Isée, VI, 51; Platon, Lois, V, p
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liesse'. A Allièiie>-. an lemps de Deiiiosllièiie, les frères se |iarliifieiil épaliMiieiil l'iiérilaf^^e, mais on réservant le j)rivilè;4<' «le l'aîné (jiii, oiilro sa |>arl, j^arde la maison pal.ernelle-. Toujours l'idée relii;icnise iiis])ira les lois de succession. A Sparle, le père ne peut iléshériler son fils, e( le lisLnncnl esl inlenliL jusipiau lemps de Lysandre. AAlliènes, le lils hérile, mais non la lille; car e'esl le lils (|ui continue le eulle; s'il n'y a (jue des tilles, la loi s"ini;énie à Irouvei" un liérilier niàle. Ainsi s'explique encore la sévérité des anciennes législations contre les attentats à la propriété. Dracon ne connaît en ce cas qu'un châtiment : la peine de mort. Solon condamne le coupable à restituer le double, l'enferme cinq jours et cinq nuits en prison, enfin lui enlève tous ses droits de citoyen. Voler, ce n'était pas seulement faire tort à son voisin, c'était porter atteinte à la loi fondamentale de l'Etat, à la propriété que gardent les bornes sacrées et les dieux termes.
Il était nécessaire de marquer l'origine religieuse de la proi^riété foncière pour en bien comprendre l'organisation légale aux v'^ et iv^ siècles.
On ne peut posséder la terre si l'on n'est membre de la cité. Seuls, les citoyens ont la ktcsis, qui rend la propriété inviolable. Les autres personnes ne peuvent avoir que la katochê ou droit de jouissance. La ktêsis est héréditaire, tandis que la katochè se cède par contrats de vente, par baux perpétuels ou temporaires. Par une conséquence naturelle, l'exil et l'atimie, avec la perte des droits civiques, entraînent la confiscation des biens.
Dans les États aristocratiques, les nobles seuls possèdent, parce que seuls ils ont tous les privilèges du citoyen. A Syracuse, les hommes de la classe dirigeante s'appelaient les géomores, ou propriétaires du sol. En Laconie, les Spartiates font