‹ La Grèce avant Alexandre; étude sur la société grecque du 6e au 4e siècleChapitre 7 sur 46 · Bull, dp corr. helL · texte numérisé non relu

Bull, dp corr. helL

2. nomoUc, Comptes des liin-opes du temple d'Apollon délien {Bull, de corr. hell., 1882) ; les Archives de l'intendance sacrée à Délos, 1887. — Voyez aussi les Inventaires du Parthénon (C. /. A., tome I*""), et les Inventaires de l'Asklépiéion {Bull, de corr. hell., 1878).

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l/l"tal conlrôle les cnlles publics, comme radnnnislialion di>s sancluaii'es. Il surveille le service ordinaire des reli^dons ollicielles et ori^anise lui-même les p:randes fêtes. Presque partout, les vrais chefs du culte sont des magistrats (pi'on désigne sous le nom de rois. C'est le liire (jue porte à Athènes le second archonte : il est toujours initié aux mystères d'Kleusis, il jiréside a la plupart des fêtes et aux concours gymniques, il désigne les gymnasiarques et les arrhéphores, il juge les procès religieux, il a la haute main sur tous les sacerdoces de la cité. D'autres magistrats interviennent aussi dans le culte, pour des cas spéciaux. Ainsi, en Attique, le premier archonte organise les grandes Dionysiaques et les Thargélies, le polémarque dirige les sacrifices aux autels d'IIarmodios et d'Artémis Agrotéra. S'il se présente quelque difficulté, ces magistrats en réfèrent aux assemblées politiques, surtout au Sénat. Dans toutes les cérémonies du culte on trouve, à côté des prêtres, quelque représentant de la cité. Chaque année on élit des commissaires spéciaux, aux attributions précises : des hiérothytes, qui veillent aux sacrifices, des hiéronomes, des hiéropes, qui organisent les fêtes et les repas sacrés.

Ce n'était point trop du concours de tant de commissaires et de prêtres pour satisfaire aux exigences du calendrier*. D'abord, chaque jour, se célébrait un office au Prytanée, près du foyer public. Puis l'on ne devait omettre aucune des cérémonies, les unes mensuelles, les autres annuelles, attendues à jour fixe par tous les dieux à qui l'État avait voué un culte. Les grandes divinités étaient encore plus exigeantes. Non seulement elles avaient leurs fêtes solennelles; mais, de plus, cer-

\. Voj-ez, par exemple, le calendrier des sacrifices à Myconos ('AOyjvaiov, II, 237).

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tains jours de chaque mois leur étaient consacrés. En Attique, par exemple, le premier et le septième jour appartenaient à Apollon, le quatrième à Hermès, le sixième à Artémis, le huitième à Thésée. Aussi il ne se passait point de jour où l'on n'offrît quelque sacrifice officiel. Les Athéniens surtout dépensaient pour leurs dieux des sommes énormes. La plupart de ces cérémonies n'occupaient que le personnel des temples et les commissaires de service. Mais, quand il s'agissait d'une divinité importante ou d'un anniversaire historique, ou de la fête des morts, on suspendait toutes les affaires publiques et privées. C'étaient là les jours fériés proprement dits. On en comptait environ soixante à Athènes. On voit qu'ils correspondaient à peu près à nos dimanches.

A ces grandes fêtes officielles tout le peuple prenait part. C'étaient des journées de repos pour les ouvriers, de liberté pour les femmes et les esclaves, de plaisir pour tous. Les sacrifices offerts par l'État se terminaient généralement par un banquet populaire : pour l'anniversaire de Marathon l'on immolait, à Athènes, cent bœufs et cinq cents chèvres. Des fêtes de ce genre existaient dans toutes les villes grecques ; mais elles se célébraient naturellement avec plus de pompe dans les cités riches et puissantes. En Laconie on se pressait surtout aux Garnies, organisées en l'honneur d'Apollon Carnien, dieu des troupeaux, et aux Hyacinthies d'Amyclée, où se perpétuait le souvenir de la mort d'Hyacinthe. L'Attique était, par excellence, le pays béni des hécatombes et des belles processions. Chaque mois était marqué par quelque imposante cérémonie. Mais la foule guettait surtout le retour des fêtes de Dionysos, de Dêmêter et d'Athêna^

Dionysos était chez les Grecs le dieu des bonnes gens. On saluait son arrivée avec une franche gaieté'. En son honneur

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