La Grèce ancienne
La Grèce, pays des rivages découpés et montagneux. — Cotte conliguration favorise le peuplement par mer. — Cette immigration, venue de Colchide, donne le type pélasge. — Le cloisonnement des territoires amène le fractionnement par cités. — Le travail facile des Péiasges idéalise l'Arcadie et le « règne de Saturne •. — Il provoque l'essor de la musique et de la poésie. — Le développement des rivages facilite les contacts avec l'étranger. — L'étranger est parfois un civilisateur. — 11 est parfois un ennemi. — Le fractionnement par cités produit des dissensions et suscite le type du « banni •■.
II — Le bandit montagnard divinisé. — Première descente : Le type
héraclide. V. 1^.
Le banni de la montagne grecque est un bandit civilisé. — De ce type sort Jupiter. — Les exploits du bandit montagnard expliquent le type d'Hercule. — Hercule et les Héraclides entrepreneurs de grands travaux d'intérêt public. — La sécurité rétablie. — Les dieux justiciers : Pluton et les enfers. — Le gendarme Thésée, ami d'Hercule. — La chasse aux <■ monstres ■>. — L'assainissement et la voirie. — Les montagnards maîtres de la mei'. — Le progrès agricole, industriel, commercial. — Le progrès intellectuel incarné dans Apollon. — La lyre héraclide et la flûte péla.sgique. — .lupiter, père des Muses. — La « musique » et l'ébauche des sciences. — La nouvelle mythologie greffée sur la religion pélasgique. — Les survivances et résistances du type pélasge.
III. — Le bandit montagnard idéalisé. — Deuxième descente : Le type
hellène. P. :^8.
Les bandits héros, supérieurs aux bandits dieux. — La force expansive de monts Othrys. — Une fourmilière de petits rois. — La poursuite de la richesse mobilière. — Châteaux forts et trésors. — La bande du chef. — Les auxiliaires du chef. — Les guerres entre chefs. — Les coalitions par sympathie. — Les éléments fédératifs : 1" Les Amphictyonies. — 2° Les pèlerinages. — 3" Les grands Jeux. — Les variétés du type hellène : 1° L'Hellène ébauché : Eoliens, Myniens, Cadméens. — La Thèbes d'Œdipe. — 2" L'Hellène achevé : Achéens ; la Mycènes d'Agamemnon. — La Sparte de Ménélas. — 3" L'Hellène modifié : Ioniens, l'Athènes primitive.
IV. — Le bandit à la mer. — Pirates et conquistadors. — L'épopée
homérique. P. f.3.
Les prédispositions du bandit grec au métier de pirate. — L'atelier du pirate : la mer. — L'instrument du pirate : le bateau. — La vie du pirate. — Les essais de police des mers : le rùle de Minos. — L'or de la Colchide et les Argonautes. — L'emplacement et la richesse de Troie. — Un type de grande
expédition d'outro-nicr : ïlliadc. — Los retours de pirates : leurs mésaventures. — l.e contact sur mer avec les routes phéniciennes : les Phéaciens. — Un type de ■• retour •■ : l'Odyssée. — La question d'Homère.
V. — Le bandit fruste et militariste. Troisième descente : Le type dorien à Sparte. P. 87.
Les Albanais d'autrefois. — Le montagnard dorien et la décadence achéenne.
— Le Péloponèse envahi et transfoi-mé. — Les Doriens campés en Laconie : la Sparte nouvelle. — Les lois au service du militarisme : Lycurgue. — La poésie au service du militai'isme : Tyrtée. — Doriens contre Doriens : les guerres de IMcssénie. — L'intensité' de l'art militaire Spartiate. — Les lacunes de l'art militaire Spartiate. — Le rayonnement militaire de Sparte. — L'e.xpansion dorienne hors de Grèce. — Lart dorique et sa propagation en dehors du monde dorien.
VL — Les refoulés et leurs migrations. L'essor du port maritime : Le type ionien. 1'. lUi.
