‹ La Grèce avant Alexandre; étude sur la société grecque du 6e au 4e siècleChapitre 26 sur 46 · I.»<1 I.A r.HI-CK AVANT A LIA A ND lU · texte numérisé non relu

I.»<1 I.A r.HI-CK AVANT A LIA A ND lU

mille (aliMils le rcvcim ^rAlhiMics'. I.c rccKiivromonldes impôts était l'oncédé à des IVrmiors, (|iii |tayaiont à l'Ktat une somme fixe. Kn Atti(|ti(', à Khodcs.à Olbia, on les appelai!. losTélôncs. Ils cMaiont durs pour les déhlLeurs de l'Ktat; ils poursuivaient imi)itoyal)lemenl,el à Athènes, à Chios, à heli)lies, ils faisaient IVajiper d'atimio le citoyen qui n'acquittait pas sa dette dans les délais fixés. On leur reproeliait volontiers leur cupidité, leurimportunité. «Les douaniers, dit lMutai'f|ue, nous paraissent désagréables et insupportables, surtout quand ils cherchent les objets cachés dans nos bagages et nos ballots à nous, et qu'ils mettent tout à l'envers. Pourtant, cela, la loi leur permet de le faire, et, s'ils ne le font pas, c'est à leur détriment. » On demandait un jour à Théocrite quel animal il redoutait le plus : « Dans les montagnes, répondit-il, ce sont les ours et les lions; dans les villes, les collecteurs d'impôts et les sycopliantes*. »

Diverses recettes extraordinaires pouvaient enrichir encore le trésor de l'État. C'était le butin de guerre, ou quelque don volontaire des particuliers, ou une souscription publique. Nous connaissons des souscriptions de ce genre ouvertes à Cyzique, à Lrythrées, à Rhodes, à Téos ; les listes mentionnent la somme donnée par chaque personne. Souvent l'État reconnaissait par quelque honneur la générosité des donateurs. Par exception, pour les besoins de la guerre, on levait une sorte d'impôt foncier (siGcpopà). Le fait s'est produit en Chersonèse,à Potidée, à Smyrne, à Siphnos, à Thasos, ailleurs encore. L'eisphora est toujours un droit de tant pour cent sur le capital imposable qu'indique le cadastre. En Attique, cette taxe paraît avoir été prélevée déjà par les Pisistratides; elle le fut de nouveau pendant la guerre du Péloponèse et souvent au iv^ siècle. D'abord chaque propriétaire était frappé individuellement.

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