‹ La Grèce devant le CongrèsChapitre 4 sur 21 · TENTATIVE HÉROÏQUE · texte numérisé non relu

TENTATIVE HÉROÏQUE

)) Le 18 septembre, peu avant l'aube, le bombardement des quatre derniers jours s'intensifia et l'attaque se déclancha à l'ouest du lac. Sur la droite, peu après 6 heures, les deux régiments de la division hellénique avaient emporté d'assaut la position enneuîie jusqu'à la colline de Doiran, qui s éléve au-dessus des raines de la ville, et fait un grand nombre de prisonniers. Sur la gauche, la 66' brigade (rinlanterie désigné(^ pour conduire 1 attaque sur la hauteur « P » avançait avec bravoure et un grand esprit de sacrifice. Là, Icnnemi avait établi trois fortes lignes de délense, (ourmillant d abris bétonnés pour mitrailleuses d'où il pensait balayer tout le front en enfilade. Après un combat acharné, le 12'^ bataillon, Cheshire régiment, et le 9^ bataillon, i^'oulh f.ancashire régiment, soutenus par le 8^ bataillon King's Shropshire Light Infantery, réussirent à atteindre la troisième ligne de tranchées. A ce moment, le feu terriblement ineurtrier des mitrailleuses les mit dans l'impossibilité de progresser davantage ot ils furent obligés de se replier sur leurs positions du départ. Dans cette

héroïque tentativeils avaient perdueiivironOoO /Ode leur effectif y compris le lieutenant-colonel Mon. A. H. CleggHili D. S. C. et le lieutenant-colonel l*. F. lîisliop M. C. qui tombèrent à la tète de leurs bataillons. Au centre, les troupes helléniques et du Pavs de Galles donnèrent ensemble l'assaut au réseau de collines et de tranchées entre la hauteur « P » et le Grand- Couronné, et y pénétrèrent sur une profondeur d'un mille. 1/ennenn résista avec acharnement soutenu par le feu violent de ses mitrailleuses fortement établies dans les rochers, mais il y eut de lourdes pertes. Cependant, les premières pentes du Grand-Couronné furent atteintes, mais le manque de réussite sur la hauteur « P » rendait impossible la conservation du terrain si chèrement gagné et les bataillons se replièrent sur leurs premières lignes; les derniers qui se replièrent furent les survivants du 7® bataillon South Wales Borderers (19 honnnes et un ofïicier blessé).

)) Pendant ce temps, à lest du lac, la division crétoise, soutenue par les troupes de la 28'' division, avançait à travers la plaine pour attaquer les positions ennemies sur le Blaga Planina. au nord du lac. Dans cettc^ région difficile, elle se rassembla durant la nuit, derrière le talus démantelé du chemin de fer. A l'aube ils prirent les avant-postes ennemis et foncèrent sur sa ligne principale. Là, sur un front étroit, ils pénétrèrent en deux points, mais sans pouvoir s'y maintenir. Ne pouvant plus rien gagner en poussant plus avant cette attaque, j'autorisai le repli sur la ligne du chemin de fer.

» En dehors de la perspective d'une avance locale, il était essentiel pour la progression de l'armée serbe qu'aucune des réserves ennemies qui avaient été attirées sur le front Doiran- Vardar n'en fût distraite. C'est pourquoi je donnais ordre que tout le terrain conquis soit gardé et que Tattaque à l'ouest du lac soit renouvelée le lendemain matin par toutes les troupes

dis|)()iiil)les. Pour me donner une réserve, le conmiaiidaul m clief des armées alliées mit à ma disposition un régiment de la 14^ division hellénique qui s'entraînait alors à \ar<^sh. ;i environ 2o milles en arrière.

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