Conmient se fondait une colonie. — Les Achéens en Italie : l'austère Crotone et la molle Sybaris. — Les Eoliens à Lesbos : la poésie à épanchements des joueurs de lyre. — Les Ioniens comprimés en Attique et projetés vers l'Asie. — L'Ionie et la douceur de vivre. — Le premier essor de la poésie ionienne : les aèdes homériques et leur rayonnement. — L'ascension de la société ionienne par le développement du port maritime: deu.x variétés supérieures : Milet et Phocée. — Le second essor de la poésie ionienne et ses inspirations : l'amour de la cité, la discorde, le plaisir. — Los philosophes ioniens et leurs i)réoccupations artistiques devant la nature. — L'art ionien, rodet des élégances de la race. — La réaction de l'ionie sur la Lydie : le tyjie de Crésus.
— L'invasion por.se et la ruine de l'ionie.
VIL — Un coin d'Ionie en Attique. — La bourrasque perse en Grèce. — Le type athénien. P. 141.
Le paradis des bannis. — L'aristocratie des émigrés. — La lutte contre la vendetta : Dracon et l'Aréopage. — Le commerce et les perturbations économiques : l'esclavage et le prolétariat. — L'élaboration d'une bourgeoisie : le rôle de Solon. — Un « roi des montagnes » et ses descentes dans la ville : Pisi.strate. — Le •< roi des montagnes » promoteur de travau.x et i)iotecteur des arts : la tragédie. — L'instabilité engendrée par le commerce : le rôle de Cli.sthènes. — La jalousie démocratique : l'Osiraci.'^me. — Athènes dans la •luerelle de l'ionie : les rancunes perses. — L'individualisme des cités grec(iues devant l'invasion; le rôle militaire de Sparte l'oblige à secourir .\thènes; les Therinoi)yles. — La Grèce sauvée par la mer : la trirème; Salamine. — L'e.xpausion du type athénien après l'expulsion des Perses.
VllI. - La vie intérieure de la cité et le triomphe intellectuel d'Athènes. P. ir<i.
Le foyer, la femme et l'enfant. — La vie privée hors du foyer : l'école libre, le gymnase. — Le triomphe des ^<ports : Pindare. — Les fêtes en plein air : les Panathénées. — Les temples : le Parthénon. — Les embellissements de la religion : .sculpture et peinture. — Un autre embellissement de la religion : le théâtre : lîschyle et Sophocle. — Les patrons du thé;\fre : les liturgies. — Les idées nouvelles au tln-àlre : Euiipido. — La vie publique et le besoin de
porsuader : les sophistos. — I/amour passionné de la Cité. — La Cité contre los idées nouvelles : Socrate. — L'incarnation de la jiolitique athénienne :1e type de l'ériclès.
1\. — Les guerres entre cités. Premier échantillon : Athènes contre Sparte. 1'. :in:!.
Les groupements de cités et leurs chocs fatals. — Cause qui a iniuiortalisi' un de ces chors : Thucydiile. — Les partisans de la guerre à Athènes. — Les partisans de la paix. — La poésie contie la guerre : Aristophane. — La ]ihiIosophie contre la guerre : Platon. — La physionomie généralf et les procèdes de la guerre. — Ti'ois épisodes caractéristiques : un coup de main re- ]iou.s.sé, un revers Spartiate, un désastre atliénien. — Athènes perdue par son instabilité et sa nervosité : le tj'pe d'Alcibiade. — L'esprit de suite des Spartiates, cause de leur triomphe, et leur inaptitude en dehors des choses militaires, cau.se do la stérilité de co triomphe.
X. — Les mercenaires. — Ce qui les pousse vers l'Asie. ~ Ce qui les arrête encore. — Deuxième échantillon des guerres entre cités : Thèbes contre Sparte. 1'. 'IX*',.
