‹ La Grèce de la Décadence: Aux Points de Vue Économique et SocialChapitre 4 sur 44 · MIE · texte numérisé non relu

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furent ses meilleurs défenseurs. Les barrières qui séparaient l'Europe de l’Asie tombent, « l’hellénisation de l'Orient »

commence, — surprenante alliance de mots : le génie grec

fait de Re et de mesure, conquérant l'Orient, CL étrange, a le massif, le monstrueux. Alexandre mort, ses lieutenants

se battent et la Grèce entreprend une nouvelle guerre de ne

délivrance (322). Vaincue, elle subit les guerres des diado-

ques et à la conclusion de la paix, en tant qu'annexe natu-

relle de la Macédoine, elle tombe dans le lot des Antigo-

nides (280). Trois royaumes naissent alors des débris de

l’ernpire d'Alexandre. Le 1° siècle remplace l’éparpillement des cités au bord de la Méditerranée par cinq grands états, le gouvernement direct à la grecque par un pouvoir absolu, oligarchique ou monarchique. Les successeurs d'Alexandre fondent des monarchies héréditaires. Infidèles à la pensée de leur maître, ils gouvernent en s'appuyant sur l’armée, appellent les Grecs aux postes de commandement et empèêchent la fusion des immigrants et des indigènes. Tous d’ailleurs, les Séleucides qui règnent sur 3 millions de ki”, 23 millions de sujets, 20 nations se suivant de Egée à l Indus, les Ptolémées qui possèdent les plus riches terres du monde, ne pensent qu'à la Grèce. Pendant 60 ans, les Lagides la disputeront aux Antigonides.

Cependant l’hellénisme est en danger : à l'Occident. 1. Romains ont battu leurs rivaux de l'Italie centrale et avancent le long de l’Adriatique et de la Tyrrhénienne, encerclant les villes grecques du Sud. Le génie de Pyrrhus ne suffit pas à écarter la menace. Les Carthaginois occupent un tiers de la Sicile. Après la mort de Hiéron, Syracuse lia son sort au leur et sera vaincue avec eux.

Bientôt, l’empire d'Alexandre échappe à ses succes- seurs. Le royaume des Seleucides, trop vaste, appuyé à la

fois sur la Méditerranée et sur l'Orient, privé de la Macédoine, source de soldats, est toujours près de la dislocation. Le fellah méprise l'étranger qui le pressure. La Macédoine a été envahie par les Gaulois et lutte sans trêve pour protéger sa frontière du nord. En Grèce, elle se heurte à l’influence des Lagides.

Elle a de sérieux atouts en mains : elle occupe la Thessalie jusqu'aux Thermopyles, elle tient des garnisons en

SP Ses Locride, en Doride, en Phocide et aux trois points straté- giques de la péninsule, Chalcis, Démétrias et Corinthe. Le reste de la Grèce est groupé en ligues — c’est alors la formule politique dominante — les principales sont l’étolienne et l’achéenne. Comme les Macédoniens, les Etoliens sont pour les Grecs des demi-barbares, au surplus les seuls bons soldats de la péninsule.

Une première fois, vers 266, Ptolémée II entraîne à la guerre contre la Macédoine, où règne alors Antigone Go- natas, Sparte, Athènes et la plus grande partie du Péloponèse. Il échoue et provoque une coalition d’Antigone, Antiochos II de Syrie et Rhodes. Ptolémée est vaincu mais la coalition se disloque bientôt.

Grâce à l’habileté d’un de ses stratèges, la ligue achéenne devient une puissance dans le Péloponèse. A la faveur de troubles dynastiques en Macédoine, Aratos prend Co-

rinthe et fait reconnaître Ptolémée Evergète comme généralissime de la ligue achéenne. Antigone Gonatas s'allie alors aux Etoliens et la guerre commence. Survient un changement de règne. Aratos, aidé par l’or égyptien, réconcilie les deux ligues sur le dos de Démétrius IT. La : Grèce est presque unie. Athènes se débarrasse de la garnison macédonienne du Pirée. Mais un nouvel Antironide, Doson, renonce à la politique envahissante de Gonatas et exploite habilement la rivalité fatale des deux ligues. Il apaise les Etoliens. Cléomène de Sparte, émargeant lui aussi des fonds égyptiens, vient à point occuper les , Achéens. Quand il menace de devenir trop fort, une armée æ macédonienne l’écrase à Sellasie (222). Les Ptolémées abandonnent la partie. Antigone Doson reconstitue la ligue hellénique fondée par Philippe. À sa mort, les Etoliens devien- nent arrogants. Aratos entraîne contre eux les Achéens et les autres membres de la ligue dont le roi de Macédoine.

