‹ La Grèce avant Alexandre; étude sur la société grecque du 6e au 4e siècleChapitre 22 sur 46 · Telfy, Corpus juris atlici, IG · texte numérisé non relu

Telfy, Corpus juris atlici, IG

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l'avail einliolli(' <!»' jn-onuMiadcs, de bosquets cl (ra(|nciln('s; on y l'cnconlrait, à chaque pas, des autels et des eliapclles. Le Lvcéc était situe à l'est d'Allirues, au bord de l'Ilissos, près du leuijde d'Apollon Lykeios; il tut décoré successivcincul par Pisistrale, Périclès et Lycurj,Mie. Le Cynosar^e élait voisin d'un sanctuaire d'IIéi-aklès: la léf^eude n'était point embarrassée pour eu expliquer le nom bizari'C : un chien blanc (•/.'jtov oLoyài", y avait dévoré une pai't de l'offrande pendant le premier sacrifice offert au héros. Plus tard, Athènes s'enrichit de deux nouveaux g:ymnases, le IHolémaion et le Diogéncion, dont on visite encore les ruines. Mais c'est au Cynosarge, au Lycée ou à l'Académie que se sont formés tous les grands citoyens d'Athènes. Au milieu de ces vastes parcs, autour de cours intérieures, s'alignaient des portiques et des salles. Sur les esplanades, on s'exerçait au saut et à la course ; on luttait dans les galeries. Chaque salle avait une destination fixée. On traversait successivement le vestiaire (apodytérion), l'élaeothésion oii l'on se frottait d'huile, le conistérion oii l'on ramassait de la poussière, le bain (balaneion), l'étuve (pyriatérion). Ailleurs on voyait le jeu de paume (sphaeristérion), les salles de cours pour l'enseignement des lettres et de la musique, les bibliothèques, les galeries de tableaux, l'éphébéion où se réunissaient les éphèbes. Le long des avenues et sur de hauts promenoirs, au milieu des statues de dieux et de héros, près des bustes de maîtres et des portraits d'Hermès, le patron des gymnases, circulaient sans cesse les éphèbes, leurs professeurs et beaucoup de citoyens qui se plaisaient dans ces sanctuaires vivants de la jeunesse. Aux gymnases se donnait l'éducation la plus complète. On y apprenait à courir, à lutter, à sauter, à monter à cheval, à manier le disque, le javelot et l'épée, à manœuvrer en pelotons par files et par rangs, à jouer de la lyre et de la cithare, h exécuter une poésie lyrique. On y étudiait Homère et Hésiode, les gnomiques, les tragiques, les Histoires d'Hérodote. Nous connaissons, par un document

découvert au Pirée^ le catalogue d'une bibliothèque de gymnase ; on y voit mentionnées des pièces de Sophocle, d'Euripide, de Ménandre, de Diphile. Et les éphèbes trouvaient encore le temps d'écouter Socrate dans les carrefours, d'aller prendre des leçons de beau langage chez Isocrate ou d'autres rhéteurs. Anciennement c'était l'Aréopage lui-même qui dirigeait l'éducation publique des jeunes Athéniens. Plus tard ils furent placés sous la surveillance de magistrats particuliers qu'on appelait les épimélètes des éphèbes ; on rencontre aussi à la même époque un épistate de l'Académie, un épimélète et un prostate du Lycée'. A la fin du iv^ siècle apparaissent dans les gymnases les Sophronistes, les Gosmètes, les Hypocosmètes, tous ces maîtres que mentionnent aux siècles suivants tant de documents attiques. Souvent, en l'honneur de leurs professeurs, les éphèbes consacraient en commun quelque monument. Car ces jeunes gens formaient une association amicale, bruyante aux jours des fêtes scolaires, aux Herméia ou aux Mouséia. Et les éphèbes ne se séparaient pas sans avoir fait graver sur un mur ou une table de marbre la liste complète de leur promotion, un décret de remerciement ou d'éloge pour un maître vénéré. Les exercices du gymnase occupaient toute la première année. Au commencement de la seconde, les éphèbes défilaient en bon ordre devant le peuple avec le bouclier et la lance, en chlamyde, coiffés du pétasos. On les inscrivait sur le registre militaire. En cas de guerre, ils partaient à l'appel du stratège. En temps de paix, on les rompait à leur métier de soldats par une série d'exercices et de promenades militaires ; on les envoyait même tenir garnison pendant plusieurs mois dans les places fortes de l'Attique. A la fin de cette seconde année, ils étaient passés en revue par le sénat et les magistrats. Dès qu'ils sortaient de l'éphébie, ils jouis-

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