POLITIQUE D'EXTERMINATION
Le siein- bïpsius, un Allemand venu à Conslanlinople en mission spéciale, déclarail en juillet i91o (|ue les (tersécutions conlre les Giecs et les Arméniens étaient deux phas(;s d'un seul proîiraunne d'extermination des élémenis chréli(ui8, eu vue de la ire de la TinYpiie im Liai exclusivement nuisulman.
Talaat et Lnver (Haienl les seuls maîtres de la Turquie et tout ce qu'ils faisaient était fait en pleine connaissance du quartier général allemand à Conslanlinople el de connivence avec lui. La preuve de la coifqdicité du général Liinan von
S;m<lcrs «^st évidciilc, sa IclUv lécciilc à un jouruMl de
C,(Uislantinoplo. où il cluMvIie à déi;ai;er sa n'S|)onsaltilil(''.
Km mars 1917, M. (",alleri;his. iiiiiiisirv de (iivcc à Conslaiiliiio|»ir. adresse imc proU'stalioii à Talaal, (iraiid Vizir, contn' les drporlalions dos (îrecs dans le district d'Aïvali. Talaal seinhia, cellf lois, enlcndre raison el promil de It'iriirjipiiier à Limaii \oti SandtMs dr cesser ces déitorlatioiis. Le générai répondit (\ur, si on cessait ces déportalions. il ne i;arajdissail plus Jji sécurité de l arniée turque, (pi"en leni|»s de .uuerre les nécessités nulilaires rem[><»rlaienl sur les considérations poiiti- (jues, tpi'il en avait réléiv au ilrand Ouarlier général allemand .pii approuvait enlièrcMuenl sa façon d'agir.
\oici la nit'iliodc ijiii |ii'ésidait à ces persécutions:
I" Aholition des priviièiics ;
2" Enrôlement des Grecs:
3" Oudrilmtions et réquisitions :
4" (conversions torcét^s ;i i'Ulan» :
o*^ J)éporlations ;
<i"' Assassinais.
Pour connnencer, l.i langue lurcpie lui imposée dans toutes les écoles et des inspecteurs turcs étaldirent le progrannne «les liem-es d'étude. La géographie et l liisloire de la 'rm'<|uie devaientéire enseignéi^sen se servanide la terminologieluiipie. Le régime du |)atriarchat lut aboli, ainsi que le droit des n>étropolites en matière <le statut juMNonnel et do saisie de la personne el des hiens. Quand le Patriarche protesta contre l eidèvement des jeunes tilles par les Turcs, il se lit dire qu'il n'avait aucun droit d iidervenir. qu<' c'étaient des questions »pii n'intéressaient tjue les parents. Ouand il [H'otesta contre les dé{»ortations de la côte d(» la mer de .Marmara, 'lalaat lui répondit : " Il est contraire au devoir des chois religieux de K\«-rupt'r de »iu«'<tions étrangères à lem- compétence et ils
feraient mieux de s'en tenir à rexécution de leurs devoirs purement religieux. » Tous les biens appartenant aux communautés civiles el religieuses helléniques furent confisqués et dévolus à TElat.