Leturcq, op. cit., pp
ressort délicat permet d^ouvrir ; comme cachet, une cornaline intaillée d'un Amour, et l'inscription : L'AMOUR LES ASSEMBLE.
A cette époque de mollesse et de volupté, Guay ne pouvait manquer, comme la plupart des artistes ses contemporains, de traiter les sujets légers et frivoles : son habileté dans ce genre, ne contribua pas peu à sa renommée à la cour. Les plus gracieuses de ces compositions sur pierres fines ont pour titres : l'Amour musicien; Y Amour et l'âme ;\' Amour jardinier ; l'Amour ayant désarmé les dieux présente la couronne à son héros (Louis XV). Mais, comme l'écrit J. Leturcq, ce n'est ni le nombre ni le choix des sujets qui ont assuré à Guay la célébrité devant l'histoire, « c'est la manière dont il traite le portrait, et surtout le portrait historique. On peut dire, sans crainte d'exagération, qu'il atteignit dans cette spécialité le suprême degré, et qu'aucun artiste moderne, ni dans ses devanciers ni dans ses successeurs, n'a pu lutter avec lui et ne pourra l'égaler^ «.
Les premières œuvres de Guay sont anonymes; plus tard, il signe GUAY F. ou simplement GUAY. Quand on compare entre elles les signatures de Guay, au point de vue paléographique, on y constate des différences telles, que l'authenticité d'un certain nombre d'entre elles serait suspectée, si l'on n'était certain de l'origine des gemmes. N'y a-t-il pas là de quoi faire réfléchir les critiques qui, dans l'examen des signatures d'artistes, prennent exclusivement pour critérium