Le développement du type mercenaire. — Sparto impuissante à bien l'utiliser : la décadence Spartiate. — Rebondissement et afïrancliissement d'Athènes : Thrasybuie. — L'or perse et les nierçenaires en Asie : la retraite des Dix Mille. — Le suprême effort du militarisme Spartiate : Agésilas en Asie; sa retraite. — Les condottieri de la parole dans les cités grecques; les présents (rArta.\er.\ès; les orateurs attiques. — L'armée de métier et l'évolution de la tactique : Iphicrate. — Ceu.\ qui ne se battent pas : l'indifférence, le luxe privé et les arts. — La comédie lâche la vie publique pour la vie privée. — Dilettantes et philosophes. — Le condottiérisme propagé dans le nord de la Grèce : Jason de Phères. — Le coup de grâce porté au militarisme Spartiate : Épaminondas. — L'impui-ssance des cités hors de leurs limites et le retour à l'anarchie.
— La quatrième descente des montagnards. — Le type macédonien. P. 275.
Les bannis héraclides dans la montagne. — La civilisation en route du Sud au Nord. Influence des Athéniens : les cités de la côte. — Influence des Lacédémoniens : les passages de troupes. — Influence des Thébains : l'école du voisinage. — Philippe, comme chef militaire, bénéficie des progrès de la tactique. — Comme riche, il bénéficie du système des mercenaires. — Comme Grec, il bénéficie du système des amitiés. — Les politiciens à gages dans les cités : le type d'Eschine. — La résistance des autonomies locales : le type de Démosthènes. — Procédés de Philippe : \° La guerre commerciale dans le Nord : Philippe, intercepteur des routes; — 2° La guerre sacrée : Philippe, vengeur d'Apollon; — 3" L'invasion définitive. — L'anarchie entre cités rend inévitable le triomphe des Macédoniens.
XII. — La projection du type grec en Asie. — Le rôle d'Alexandre. P. -201.
Les conquistadors perfectionnés et la Toison d'or de Perse. — Première partie de l'itinéraire d'Alexandre : la monopolisation des rivages et la ruine de Tyr. — La mainmise du type grec sur l'isthme de Suez : Alexandrie. —
Douxicino partie do l'itim-rairc (rAlexandie : la route de l'Inde par terre. — Un nouveau type de colonies grecques : les villes d'étapes de l'intérieur. — Le commerce en possession dr- ressources nouvelles : débouchés, sécurité et grands travaux. — L'art militaire on possession de ressources nouvelles : le machinisme guerrier. — La science en possession do ressources nouvelles : le type d'Aristote. — L'art en possession de ressoui-ces nouvelles : perfection technique l't laffinemont. — La pcrsi.stance du clan chez les vainqueurs : les luttes entre lieutenants d'Alexandre. — Le réveil des rivages dWsie : Pergame et Rhodes. — Le di'clin des rivages d'Europe : Athènes, ville d'études. — L'abaissement de la Cité pousse à l'amusement : la comédie nouvelle. — L'abaissement de la Cité pousse les esprits sérieux à la réglementation systématique de leur vie privée : épicuréisme et stoïcisme.
XIII. — La déformation et l'éclipsedu type grec. — Le monde alexandrin. — La Grèce devant Rome, devant les Turcs et devant l'Europe moderne. P. :il(i.
Alexandrie : le type grec y est entouré et cantonné par la foule cosmopolite. — Il y est dominé par de grands monarques mi-grecs, mi-oriontaux : les Ptolémées. — Les ressources en livres et en documents favorisent l'érudition et la science. — La poésie devient raffinée, érudite, amoureuse, supérieure dans les genres inférieurs. — La grande ville sicilienne : Syracu.se; et Tidyllisme chez les citadins : Théocrite. — Le peuplement do la Méditerranée occidentale met en vedette les Grecs de l'Ouest : l'épopée de Pyrrhus. — Le dernier effort des cités pour l'indépendance : les ligues étolienne et achéenne : Philopœmen. — La Grèce institutrice de Rome. — La longévité du type grec dans le Bas-Empire et sous l'invasion des Turcs. — Son réveil moderne en dos conditions qui le constatent vivace, mais le relèguent au second plan.
Tableaux de l'Histoire de la Grèce, montrant comment les faits historiques se répercutent les uns sur Irs autres. P. '.Vol.
Sources à consulter. P. 'M-l.