ne veut pas qu'il en soit ainsi, Dix centins, ça ne vaudrait pas la peine! Nous allons avoir une nouvelle preuve de l'ignorance du grand réformateur,
“Le Journal” cherche à faire croire que ça ne coûte pas cher, C'est une affaire de dix sous, dit-il, Voyons, à qui notre confière fera. t-il croire qu'il peut acheter un A B C un ca-
téchisme, une grammaire, un livre de lecture,
une géographie, une arithmétique, une histoire sainte, une histoire du Canada, eto. , pour dix sous ? Cela coûts au moins deux piastres. ”
M. Langlois s'enfonce tellement ici, qu’il faudra nécessairement le prendre par les oreilles pour le remettre sur le pont,
“Mon Premier Livre” est fait pour les élèves de 1ère année,
Or les élèves de 1ère année n'achètent ni grammaire, ni histoire du Canada, ni histoire sainte, ni arithmétique, ni même de catéchisme, souvent,
“Mon Premier Livre” ne remplace donc aucun de ces ouvra
Les élèves de 1ère n’achètent purement et simplement, en fait de livre, qu'“un premier livre de lecture,” livre qui coûte de 9 à 10
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Donc, donc, done, “Mon Premier Livre“ n'est pas un sac d deu, non plus que la poule aux œufs d'or, II remplace un livre de dix centins. II permet aux Parents une augmentation annuelle de dix centins, soit un sac de sel ou une demi.livre de beurre, si le beurre . est à bon marché,
M. Langlois oublie que l'enseignement est oral, dans les premières années, et qne l'enseignemeut oral fait abstraction des livres. Les écoles sont pour certains réformateurs une forêt vierge : ils sont priés d'y mettre le pied avant de toucher la plume,
“Maintenant, qu arri vait- il lorsqu'une famille changeait de paroisse 7 II fallait tout un nouvel assortiment de livres.”
Oui, comme il fallait aussi un nouvel assortiment de meubles, un nouvel assortiment de tapis, un nouvel assortiment de poêles, selon la grandeur et les divisions du nouveau foyer, Tout comme il faut un nouvel assortiment de chapeaux, de pardessus, de gants et de pentalons, lorsque l'on. passe de l'automne à l'hiver,
La sagesse demande que l'on se conforme
aux circonstances, surtout lorsqu'il s'agit des choses de l'intelligen SE
passant dans un autre collège.
Du reste, aimable Sir, — 5 à la question.
Les élèves de 1ère année sont seuls en cause, Une famille qui change de paroisse est exposée à faire une dépense extraordinaire de 10 centins pour un nouveau livre de lecture, Elle est exposée, disons-nous : ce n'est rien de certain, car il n'y a qu'un petit nombre de premiers livres de lecture, Au reste on ne prévient pas un mal probable, par un mal certain,
“Comment ne pas se réjouir an voyant le gouvernement mettre courageusement fin à ce système d'exploitation.”
Ce ‘‘courageusement” est ineffable !
Quant an système d'exploitation, il n'existe que dans l'imagination de. M, Langlois, Les “livres de lecture sont vendus à bas prix :
c'est un commerce honnête et légitime. Ce cormmerce est surtout plus honorable que celui qui consiste à faire faire des livres aux frais du peuple, et à les distribuer gratuitement, même à ceux qui n’en ont pas besoin, pour capter leur bienveillance, ou pour se substituer insen. siblement à l'Eglise et aux Parents, dans la direction de l'école, Voilà ce que beauooup de catholiques n'out pas l'air de soupgonner, *
Article 3ième
9 sept. 1901,
Amis lecteurs, il s'agit de savoir si mon Mon Premier Livre” est régulièrement des.
tiné aux élèves de première année: c'est not”e prétention, ou aux élèves de première, de 2ème et même de 3ème année : c'est la prétention de M. G. Langlois,
La réponse est facile “à priori” II n'y a
lecture np tous les livres de trois années ais, il y a des gens qui ne se
rendent qu'à I posteriori” Très bien. Ouvrons “Mon Premier Livre“ p. VII, c’est M. Magnan, l'auteur, qui va trancher la question,
aux “dix” mois de l’aunée scolaire.”
II s'agit done, d’après les termes de Vauteur, dune année sculaire, puisqu'il parle de dix mois, Continuons :
“La première partie comprend cinq mois.
Ala fu des vingt premières 3 l'enfant 8 parcouru toutes les difficultés qui constituent
nisme de la lecture.”
Il est bien clair ici que la première partie de 5 Premier Livre” est destiné aux élèves de
Première année, pour les cinq premiers mois : septembre, octobre, novembre, décembre et janvier,
Continuons avec M. Mgnan:
“La deuxième partie Comprend également ciaq mois — Chaque semaine est com de cinq leçons de lecture. A la fin des vingt dernières semaines, l'élève a acquis. des notions sommaires, mais complètes,”
II s’agit évidemment des cinq derniers mois la même année, et Par conséquent de la première année ! :
Les deux parties et har suite “Mon Premier Livre” s'adresse douc directement aux élèves de première année,
Dès lors, que signifient vos affirmations, M. le Rédacteur de ‘La Patrie ?” lere. Le fabricant de livres d'écoles, qui soutient dans le “Journal” une thèse contre la N des livres n'a pas l'air de savoir ce ati 25 a Un fabricant de chandelles dot vous : :
me, — “Il ne peraît pas avoir vu un exemplaire de “Mon Premier Livre,” et ill en déprécie l'utilité,” | Tout doux, Monsieur, Nous, n'avods. pas.
e dit un ub sur la valeur intrinètq us du
livre de M. Magnan. Sachez donc ne pas confondre l'absolu et le relatif. Cela peut rendre service à l'occasion,
8ème—"1l dit que dest tout simplement un livre de lecture pour les commençants de la première année.” \
vement,
Que cette lecture soit en outre une initiation aux premières notions des choses, ce n'est rien de nouveau, II faut bien que la lecture pe sur quelque chose, Nous aimons mieux ire: “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre,” qu’une série de mots vides de sens, commd : “Litoti, patapa, rico, rici, pistitiuton.“
Cette initiation existe dans nos livres de lecture: l'ordre et la matièro varient, selon la méthode, voilà tout.
Donc, une fois encore, “Mon Premier Livre“ n’est pas la toison d'or, ni le jardin des Hespé. rides, C'est un livre de lecture qui remplace un livre de lecture, à l'usage des élèves de 1ère année, Oe n’est pas un cadeau de deux piastres, c’est une espèce de cileau de dix centins, .
” Pérmettez-moi, Monsieur le rédacteur de la Tatrie, — pour ménager le temps et les lecteurs—de ne pas vous demander qui à l'air de savoir os dont il parle et de ne pas vous de- Raue Les plus, si Pedro a vu.et In Men
3 * — . à cvs „ DER PS
Nous eg côté, a 1 pet, quel.
vos paragra pour arriver partie pa- Wende de article de la “Patrie.”
“Et que pensez-vous Fun Pedro qui voudrait qu'on étouffät à sa naissance ce beau mouvement de sollicitude gouvernementale pour l'instruction publique ?”
La sollicitude Bouvernementale | quel mot
touchant, quelle expression plus capable de remuer et d'émouvoir ! Allons, enfants de la Patrie, n'êtes vous pas attendris ? Resterezvous insensibles à de semblables accents ?
Levez-vous, Venes-tous, accourez et jetes- vous 1 amour dans les bras de Messieurs les
Ministres, qu'ils vous Pressent sur le cœur du gouvernement,