Arcliœologischc Zeitung, VI, 105; C. I. A., II
2. Dinarque, Contre Philoclès, lo; Uypènde, Contre Démoslhène, 'id ; CI. G.,
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saienl do tous leurs droits de riloyons; ils votaioiit dans l'assiMiibléc, ils pouvaionl rire (Mus aux foiiclioiis pour l('S(|ti(dies la l(^i n'cxii^oail pas un mininiuni d'âge.
L'éphéhio est oi\uaniséo dans lous les pays perces coninie à Alhèncs ou à Sparle. Partout l'éducalion civique proprement dite dure depuis dix-huit jusqu'à vingt ans. Elle est dirigée par des magistrats spéciaux : tel est le gymnasiarque à Iulis de Céos, à Sestos, à Téos. Dans tout le monde grec, l'Iltat s'empare du jeune homme à sa majorité, [-our le préparer à son rôle de citoyen.
Dans la plupart des cités, l'éducation publique se tei'minait avec l'éphébie. En quelques endroits, cependant, elle se prolongeait encore quelques années, soit par la volonté expresse de la loi, soit par l'association des anciens camarades d'éphébie. C'est comme une troisième éducation, destinée aux. véot, c'est-à-dire aux jeunes gens de plus de vingt ans.
A Sparte, le noviciat continue longtemps encore. Les hommes de vingt à trente ans forment, dans l'armée, des compagnies d'irènes ou ira?ies. Ils sont divisés en deux catégories. Jusqu'à vingt-cinq ans, on est dans les pratires; depuis cet âge, dans les sphaeres. C'est à trente ans seulement qu'un Spartiate devient vraiment citoyen.
En beaucoup de villes, des collèges de viot, composés des jeunes gens de vingt à vingt-deux ans, achèvent l'éducation commencée pendant l'éphébie. Nous connaissons des corporations de ce genre à Chios, à Cyzique, à Éphèse, à Pergame, à Sestos et en bien d'autres pays. Ces collèges avaient leurs gymnases et leurs bains particuliers; ils réglaient leurs affaires dans un conseil et une assemblée commune.
Ainsi, dans tous les pays grecs, le futur citoyen est soumis à une éducation civique pendant deux ans. Là se borne presque, à Athènes et dans quelques cités, l'intervention de l'État. Mais ailleurs ce régime commence dès l'enfance et se
prolonge même au delà de l'éphébie. Après ce long noviciat minutieusement réglé et observé dans tous les détails, l'État avait des chances d'être bien servi.
§ 3. Z,^ gouvernement. — Si l'on apportait tant de soin à l'éducation civique, c'est que chaque citoyen devait jouer un rôle actif dans l'État. Dans la vie politique des cités, la tyrannie n'a été qu'un accident, et les rois eux-mêmes, à Sparte comme dans les sociétés héroïques, n'étaient que les premiers entre leurs pairs. Les Hellènes n'ont vraiment compris qu'une forme de gouvernement : la forme répubhcaine. Le pouvoir législatif est exercé directement par l'assemblée commune et un sénat élu ; le pouvoir exécutif par des magistrats responsables. Tantôt le sénat, recruté dans des familles privilégiées, exerce une autorité prépondérante, et les fonctions publiques sont réservées à une sorte de caste politique : c'est le système oligarchique, longtemps en faveur chez les populations éoliennes et doriennes. Tantôt l'assemblée populaire est souveraine, le sénat n'en est qu'une sorte de commission permanente, et les magistratures sont partagées entre un certain nombre de délégués responsables et révocables, nommés pour un an au plus : c'est le système démocratique, vers lequel inclinèrent promptement la plupart des pays ioniens. Dans ces deux méthodes de gouvernement varie l'importance relative des éléments politiques, mais partout ces éléments sont les mêmes.
Assemblées et magistrats ont avant tout la garde de la constitution^ Dès le vii^ siècle, les classes inférieures réclamèrent contre l'arbitraire des rois et des nobles; dès le VI* siècle, elles avaient obtenu partout des lois écrites. On attribuait ce travail de rédaction à des législateurs, légendaires ou non, choisis d'un commun accord par les partis