I. Sayce, irad. Menant, les Héthéens, p
la plupart du temps hâtivement et sans souci de Part, ces bijoux et ces cachets dont les marchands font un si grand trafic d'exportation. Le prophète Éze'chiel s'adresse à Tyr en ces termes :
Tu es couverte de toute sorte de pierres précieuses,
De rubis, d'émeraude, de diamant,
D'hyacinthe, d'onyx, de jaspe.
De saphir, d'escarboucle, de sardoine et d'or;
Les roues et les forets des lapidaires sont à ton service.
Mais dans les œuvres de ces lapidaires, plus manifestement encore que dans les autres branches de Part, on constate ce parti pris de l'imitation, témoignage irrécusable de l'absence de goût et d'instincts artistiques chez ce peuple de marchands. On ne peut que souscrire sans réserve au jugement qu'a porté M. G. Perrot sur la glyptique phénicienne: « L'art du lapidaire phénicien, dit-il, est d'une banalité désespérante. Il lui suffit, pour approprier le cachet à l'usage qu'on en veut faire, d'y graver un nom; l'image reste pour lui d'une importance très secondaire, et il l'emprunte, sans aucun scrupule, au riche répertoire des types que l'Egypte et la Chaldée avaient créés et mis à la mode '. » En veut-on des exemples frappants ? Deux cylindres de la collection de Clercq portent les noms de Phéniciens écrits en caractères cunéiformes assyriens, tandis que la scène figurée est purement d'origine égyptienne. La légende du premier se lit : « Sceau d'Annipi, fils d'Addumu le Sidonien^. » L'autre (fig. 35) est au nom d'Addumu,