I. Winckelmann, Monuments inédits, p. 72, n
Mars Gradivus des monnaies romaines du haut empire. L'inscription, en trois lignes, est gravée en creux : [KJOINTOC AA€ZA Œ0\^\.
Polyclète. — On lit nOATKA€ITOT, sur une cornaline qui, au commencement du siècle dernier, était la propriété d'Andreini, à Florence; on ne la connaît plus aujourd'hui que par une reproduction en pâte de verre, du musée de Berlin. Le sujet représente Tenlèvement du Palladium, comme la gemme de Dioscoride que Polyclète paraît avoir copiée. Cette œuvre et cette signature n'étaient-elles pas une invention du xvr siècle ? Nous inclinons à le penser; seule, Tautorité de M. Furtwasngler nous pousse à faire une place ici à un graveur du nom de Polyclète.
Epitynchamis . — Nous connaissons trois œuvres qui paraissent authentiquement signées de ce nom :
I. Camée fragmenté du Musée britannique : c'est un beau portrait de Germanicus, avec
eniTrrxA.
2. Intaille sur une améthyste de la collection de Luynes, au Cabinet des médailles (fig. 127); elle représente un buste de jeune satyre; dans le champ, eniTrrXANOT; les dimensions de la pierre et l'excellence du travail font de cette gemme un joyau de premier ordre.
3. Bellérophon monté sur Pégase. Cornaline du Cabinet des médailles, d'un style admirable; la signature est seulement €771.
Il serait possible que le graveur en pierres fines Epitynchanus fut l'affranchi de ce nom mentionné
Fig. 127-
dans une inscription du columbarium de Livie et qualifié aurifex\
Agathange. — Une intaille sur cornaline, du musée de Berlin, représente la tète de Sextus Pompée, avec la signature ArA0ANr€AOC.
Agathopiis. — Une aigue-marine du musée de Florence porte, en creux, le portrait d'un jeune Romain, peut-être Cnaeus Pompée, avec la signature AFAOO- TTOTC €nOI€l. Le nom de ce même artiste a été ajouté, à une époque moderne, sur un camée antique de Berlin, qui représente Héraclès et la biche Cerynite.
Félix. — Diomède et Ulysse dérobant le Palladium; intaille de la collection Marlborough (fig. 128).
Sur l'autel, en lettres fines et serrées, la signature de l'artiste : OHAIZ €[70161; dans le champ, au-dessus de la tête d'Ulysse, le nom du possesseur de la gemme KAAnOTPNIOT ŒOTHPOT, mis en vedette et gravé en lettres plus grandes.
Cneiiis (Gnaios). — La signature FNAIOC accompagne la tête d'Héraclès gravée en intaille sur une aigue-marine du Musée britannique qui jadis faisait partie des collections de Fulvio Orsini. Deux autres gemmes portant le nom du même artiste paraissent authentiques à M. Furtwaengler. L'une, qui n'est connue que par une pâte de verre du musée de Berlin, représente l'enlèvement du Palladium; l'autre, dont on n'a également de traces que par une pâte de verre
Fie. 12E