I. Leturcq, Jacques Guay, p
LES XVII« ET XVIII» SIECLES. joj
les caractères paléographiques? « Il est curieux, dit J. Leturcq, de signaler une différence considérable, quant à Texécution, entre les diverses signatures de Guay; quelques-unes sont formées de caractères d^une grande finesse et d'une grande perfection; d'autres, au contraire, sont faites avec des lettres qui ne sont pas sans quelque ressemblance avec l'écriture ordinaire de Guay, écriture qui, tout en étant très lisible, est loin d'offrir des modèles de calligraphie... Cela ne nous amènerait-il pas à conjecturer que Guay ne grava pas toujours lui-même les signatures et les inscriptions de ses pierres, et laissa ce soin a des mains moins artistes, mais plus habituées à ces sortes de travaux, comme nous voyons encore de nos jours les graveurs héraldiques et les graveurs de chiffres exceller à faire certains ouvrages dans lesquels l'art n'entre pour rien? C'est ainsi que nous voyons également les artistes graveurs sur bois, sur cuivre, sur acier, faire faire au bas de leurs planches, par des ouvriers spéciaux, les signatures, titres, inscriptions de sujets, dédicaces, etc., qui figurent au-dessous des estampes. Cette différence dans le travail des diverses signatures de Guay est très sensible, surtout si l'on compare les inscriptions fines et élégantes du portrait de M'"*^ de Pompadour, qui a, à l'exergue: GUAY F. 1761, et autour du biseau : I-A-P- POMPADOUR-AN- JE Sg, — avec les écritures d'une simplicité naïve et sans prétention, des signatures et dates qui sont au bas d'un Louis XVI : G. F.- 1785; et au bas de la Marie-Antoinette* :