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Pour K' l'cuiimcri'o oi'diiKiiir di' l'aiiAcuL s'ouMait'iil. do iiombroiises l);ui(|iu's [n-ivôes. Les ItaïKiiiiors s'rlablissaii'iil, ^énéralomiMil aux co\\]^ de rues, coniinc aiiidiuiriiiii los cliaii^^icui's dOriciil. Iiiiiii(>bilt.'s dorriôrc iiiic pclili' lahlc, ils guettaient et (lévisaf^eaieiil les passants : faire faillite, pour un (îrec, c'était relounuT la laMc. Dans les grandes villes, les principales banques prirent de (ont aulres |»i(»|ior[ions. LabaïKjue de Pasion à Athènes, au niilicu du iv siècle, avait les allures d'iiue véritable adniinisl ration. D'abord simple alTranchi, Pasion avait accjuis une fortune de quatre-vingts talents. Son crédit s'étendait à toutes les régions du monde grec. Dans ses bureaux se tenaient des comptes réguliers de dépots, de créances, de recouvrements. 11 délivrait pour des villes étrangères des mandats de payer à une personne déterminée, de véritables lettres de change. C'était déjà la grande banque, au sens moderne du mot. A Byzance, on imagina même de créer une monnaie fiduciaire en fer, analogue à notre papier-monnaie. La Grèce a vu se constituer aussi de nombreuses sociétés financières. Pour l'exploitation des mines ou des carrières de marbre, pour les grandes expéditions maritimes, on s'unissait par des contrats d'entreprise. On signait môme déjà des contrats d'assurance. Par exemple, un certain Antigonos de Rhodes, moyennant une prime de huit drachmes par tête, s'engageait à rembourser au maître le prix de ses esclaves fugitifs.
Toutes ces institutions financières développèrent singulièrement l'activité commerciale des Hellènes. Sur terre, les marchandises suivaient les grandes voies sacrées qui aboutissaient à Delphes, à l'Isthme, àOlympie; en Attique, depuis Ilipparque, fils de Pisistrate, des Hermès dressés le long des routes servaient de bornes milliaires et de poteaux indicateurs. L'hospitalité publique et privée, les conventions conclues entre beaucoup d'États facilitaient les rapports entre les cités les plus éloignées l'une de l'autre. Des négociants de tous les pays
lAl propriété.
se rencontraient aux foires d'Athènes, de Corinthe, d'Olympie et de Delphes. Pourtant le commerce continental n'eut toujours qu'une importance secondaire, à cause des montagnes et des barrières douanières qui séparaient la plupart des Etats. Les échanges étaient beaucoup plus faciles par mer. Les Etats ne cessaient d'améliorer leurs ports, leurs chantiers de construction, leurs entrepôts et leurs docks. C'est là surtout qu'il faut voir à l'œuvre le génie commercial des Hellènes.
Un peu partout, mais principalement en Egypte, en Sicile et sur les côtes de la mer Noire, arrivaient les amphores fabriquées à Cnide, à Rhodes ou àThasos, et remplies d'huile ou de vin^ On recherchait aussi les poteries d'Athènes, de Corinthe et de Samos; les étoffes de Milet; les manteaux de laine du Péloponèse.
Les cités grecques expédiaient encore des bijoux et des bronzes, des meubles, des œuvres d'art. Mais des lois sévères interdisaient d'exporter certains produits. A Athènes, l'archonte, à son entrée en charge, devait maudire quiconque enverrait à l'étranger du blé, des bois de construction ou des cordages.
L'importation était plus active encore. Sans cesse on débarquait sur les quais l'or de Thrace, les métaux précieux, l'ambre, l'ivoire de Cyrène, les parfums d'Asie, le chanvre de Macédoine et d'Italie, les peaux de l'Euxin et de l'Afrique, le verre, le papyrus d'Egypte, les épices d'Orient, les bois de construction, les tapis et les broderies d'Assyrie, le poisson
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