Battus, les Etoliens introduisent en Grèce les Romains.

Une méfiance commune de la Macédoine et une action commune contre les pirates illyriens appelés par elle contre eux avaient mis les Etoliens en contact avec les Romains.

Ceux-ci protégeaient les villes grecques d’Apollonia, d’Epi-

damme et de Corcyre contre les Illyriens et en 228 ils oc-

cupèrent les défilés de l’Aoos entre la Macédoine et la Haute-

A0 Epire, point stratégique capital. Gêné par eux et avide de gloire, le nouveau roi de Macédoine, Philippe V conclut alliance avec Hannibal, Les Romains et les Etoliens sal lièrent à leur tour. La guerre recommença ; Philippe, par les Achéens et la majorité des Grecs, obligea Les Etoli à céder et Rome consentit une paix blanche (205 Phoiniké). Mais une fois le cauchemar d'Hannibal écarté, elle revint à la charge et à Cynoseéphales (196) les éléphants de Flaminiaus écrasèrent la phalange. L'influence macédonienne en Grèce prend fin, Vainqueurs désintéressés, les Romains firent proclamer solennellement la liberté des villes grec- . qe et se rembarquèrent. Les Eloliens médiocrement payés e leur alliance firent volte face et appelèrent le roi de Syrie Antiochos III contre Rome, Leur vaillance ne les sauva pas de la servitude, La ligue étolienne disparaît en 189. à

Les Achéens ont conclu avec Rome une alliance sur le pied d’une parfaite égalité mais ne sauvent même pas les apparences, Tandis que les uns, tels que Philipoemen font

asser les décrets de la ligue avant le bon plaisir de Rome, les autres réclament le protectorat romain et accusent leurs concitoyens devant le Sénat. Res ;

Cependant la Macédoine relevée tente un nouvel effort, et les fautes des Romains prolongent la guerre, Enfin Persée est vaincue à Pydna (168) la Macédoine disparaît et les Achéens paient de la déportation, en Italie, d’un miller d’entre eux leur hésitation à soutenir leurs alliés. Les partis romains tyrannisent les cités pendant 20 ans, Un soulève ment éclate en Macédoine, que des contingents achéens aident à réprimer, Une vague d'orgueil et d'impatience soulève la ligue achéenne contre ses maîtres. À Leucopetra tombent les derniers défenseurs de Ia liberté grecque (146).

Depuis longtemps déjà l’hellénisme a succombé en Occident. Tarente, le joyau de la Grande Grèce s’est sou mise en 272. Après 8o ans de guerre en Sicile, Syracuse, au IV° siècle la plus grande ville du monde grec, s'est rendue aux Romains en 212, è

Mais par la faute de Rome, le sort de l’hellénisme est également compromis en Orient. Le royaume séleucide s’est disloqué définitivement depuis la défaite d’Antiochos IIT.

La partie orientale est aux mains des Barbares et Les Parthes

a à ag

us eront bientôt jus qu à l'Euphrate. Dans la partie occi- | Ile-même le Seleucide est tenu en échec par le petit

peuple juif « épisode typique de la réaction de l'Orient con-

lénisme » (Piganiol). Rhodes qui tint au ri° sièele ‘pour avoir proposé sa médiation entre Rome et Per-

P ie s’y développe. La Macédoine affaiblie ne peut plus À és aux attaques des Barbares sur sa frontière du Nord.

armé par les Ptolémées pour garder la Syrie à Eavpte, prend conscience de sa | force et se révolte conne

Ainsi se présente on ou le monde grec au miieu du n° siècle avant J. C. Nous pouvons présumer quelle tait à ce moment la situation de la LATE en énumérant les

guerre de ns contre la Macédoine,

ligués contre la Macédoine.

guerres des diadoques - — en grande partie sur le sol grec.

guerre de l'Egypte contre ia Macédoine — en

- Grèce.

sécession d'Alexandre Gouverneur de lEubée, neveu de Gonatas et guerre des Macédoniens- Etoliens contre les Egyptiens Achéens.

guerre des Achéens-Etoliens contre les jose

niens.

guerre de Sparte contre les Achéens et Macédoniens.

guerre des Macédoniens-Achéens contre les Etoliens.

première guerre de Macédoine — Macédoniens- LS - Achéens contre Romains-Etoliens.

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